Leroy du Parc
8 octobre 2007 à 12:30
Après Lorient au mois d’août, les Rennais sont venus se promener au Parc. Et les Bretons de mettre à mort une nouvelle fois cette pauvre équipe de zombies.
Samedi soir, seul Rothen fut à la hauteur, encore que le petit blond était bien tracassé par le match de rugby. C’est curieux tous ces sportifs français qui sont de vrais sportifs en chambre...
Il y a des joueurs qui n’ont aucune allure en jean-baskets, mais qui une fois le short enfilé semblent touchés par la grâce. Il en est ainsi de Mickaël Pagis (toujours absent, blessure), ou de Jérôme Leroy, qui, en lieu connu, a une nouvelle fois régalé. Sublime passe décisive pour Briand, et cette petite pichenette caressée - baiser de la mort pour Landreau - qui ouvrait le compteur rennais. Leroy va bientôt avoir 33 ans, et on aimerait qu’il en ait 28.
Trois buts, une parfaite maîtrise du terrain, un jeu léché, des passes précises (denrée rare en L1), Briand s’est même permis un assaut de politesse afin de donner son premier but à Nino, et Hansson, malgré le numéro 13 et sa coupe à la Rémy Martin, n’a pas porté malheur aux Rouges et Noirs couleur d’hermine samedi soir. Sans parler de Rod Fanni, dont la performance a été parfaitement résumée dimanche dans l’Equipe, par Guillaume Dufy : « Il ne laisse rien passer. Et surtout pas Rothen ».
Le Stade a eu raison de mettre de côté son retour contre le Lokomotiv Sofia en UEFA, car en vieux briscards, ils ont fait mumuse avec les Parisiens et maîtrisé le cours du jeu. Un bémol : une défense à plat et un manque d’agressivité sur l’homme, défaut qui peut être pénalisant en fin de championnat quand les adversaires des Bretons prendront enfin au sérieux cette équipe. Il leur faut donc muscler leur jeu, sinon ils iront devant une nouvelle quatrième place…
De même, quand ils se prennent à jouer les cadors dans l’exercice de la passe à 10, qu’ils n’oublient pas de rester en mouvement pour ne pas subir de tragi-comiques pertes de balles.
Quoi qu’il en soit, dans une vraie arène de foot, Rennes a triomphé à la Romaine. Et bien que supporter des Rouges et Noirs, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver des sentiments très gladiatistes au moment où le PSG a égalisé. Mais à la fin du match, les pousses baissées étaient bien pour Le Guen, ce grand monsieur trop lisse pour réussir dans un club habité par Mefisto. Et on ne parle pas de la marque de chaussures.
Fabrizio Mauresco et Erwan Gwerzec
» Leroy du Parc · 8 octobre 2007 15:39 | |
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