Leroy du parc numéro II
7 mai 2009 à 16:18
Comme un air de déjà-vu en ce début de printemps mi-figue mi-raisin, Jérôme, le plus beau toucher de balle de la L1 a remis ça, cette fois ci sans Nino et avec la complicité de Sakho et vanzetti. Une frappe anodine et un superbe contre-pied, les deux mille supporters rennais coincés dans leur petite tribune n’en demandaient pas tant : comme chaque samedi, ils désespéraient de Thomert sisley, l’homme aux grands pieds et au genou taquin, tremblaient d’admiration devant l’homme au « douchet de balle » salvateur et applaudissaient les grigris du vieux jéronimo , antique guerrier de la premier ligue à la française, et ancien parisien du temps de Luis qui voulut en faire le remplaçant de Ronaldinho, on se demande sept ans plus tard, qui était le plus fou ?
Rennes, Paris, deux équipes jumelles se faisaient face avec deux entraîneurs qui s’étaient sûrement croisées entre la 6 et la 13 dans les couloirs de la gare qui abrita tous les rêves des bécassines, un même style de jeu, une même absence de numéro 9, et une ambition identique après le gigot de midi. Le 0-0 so L1 était tellement prévisible, il faisait un peu froid et on se voyait déjà… mais Mamadou eut la bonne idée de dévier la reprise à la avé maria du roy du parc et Rennes tint bon, pendant une bonne demi-heure. Malgré les déboulés de Kezman l’honni et de Peggy, ce poète. Malgré les cris de rage de toutes les banlieues parisiennes, malgré ce bruit infernal qui vient du fin fond du périphérique et qui vous anesthésie les oreilles. Auteuil avait de quoi intimider le RCK.
Rennes a gagné par la plus petite des marges , il n’y a pas eu de blessés, à part M’Bia un peu fatigué et le jeune Ekoko s’avère au final comme un efficace dynamiteur de défense. Il m’est arrivé dans mes papiers précédents de moquer ses chaussures aux couleurs vives et son nom aux consonances si « Séville 82 », ce jeune a un sens des crochets et il sait rentrer dans une partie. Il est jeune, pas trop connu, il restera encore un peu, pas comme un M’Bia, qui ne tardera pas à franchir le Channel. Un que je voudrais voir franchir une autre sorte de fleuve, pourquoi ne pas parler du Rubicond couronnant César, est notre bien aimé Pagis le chat, l’arlésienne des bords de Vilaine, l’absent au grand sourire, allez Moustache, il faut toujours pardonner aux artistes !
Fabrizio Mauresco