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Monaco-Lyon, l’analyse

21 décembre 2009 à 10:20

Quatre dimanches d’affilée sur Canal Plus et aucune victoire, l’Olympique Lyonnais pourrait commencer à croire à une malédiction si ses prestations n’étaient pas si inégales sur 90 minutes. Deux semaines après leur dernier déplacement à Lille, d’où ils n’ont rien ramené, les Lyonnais ont cette fois accroché le point du match nul sur la pelouse de l’AS Monaco. Les débats n’avaient pourtant pas trop mal démarrés pour un OL appliqué et résolu à construire proprement son succès...mais une erreur d’appréciation de Lloris a fait basculer la rencontre.

LYON_LISANDRO_201209

Monaco 4231, Mollo à gauche et Nene en soutien.
Lyon, 433, Toulalan => Gonalons.
l’OL qui fait tourner aux abords de la médiane.
Nene - Gonalons.
Makoun position haute et axiale ^o)
5m décrochage de Pjanic.
Lyon posé, appliqué, Govou et Bastos plus animataeur à 40m qu’à la décision sur les ailes (job des latéraux)
Monaco n’est pas foutu d’attaquer à plus de quatre.
20m permutation Govou/Bastos.
N’Koulou joli gestes mais faute derrière.
=> cpa et 1-0 Bastos.
25m premier prise prof Park pris finalement par Boumsong. pas de soutien...
Monaco à quatre contre huit.
intermède lacrymos.
Monaco réussit quelques minutes de pression...en enchaînant les corners mais sans occase.
35m Monaco recolle sur cpa, apathie Lyonnaise sur un CPA, Lloris qui part à la pêche
39m première attaque à plus de quatre pour Monaco, tire de Gosso loin au-dessus.
Monaco emballe, défense lyonnaise dépassée sur les côtés.
Monaco plus agressif, plus haut dans le camp OL, attaques placées, recherche une-deux etc, Modesto et Traoré.
montée du rythme, phases de possession des deux équipes (lyon surtout) moins longues.
Pyagrenier qui monte sur touches.
Cris-Boumsong très bas pour s’occuper de Park. Lyon coupé en deux. Gonalons trop haut n’est plus là sur les seconds ballons.
repart sur les bases de la fin de mi-temps.
vers l’avant, vers l(avant. Lyon pris plusieurs fois par des récups monégasques sur des passes dans la latéralité.
contre Park dans la profondeur mais manque de soutien.
58m Makoun <> Delgado.
Gonalons dépassé, hésitation...
Nene qui travaille dans la largeur, façon Cristiano
Pjanic temps faible.
73m Bastos <> Toulalan / Pino-Alonso.
83m Govou <> Gomis

Toujours pas de Toulalan au coup d’envoi de la rencontre (voir mon article de lundi) mais Claude Puel aligne tout de même une sentinelle devant sa charnière centrale en la personne de Maxime Gonalons. Dans un milieu à trois qui n’est pas sans rappeler celui des Girondins de Bordeaux face à la Juve, Pjanic endosse le rôle du relayeur façon Fernando et, plus étonnant, Makoun celui du point d’appui façon Plasil, toujours dans une position axiale et parfois plus avancé que l’avant-centre, Lisandro, qui essaie de se montrer disponible sur toute la largeur du terrain. Ce milieu inédit en pratique domine son pendant monégasque en début de partie. Pour la première fois depuis de longues semaines, les Lyonnais ont la maîtrise de l’entrejeu et leurs adversaires laissent passer l’orage en se recroquevillant dans leur moitié de terrain.

Meilleur exemple de cette domination sans partage, l’ASM est coupé en deux et est incapable d’attaquer à plus de quatre joueurs (Park, Nenê, Alonso et Mollo). Loin d’être flamboyant, l’OL arrive tout de même à produire quelques phases de jeu intéressantes. Plus constructeurs que percutants, Bastos et Govou repiquent dans l’axe pour offrir des solutions à Pjanic qui décroche beaucoup pour relancer. Dans le même temps, Cissokho et Reveillère se lancent eux dans les couloirs à la recherche d’intervalles. Malheureusement pour Claude Puel et ses hommes, la défense monégasque est souveraine aux abords de sa surface... jusqu’à cette 22ème minute où N’Koulou s’enflamme après deux crochets réussis et accroche Reveillère qui vient de lui chiper le ballon. La sanction est immédiate : Bastos envoie le ballon dans le petit filet à droite de Ruffier et récompense l’OL de sa belle entame.

A ce moment précis de la rencontre, on se demande si l’on est pas en train d’assister à la guérison lyonnaise. L’équilibre attaque/défense est là et si le beau jeu est encore absent, rien ne semble pouvoir atteindre cet OL-là. Et pourtant, deux minutes après l’ouverture du score, Park ouvre une première brèche dans le dos de Cris mais bute sur Boumsong, faute de soutien. Les Monégasques se montrent plus agressifs : dans l’entrejeu, N’Koulou et Gosso jouent les nettoyeurs devant leur défense et juste devant, les quatre offensifs travaillent Gonalons au corps. Malgré ce regain de forme, l’ASM n’approche des buts de Lloris que sur de rares phases arrêtés. Sur l’une d’entre elles, l’international français part à la pêche et Park égalise dans le but vide. On est à la 35ème minute et les débats se rééquilibrent brusquement. Finies les longues phases de conservation de balle, place au jeu direct d’un côté comme de l’autre.

Et lorsque les blocs commencent à voler en éclat, c’est bizarrement Monaco qui prend l’ascendant sur son adversaire du soir. Bien aidés par les soutiens des latéraux, de Gosso voire de Puygrenier sur une touche, le quatuor offensif de l’ASM trouve des espaces en contre et met plusieurs fois la défense centrale lyonnaise au bord de la rupture. Toujours aussi précieux dans ces déplacements, Park réussit à la fixer très bas...trop bas pour être protégée par Gonalons qui reste dans le rond central. Alonso, Nenê et les autres s’engouffrent entre les lignes et Monaco réussit enfin à s’approcher des buts de Lloris sur des phases de jeu. Les choses ne changent pas au retour des vestiaires. Les Monégasques ont pris l’ascendant sur les côtés tandis que N’Koulou et Gosso forment un mur infranchissable dans l’axe à 35-40 mètres des buts de Ruffier.

Très bas en début de match, l’ASM exerce désormais son pressing au niveau du rond central : là où les Lyonnais faisaient tranquillement tourner son ballon d’un côté à l’autre du terrain, ils sont désormais assaillis par Park et Nenê qui cherchent à intercepter leurs passes latérales. Gonalons se fait prendre à plusieurs reprises, sans conséquence fâcheuse toutefois. Lyon subit et Lisandro se retrouve de plus en plus esseulé à la pointe entre Mongongu et Puygrenier. L’entrée de Delgado à la place de Makoun (58e) n’y change rien. Pire, les occasions commencent à pleuvoir sur les buts lyonnais. Electron libre sur les deux ailes, Nenê fait des dégâts et lance plusieurs phases dangereuses mais non-conclues par Mollo ou Park. Sentant la faiblesse de son bloc défensif, Puel décide de ne pas prendre de risque : Bastos sort et est remplacé par Toulalan qui prend place aux côtés de Gonalons.

Le dernier quart d’heure de la rencontre est plus calme pour les nerfs de l’entraîneur de l’OL. Derrière, un semblant d’équilibre est revenu derrière et seul une accélération individuelle de Nenê oblige Lloris à s’employer. Sur un bon ballon de relance bien exploité par Lisandro, Delgado passe tout près du but de la victoire mais Ruffier jaillit très bien dans les pieds de l’Argentin. Le score en reste là. Malgré une première demi-heure maîtrisée, l’OL s’est complètement désorganisé après l’égalisation de Park. Les Monégasques peuvent même s’en vouloir de ne pas avoir su profiter du gros temps faible lyonnais aux alentours de l’heure de jeu. L’entrée de Toulalan a ensuite fermé les espaces derrière... et rendu logiquement l’OL encore plus inoffensif devant. Une chose est sûre, du côté de Tola-Vologe, la trêve est attendu avec impatience.






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