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Un terrain, un ballon et des filles qui forcent sur le rouge à lèvres les jours de match. Parce que ça aide à marquer des buts.

Chagrin blaugrana  25/04

Chagrin blaugrana

Samedi soir, après la défaite du Barça face au Real Madrid, je me suis dit bah merde. Dimanche soir, devant i-télé à 20 heures, je me suis dit bah merde. Hier soir, avant le match Barça-Chelsea, je me suis dit que le Barça ne pouvait pas perdre, il ne pouvait pas ne pas gagner. Parce que tant de nouvelles chagrines en si peu de jours, ça ferait beaucoup, ça serait trop. Sauf qu'à voir la muraille défensive de Chelsea se déployer devant ses buts, à voir le rideau de fer Cech, j'ai vite compris que ça allait être compliqué comme un Rubik's Cube. Le temps qui passe et le regard inquiet qui traverse les yeux bioniques d'Iniesta confirment que c'est très compliqué. Un coussin contre mon cœur aidera à ne pas envisager le pire. Surtout en voyant Piqué à terre après le choc impressionnant avec Valdès. A la 35 ème minute, Busquets puis Iniesta m'aident à lâcher le coussin pour espérer le meilleur. Juste avant la mi-temps, Ramires m'oblige à me caler le coussin contre le visage. Au début de la seconde mi-temps, j'ai laissé tomber le coussin par terre, après que Messi a fait résonner la barre transversale de Cech. Le chrono défile et rien ne se passe. Jusqu'à ce but qui me fait lever les bras puis les baisser sitôt qu'il est signalé hors-jeu. Messi se perd dans la défense de Chelsea comme dans un labyrinthe et quand il trouve la sortie, il bute contre un poteau. Ce que c'est compliqué. Ça semble tellement compliqué que l'espoir désormais s'amenuit et l'inquiétude grandit à mesure qu ...

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L'OL, raté gagnant  22/04

L'OL, raté gagnant

A 14 heures, le 1. FFC Turbine Potsdam accueillait, à la maison, l'Olympique Lyonnais pour le match retour de la demi-finale de la Ligue des Championnes.

L'équipe de Potsdam avait perdu 5-1 le match aller, sous la pluie, sur une pelouse lyonnaise gorgée d'eau. Cette fois, ça se joue sur une pelouse neuve, changée suite à une demande de l'UEFA. Sous un soleil lâche qui se cache derrière les nuages, le Turbine Potsdam engage la première mi-temps. En moins de deux minutes, les Lyonnaises récupèrent le ballon et Thomis se balade jusqu'au but pour une première occasion. Manquée. Malgré son avance gagnée au match aller, l'OL la joue nerveux. Du côté de Potsdam, ça réagit aussi vigoureusement. Du coup, la première demi-heure est très intense. Au point que, suite à un choc avec une joueuse de Potsdam, Viguier laisse sa place à Laura Georges. Les joueuses de Potsdam s'emparent du ballon jusqu'à la fin de la première mi-temps et inquiètent la défense lyonnaise à plusieurs reprises. Mais ce ne sera pas suffisant pour rentrer au vestiaire avec un but au compteur. En 2ème mi-temps, le soleil, ce timide, commence à se montrer et réchauffe le cœur de Patricia Hanebeck qui fait trembler la barre transversale lyonnaise, sur coup franc (54'). 5 minutes plus tard, chose rare dans le football féminin, Elodie Thomis prend un second carton jaune, et est expulsée. Potsdam profite de sa supériorité numérique pour percer la défense lyonnaise mais c'est comme si l'ombre de Xavi planait sur le Karl Li ...

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L'OL, comme un ouragan qui passait sur Potsdam  16/04

L'OL, comme un ouragan qui passait sur Potsdam

Au football, les conditions météo pourraient bien avoir plus d'influence que la technique ou la tactique sur un collectif. Comme cette pluie dominicale qui semble avoir métamorphosé les Lyonnaises en grenouilles malicieuses et les Allemandes en crapauds amorphes lors du match aller de la demi-finale de la C1 Féminine.

C'est dans un stade Gerland méconnaissable, devant des tribunes à moitié vide et sur une pelouse complètement gorgée d'eau que L'Olympique Lyonnais féminin a affronté le 1.FFC Turbine Potsdam en demi-finale aller de la Champions League, ce dimanche. Malgré ces étranges conditions, les Lyonnaises ont l'air de vouloir offrir un joli spectacle. A la 5ème minute de jeu, la milieue de terrain, Amandine Henry, n'a peur de rien, elle enroule sa frappe et trompe tranquillement la défense et la gardienne allemande, Naeher. 1-0, easy. Le quart d'heure qui suit paraît plus compliqué : le ballon est freiné par les immenses flaques d'eau quand il ne s'arrête pas net. Une impression de jeu au ralenti. Déjà qu'on nous rabâche que le foot féminin, c'est lent... A la 18ème minute, une jolie tentative de Le Sommer repoussée par une belle parade de la gardienne de Potsdam permet de renouer avec le spectacle. Deux minutes plus tard, Naeher est cette fois trompée par Camille Abily, sur coup franc. Posé dans l'eau, le ballon éclabousse les joueuses au moment du tir avant de finir pleine lucarne. 2-0, tranquillement. Deux minutes plus tard (encore), Camille Abilly (encore) ...

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Le foot féminin en 20 citations  12/04

Le foot féminin en 20 citations

Le football féminin n'est pas très visible. Conséquence directe de cette sous-médiatisation : on en dit aussi peu de choses. La preuve, c'est que j'ai un peu galéré pour réunir ces 20 citations.

1. « Je n’étais pas tellement pour le football féminin mais finalement j’ai été le premier président à avoir créé une section féminine. On a l’air de l’oublier. » Louis Nicollin aka Schtroumph râleur. (Feu France Soir, 10 septembre 2011) 2. « Non, Monsieur Fernandez, il n'y a pas de hors-jeu sur six mètres. » Nelly Viennot, arbitre-assistante internationale à la retraite, apprend les règles du jeu à Luis. (So Foot, n°34). 3. « J'ai passé un week-end en Bretagne pour jouer au foot avec mes copines, on a gagné et j'encaisse 150 euros. C'est cool. » Gaëtane Thiney encaisse son argent de poche après la victoire de Juvisy à Guingamp (Libération, 22 mars 2012). 4. « J’ai remarqué des différences bien plus marquées entre les sélections féminines italienne et canadienne qu’entre les hommes et les femmes d’un même pays. En Italie par exemple, les joueuses discutent sans arrêt tandis qu’au Canada, elles parlent à peine. » Carolina Morace, actuellement sélectionneuse de l'équipe nationale canadienne. Anciennement sélectionneuse de l'équipe féminine italienne et première femme à avoir entraîné un club pro masculin, le club de Série C, Viterbese. (Vive la différence, Fifa, Juin 2011). 5. « Les parents pensent souvent que c'est un sport dur pour les filles, que ça les muscle de trop... M ...

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La C1, c'est pas fini pour tout le monde.  05/04

La C1, c'est pas fini pour tout le monde.

Supporter de l'Olympique Lyonnais, tes mouchoirs pleins de larmes s'en souviennent encore, tu as vu ton équipe souffrir et se faire éliminer par l'Apoel Nicosie, invité surprise dans la cour des grands. Eh bien, sache que tu souffrirais moins si tu suivais la Women's Champions League.

Ça fait quelques semaines qu'on le sait mais, depuis hier soir, c'est officiel : il n'y a plus de clubs français en compétition de la Champions League. L'ogre munichois n'a fait qu'une bouchée du petit poucet marseillais. « Miam-miam » comme on dit en allemand. Du côté des féminines, en revanche, l'Olympique Lyonnais tient toujours bon et s'en va affronter, le 15 avril prochain, le 1. FFC Turbine Potsdam. Un duel féminin franco-allemand qui s'annonce beaucoup plus surprenant et haletant que son équivalent masculin, plié d'avance -arrêtons de mentir. D'une part, le match s'annonce passionnant parce que l'enjeu pèse lourd : les deux équipes jouent une place pour la finale. Bah oui, on en est déjà au stade de la demi-finale, mec. D'autre part, il sera surtout passionnant parce que complexe. L'Olympique Lyonnais, meilleure défense avec zéro but encaissé, affronte le FFC Turbine Potsdam, la meilleure attaque avec 36 buts marqués depuis le début de la compétition. Au passage, 36, c'est aussi le nombre de buts marqués par Bordeaux et Marseille depuis le début du championnat de Ligue 1. Ce duel féminin, c'est aussi le récit d'une revanche. La revanche de la finale de C1 perdue 2 à 0 par les A ...

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Passage au score d'été  25/03

Passage au score d'été

C'est le printemps, les bourgeons éclosent et les arbres fleurissent. Et c'est aussi, pour le CowGirl FC, non pas le passage à l'heure mais au score d'été.

Le soleil brille au-dessus du terrain sablonneux, au point que c'en est éblouissant. On a connu le terrain boueux et glissant. Aujourd'hui, le sol est sec et dur comme du béton. Ouah ! Je me croirais à Koh-Lanta, s'écrie une des adversaires dans les premières minutes de jeu. C'est vrai que ça ressemble un peu à Koh-Lanta. A cette exception près que l'arbitre, c'est pas Denis Brogniart. C'est un professionnel qui chipote sur chaque touche si bien qu'on en perdra pas mal. Parce que la joueuse a légèrement décollé un talon du sol. Parce que la joueuse n'a pas lancé le ballon exactement au-dessus de la tête. Parce qu'elle a gardé le ballon trois secondes de trop dans les mains. Bref, il chipote. Je regarde le match, le cul sur la pelouse, depuis la touche – et non pas le banc de touche, il n'y en a pas. Les filles semblent bien en place. Elles parviennent à occuper la moitié de terrain adverse. C'est bon signe. Jusqu'à ce qu'elles soient trompées par les adversaires qui trouvent malicieusement des espaces dans les intervalles et marquent le premier but. On a à peine entamé le premier quart d'heure de jeu. « Il ne faut désespérer de rien, ni compter sur rien », disait Pline le Jeune. Faux. Il faut compter sur le pénalty sifflé suite à une main de l'adversaire. Il faut compter sur Sam pour mettre le ballon au fond des filets, ...

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Le hors-jeu et les femmes  13/03

Le hors-jeu et les femmes

La règle du hors-jeu est un peu l'équivalent de la règle d'accord du participe passé qu'on a essayé de te faire assimiler au collège, en vain. Comme la règle de grammaire, celle du hors-jeu implique de prendre en compte plusieurs conditions pour la valider. Là où la grammaire est avantageuse, c'est qu'elle est fixe, indiscutable (quoi qu'en cherchant bien dans les œuvres complètes de Corneille, on devrait pouvoir trouver un contre-exemple), si bien qu'une fois qu'on a compris la règle d'accord, on l'a comprise pour toujours. La règle du hors-jeu, en revanche, même comprise, est toujours soumise à l'appréciation subjective du spectateur-supporter et c'est pourquoi elle paraît si confuse. Parce que l'explication est toujours teintée de mauvaise foi. Mauvaise foi du supporter qui cherche à faire valoir un positionnement aussi précis qu'ambigu pour critiquer la décision arbitrale qui vient d'annuler une occasion de but ou, pire, un but de son équipe, pour laquelle il serait pas loin de vendre sa mère si ça pouvait permettre une remontée au classement. Mauvaise mauvaise foi du supporter masculin qui remarque que l'arbitre de touche est une femme et soupçonne tout haut qu'elle ne peut pas arbitrer correctement le hors-jeu précisément parce que c'est une femme. Une femme ne comprend déjà rien au foot, alors le hors-jeu. Mauvaise mauvaise foi que Nelly Viennot, arbitre de touche désormais retraitée, a entendue mille fois. Comme ce jour où elle a reçu le trophée des arbitres ass ...

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Démocratie, Football, Club  29/02

Démocratie, Football, Club

« La société égale n'est que l'ensemble des relations égalitaires qui se tracent ici et maintenant à travers des actes singuliers et précaires. La démocratie n'est confiée qu'à la constance de ses propres actes. La chose a de quoi susciter de la peur, donc de la haine, chez ceux qui sont habitués à exercer le magistère de la pensée. Mais chez ceux qui savent partager avec n'importe qui le pouvoir égal de l'intelligence, elle peut susciter à l'inverse du courage, donc de la joie. » Jacques RANCIERE, La haine de la démocratie, La fabrique éditions, 2008. Ce jour-là, à l'entraînement, il fait un froid qu'une frileuse comme moi qualifierait sans exagérer de sibérien. Un collant, un short, un col roulé sous un K-way, des gants et je rejoins les filles sur la pelouse synthétique. La nuit est tombée. Il fait zéro degré. Patty, qui prend en charge un des deux entraînements de la semaine depuis Novembre, grogne gentiment en découvrant qu'il n'y a pas assez de plots dans le sac en plastique Carrefour. Ce soir-là, ni José, ni Gutentag ne sont là. On est entre meufs, toutes seules, comme des grandes. On est six : Patty, Julie, Marie, Fiona, Mylène et moi. Patty conseille de faire d'abord 3 tours de terrain avant de prendre contact avec le ballon. Vu le froid, c'est plus prudent, en effet. On court, on parle, on rit. Au moment d'engager le dernier tour de terrain, Patty a installé un parcours technique en remplaçant les plots manquants par des chasubles. Elle nous montre les acti ...

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Footballeurs, footballeuses : ils ont la même passion mais pas le même métier  05/02

Footballeurs, footballeuses : ils ont la même passion mais pas le même métier

Franck Ribéry et Elise Bussaglia aiment le football, jouent au plus haut niveau et disputent des compétitions internationales. Mais, Franck Ribéry gagne généreusement son pain uniquement grâce au football, son métier, et s'offre le loisir d'ouvrir un bar à chicha sur son temps libre alors qu'Elise Bussaglia joue au football après l'école parce que c'est son métier d'enseignante qui lui permet, d'abord, de vivre. Pourquoi donc, dans un même domaine et à compétences égales, ce qui est possible pour un homme ne l'est pas pour une femme ?

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