Camembert Orange

17/04
1) Parce qu’il a un joli palmarès Ne soyons pas trop sévère avec un homme qui est arrivé il y a à peine un an sur le continent européen. Cela serait digne d'un éditorial de Mundo Deportivo. Peu connu sur le vieux Continent, Tata peut se vanter d’avoir un joli CV pour un coach sud-américain en Europe. Champion du Paraguay à plusieurs reprises (2002, 2003, 2004, 2006), il a été nommé sélectionneur du pays en mars 2007. Fort d’un Mondial 2010 réussi, la sélection paraguayenne parvenant à atterrir en quart de finale face à l’Espagne, il parvient à hisser ensuite l’équipe des Guarani en finale de la Copa America 2011. Malgré la défaite, Martino sort grandi de ces expériences et prend en 2012 le ...
Les fourberies de PSA
27/03
Un simple coup d’œil rapide dans le rétro suffit à mettre en lumière l’ampleur des dégâts. Finaliste miraculeux de l’opus 2011, les Bleus avaient quatre ans devant eux pour reconstruire une équipe compétitive et faire ainsi émerger une génération capable de remplacer les Servat, Nallet, Harinordoquy, Bonnaire, Rougerie et consorts. A quelques encablures du sprint final il est pourtant plus aisé de numéroter les abattis que de compter les atouts encore dans la manche du sélectionneur et de son staff. Deux victoires en tout et pour tout en 2013, une faiblarde quatrième place lors des 6 nations 2014 et des certitudes toujours aussi douteuses, voilà pour le croquis. Jeunisme, expérience et ni- ...
Mais qui es-tu Tomas Roncero ?
14/02
Vue depuis la France, la presse sportive espagnole se compose de journaux quasi exclusivement tournés vers le ballon rond et spécialisés dans l'actualité de leurs équipes locales respectives : le Real et l'Athletico pour As et Marca, le Barça et l'Espanyol pour Mundo Deportivo et Sport. Le modèle est le même pour les journaux régionaux qui suivent en priorité l'équipe locale. Le football occupe une place prépondérante dans les choix éditoriaux : des pros jusqu’aux jeunes en passant par les équipes amateurs, tout est analysé et décortiqué ad nauseam. Les miettes restantes allant aux sports où les espagnols tirent leur épingle du jeu : le tennis avec Nadal, le basket, les sports automobiles o ...
XV de France : au terminus des prétentieux
28/11/2013
La tournée de novembre devait être celle de la rédemption après une année 2013 jusque-là morose sur le plan des résultats et du fond de jeu. Trois matchs comme autant d’occasions données au XV de France de confirmer le potentiel qu’on veut benoitement lui accorder. Résultat ? Deux défaites et une victoire face aux modestes Tongiens. La vache est maigre. Inquiétude et complaisance A des années lumières du standing qu’elle aimerait tenir, la copie 2013 rendue par l’équipe de France est indigeste. Neuf défaites en onze matchs, une misérable dernière place lors du tournoi et un zéro pointé face aux Néo-Zélandais. En un demi-siècle de rugby français on ne retrouve pas trace d’un pire bilan à l’ ...
Si j’avais eu 25 ans à Knysna…
20/11/2013
« Des images qu’on aimerait bien voir dans les autres sports ». Voilà la vieille rengaine que nous sert un paquet de journalistes spécialisés en natation, rugby, athlétisme, basket, etc depuis que les footballeurs ne sont plus les personnalités préférées des Français. Une phrase qui se veut abstraite, impersonnelle, mais qui est en réalité uniquement adressée au monde du ballon rond. Dans ces « images », on regroupe tout et n’importe quoi : des nageurs qui chantent la Marseillaise sur un podium, des rugbymen qui terminent le match par une haie d’honneur, des athlètes qui rigolent avec Nelson Montfort. En fait depuis quelques années, tout est prétexte à cracher sur le football. Comme ça, par ...
Evra ou l'éloge de la critique
01/11/2013
Tous les journalistes sportifs l'ont affirmé ces derniers jours : la sortie de Patrice Evra dans Téléfoot n'est pas la bienvenue à l'heure où l'équipe de France (EDF) doit être solidaire en vue des prochains barrages face à l'Ukraine. Ses déclarations nuisent à la cohésion de groupe et empêchent l'EDF de se concentrer sur ses futures échéances. Elle illustre l'égoïsme d'Evra puisqu'il satisfait une envie personnelle d'en découdre en oubliant l'importance de conserver un environnement sain à l'approche des barrages. Pire, selon les 4 cibles de Patou : Luis Fernandez, Pierre Ménès, Rolland Courbis et Bixente Lizarazu, le latéral n'aurait plus aucune légitimité à l'ouvrir depuis l'épisode du bu ...
Comment persuader mon fils d’aimer un club moyen ?
26/02/2013
Mon enfant, tu viens d’avoir 10 ans. Tu deviens un grand garçon maintenant. Il est temps que tu apprennes une des choses les plus importantes de ma vie. J’en suis fier, c’est vrai. J’ai souvent été déçu mais tu sais, la facilité ne me ressemble pas. Oui mon enfant, mon fils, ma bataille, je vais t’apprendre à aimer un club moyen et ainsi à devenir un supporter du Toulouse Football Club. Mon petit Erik (tu comprendras un jour pourquoi je t’ai appelé comme ça), je sais que tu vas me poser beaucoup de questions. Pourquoi ? Comment ? Où ? Je vais mettre des mots sur tes doutes, ne t’en fais pas. Mais tu dois d’abord savoir pourquoi je fais partie d’une de ces trop rares personnes en France qui ...
Tour 2012 : la victoire du catenaccio
28/07/2012
On a bien souvent coutume de dire en juillet qu’il y a deux Tours de France. La compétition sportive, trois semaines de course avec des étapes plus ou moins sélectives, des exploits, des échappées, des sprints, des coups de fringale et autres chutes collectives. Le Tour quoi. Le rendez-vous des fans de cyclisme et de sport en général qui pendant des heures vivent au rythme des voix de Laurent Jalabert et Thierry Adam. Mais à côté de cela, il y a également ce que certains appellent le Tour de la France, soit trois semaines de publicité continue en mondiovision. Un programme qui ravit les retraités puisqu’ils peuvent aisément le concilier à une petite sieste, bercés au son de la douce voix de ...
LeBron James, le King enfin couronné
05/07/2012
« Chacun regarde un champion toujours un peu différemment une fois qu’il a gagné le titre ». Ce champion c’est LeBron James, celui qui l’adoube, c’est Larry Bird. Deux triples MVP, et pourtant avant le début de ces Playoffs 2012, LeBron était encore sujet à de multiples interrogations sur ses réelles capacités à porter une équipe jusqu’au trophée Larry O’Brien. Deux finales perdues, des quatrièmes quart-temps foirés contre Dallas et une pluie de critiques depuis le mélodrame « The Decision », avant cette saison, le Kid d’Akron partait de loin, et à vrai dire, peu de gens pariaient sur une telle métamorphose. Car même si le titre le fait entrer dans une nouvelle dimension, c’est sur le plan m ...