Présentation du blog
Regroupés dans un collectif à géographie variable, les OL Dirty Bastards assument seuls contre tous le je-m'en-footisme de Govou comme les méthodes du discours aulassien.
Best Of Bastards 2011 (Part 2) 29/12/2011
Maintenant que vous avez compris qu’aucun autre club que l’OL ne méritait un classement de fin d’année, de ceux où l’on peut mélanger l’essentiel et le superficiel, je vous livre la suite du Best Of Bastards 2011. Avec une playlist de cinq nouveaux titres pour remplacer ceux que l’OL n’a pas su remporter.
5. Concert de Stephen Malkmus and The Jicks (16 novembre 2011) Puisqu’un blog sert à avancer des jugements suffisamment définitifs pour qu’on ne s’en souvienne plus une fois qu’ils ont été postés, je pense pouvoir affirmer que cette année 2011 restera décisive dans mon existence pour deux raisons. La première a à voir avec le rock : si Pavement peut bien rester le plus grand groupe de tous les temps et Range Life la bande-son de ma vie pour les 17 prochaines années, Mirror Traffic m’a convaincu qu’il ne servait à rien de croire à une nouvelle reformation de Pavement pour que Stephen Malkmus sorte une flopée de titres aussi géniaux que No One Is (As Are I Be), Tigers ou Georgeous Georgie. L’autre nouvelle, c’est que je pourrai continuer à supporter l’Olympique Lyonnais aussi longtemps que je le voudrai, même sans Jérémy Toulalan. Après toutes ces saisons, jamais l’idée de son départ de Lyon ne m’avait effleuré. Non pas à cause de ses déclarations où on l’entendait régulièrement faire savoir qu’il se verrait bien poursuivre entre Saône et Rhône avant d’aller faire ces quelques piges de fin de carrière dans son Grand Ouest à lui, mais bien parce que Toulalan incarnait l’idée ...
Lire la suiteBest Of Bastards 2011 (Part 1) 28/12/2011
Hey, vous, les derniers lecteurs de ce blog, vous qui rêvez secrètement du retour en grand de l’OL et de la pop à lunettes et pull jacquard, vous qui croyez encore que votre club préféré est un groupe de rock comme les autres, vous avez raison de penser que l’OL mérite lui aussi sa liste de fin d’année – des meilleurs moments comme des pires, des plus drôles comme des plus pathétiques. Un classement contestable à souhait dans lequel vous trouverez aussi une playlist de quelques-uns des meilleurs titres qui ont pu accompagner cette nouvelle année passée. Sans titre.
Lire la suiteWashing Maxime 01/11/2011
Ceux qui ont passé la majeure partie de leur adolescence à faire tourner des disques de rock indé se divisent aujourd’hui en deux catégories. D’un côté, ceux qui ont fêté la reformation des Stones Roses comme l’un des événements majeurs de l’année ; les mêmes qui se sont mis depuis à envoyer des lettres d’encouragement à Joey Barton après avoir appris qu’il travaillait activement à une autre reformation attendue, celle des Smiths. De l’autre côté, ceux pour qui ces reformations à la chaîne ne riment à rien – Pixies, My Bloody Valentine, Pulp jusqu’aux groupes inutiles du genre Skunk Anansie –, mais qui n’ont pu s’empêcher d’être émus à l’annonce de la séparation du couple le plus emblématique de la scène indé de ces vingt dernières années, Thurston Moore et Kim Gordon. Un peu comme Pavement, cette façon tellement naturelle de rester cool leur permettait de prétendre au titre de figure tutélaire du rock new-yorkais pour les dix prochaines années, facile. D’accord, ils venaient d’entrer dans la catégorie des quinquagénaires qui craint tellement quand on est une rock star, leur fille venait de fêter ses 17 ans et ils jouaient ensemble depuis 1983, année où Robert Herbin alignait à l’OL des types comme Jean-François Domergue, Albert Emon, José Pasqualetti ou encore Serge Chiesa. Reste que leur présence et cette obstination à jouer coûte que coûte les têtes chercheuses avaient quelque chose de rassurant. Comme l’idée que le goût de l’exigence qui pouvait confiner à l’éthique parf ...
Lire la suiteOL/Kazan – Bonus Tracks List 18/08/2011
Salut les kids. Comme vous pouvez le constater, je ne peux pas tout faire, écouter plein de disques et vous parler de ce premier match européen de la saison qui vous a tellement plu. Alors pour me racheter, je vous donne plein d'idées de chansons géniales à composer dans le garage du paternel. Il ne vous restera plus qu'à trouver les copains qui voudront bien rejoindre ce groupe de rock que vous aurez le bon goût de nommer The Delvins. Faites moi confiance, c'est sur ce genre de détail que se joue la conquête du monde. Découvrez la playlist OL/Kazan - Bonus Tracks List avec Bass Drum of Death The Strokes -; The Modern Age Is This It ? n'a jamais figuré parmi mes disques du moment. Encore moins en 2001. La faute à ces papiers à rallonges qui annonçaient le retour d'un rock sec et tendu en jeans slim et Converse, à ces tubes qui deviennent hymnes du moment en moins de temps qu'il n'en faut pour voir surgir à chaque coin de rue des clones plus ou moins officiels de Casablancas, à ces soirées où Last Nite se retrouve servi entre un morceau de ska festif et un autre de néo-chanson française avec ses instruments en bois et la gueule qui va avec. Vous voilà désormais fixés : l'été 2001 est bien ce moment précis où je suis devenu un has bene. Comme d'habitude, il a fallu qu'on m'annonce la disparition toute proche des Strokes pour que Is This It ? se mette à tourner sur ma platine, un rien intrigué d'écouter un de ces albums à côté desquels j'ai préféré passer et qui c ...
Lire la suiteRémi Garde, le treizième homme 27/06/2011
L'OL est bien un groupe de rock comme les autres. Comme toutes ces officines qui ont manqué le coche d'un rien pour remporter le titre de meilleur groupe du monde l'histoire d'une semaine, d'un mois, d'une saison, comme Pavement, Pulp, My Bloody Valentine, les Strokes dans une certaine mesure, l'OL a rameuté la semaine dernière la critique locale pour rendre officielle la reformation que tous attendaient. Oubliés les rêves de gloire qui s'échouent sur un quart ou un huitième de Ligue des Champions, les tentatives désespérées de superproduction pour occuper la place du boss promise et qu'on finit par abandonner à d'autres, les nouvelles méthodes de management et les clashs à répétition qui vont avec : l'OL s'avance avec la dégaine du combo passé par pertes et tracas et qui accepte de reprendre les formules à succès -; à moins que ce ne soit l'inverse -; réclamées à cors et à cris par les fans pas encore revenus de cet âge d'or qui fut renvoyé à la gueule de Puel toute cette saison. Il y a des chances qu'on force le trait à coups de correspondances un brin fumeuses entre le club lyonnais et n'importe quel cirque rock'n'roll sur le retour. On veut bien. Mais la présentation de Rémi Garde a quelque chose à voir avec ses reformations qu'on nous ressert depuis quelques années, à la façon d'un groupe qui admet qu'il ne sortira jamais rien de mieux que ces quelques titres qui faisaient dire qu'on tenait là le son du futur. Quitte à ressortir les vieilles correspondances, on peut ...
Lire la suiteReal/OL – Bonus Tracks List 19/03/2011
Je ne sais pas encore si Lisandro a affiché comme l'an passé ses aphorismes dans le vestiaire pour amener ses partenaires à se mettre le cœur au bord des lèvres. En attendant, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup d'aller en prendre un à Manoel de Oliveira : « L'art n'est rien d'autre que la représentation de l'énigme de la vie. » En prenant soin d'ajouter à l'art les défaites de l'OL en huitième de Ligue des Champions, ainsi que quelques-uns de mes morceaux préférés. Découvrez la playlist Real/OL - Bonus Tracks List avec Pavement Timber Timbre -; Demon Host Ouais, je sais, l'OL est une équipe qui fait 1-1 au match aller à Gerland et c'est toujours son adversaire qui gagne à la fin. Avec une classe d'écart. Mais c'était le Real, les six matchs sans défaite, la bête noire, Carew et sa danse macabre sur Canavaro, Pjanic qui remet ça l'année dernière avec son enchaînement extatique exécuté dans un souffle. On savait bien que la dernière mi-temps avant le retour à Bernabeu annonçait en creux la domination qui a suivi, déjà bien oppressante au fil des minutes à l'aller. Pourtant, on a tenu coûte et coûte. On s'est même accroché comme pas possible à ces signes qui rappelaient que l'histoire avait un sens, celle de invincibilité lyonnaise face à la Maison Blanche, quelque chose comme le dernier titre à défendre quand tous les autres ont foutu le camp. Samedi dernier, on était même tout près d'inviter Damien Perquis à la maison pour cette révélation ...
Lire la suiteOL/Real – Bonus Tracks List 24/02/2011
«Ma détox est un fiasco», c'est le titre qu'il faudra que je donne à mon premier single le jour où je monterai un groupe. Comme tous les candidats au rachat permanent, je continue d'écouter trop de disques et je ne décroche toujours pas d'OL TV. Et avec ces retrouvailles face à la Maison Blanche, les choses ne sont pas vraiment arrangées. Découvrez la playlist OL/Real - Bonus Tracks List avec Eels Ron Sexmith -; Ghost Of A Chance Ron Sexsmith est un chic type. En plus de nous témoigner avec cette constance qui n'appartient qu'aux vieux garçons son goût pour les grandes mélodies, celles où se confondent en général élégance tourments, il a pensé à toi, supporter lyonnais, pour bâtir la bande-son de tous ces huitièmes de finale aller qui se terminent à 1-1. Le genre de piécette qui se fout bien de toutes ces lignes de stats censées te prouver que l'OL n'est plus qu'à 90 minutes de la sortie. A Lyon, le foot est trop souvent une affaire de chiffres pour laisser une fois de plus les sentiments se laisser déborder par la froideur des calculs. Et le sentiment le mieux partagé par les Lyonnais hier soir, c'était le soulagement. Soulagement de ne pas avoir rompu le charme des confrontations face aux Merengue où la défaite n'existe pas. Soulagement de pouvoir entretenir cette fois encore l'illusion que Lyon reste une place forte des soirs d'Europe. Soulagement qui fait dire que l'honneur est sauf et qu'il y a encore, qui sait, un peu de place pour un nouvel exploit. C'est ...
Lire la suiteUne histoire de la classe moyenne 14/03/2010
Les storystellers ont pu s'en donner à cœur joie. Depuis trois jours, l'OL n'a plus rien à voir avec ce club un peu nouveau riche qui s'est mis à dominer la Ligue 1 à la façon d'un marché comme les autres. Voilà les Lyonnais élevés au rang de justiciers pour temps de crise, vague collectif de soudards qui sort de l'ombre pour aller taper la flambe madrilène qui s'arrose à coups de millions et finit noyée dans sa propre arrogance. L'histoire est d'autant plus plaisante qu'elle porte avec elle une morale rassurante à souhait. Ceux qui ont beaucoup regardé OLTV ces derniers jours et se sont nourris de ces papiers racontant dans le menu détail la vie du groupe lyonnais à la veille du « plus grand exploit de son histoire » - exception faite des quelques happy few qui gardent un souvenir ému du retour au Stadio Olimpico contre la Lazio des Signori, Nesta et Boksic dans l'ennui d'une fin d'après-midi d'octobre 1995 -; savent bien qu'il faut chercher le sens de cette victoire ailleurs. Où ça ? Dans ce réveil de la classe très moyenne lyonnaise que l'on craignait avoir perdu de vue et qui a fait son retour, l'air de rien, sans doute à la faveur d'un stage en Tunisie au mois de janvier. Oui, là où d'autres classes moyennes partent se cacher pour mieux revenir, bien bronzées et enfin prêtes à en découdre. 11 janvier, interview de Maxime Gonalons dans Le Progrès Pas la peine de chercher bien longtemps pour trouver un début à cette chronique. Suffit d'ouvrir Le Progrès un matin d ...
Lire la suiteOL-Real vu par Cédric Rassat (Eldorado Magazine) 16/02/2010
Pour toi, que (te) reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ? L'OL de cette époque dégageait beaucoup d'assurance. L'équipe avait des certitudes... C'était lié à Houllier, mais aussi à des joueurs comme Wiltord, Juninho ou Diarra qui possédaient un mental d'acier. Je crois que je n'ai jamais douté que l'OL allait gagner ces matchs. A l'époque, le club était en pleine ascension, alors que le Real papillonnait un peu dans un foot de gala stérile. Surtout, l'OL avait un vrai collectif : un mélange de puissance, avec Diarra, Cris, Govou, ou Wiltord, et de précision, avec Juninho, Tiago ou, même, Fred (son but lobé à Gerland était un régal !). De mémoire, j'ai dû voir la première victoire chez moi, avec des amis, et le second dans le pub situé en bas de chez moi... L'image qui me revient en premier c'est un coup franc de Juninho. Forcément... Dans ses grands soirs, qui étaient aussi souvent les grands rendez-vous de l'OL, Juninho marquait quasiment à tous les coups. A la veille d'accueillir le Real à Gerland, les faiblesses qui peuvent perdre un peu plus l'OL pour la fin de saison ? Pour moi, le plus gros problème, actuellement, c'est la défense centrale. La paire Cris-Boumsong est incroyablement fébrile et je pense que ça déséquilibre une grande partie du jeu de l'équipe. Ça oblige notamment Toulalan à jouer plus bas. Du coup, les autres milieux reculent eux aussi. Et comme on n'a pas vraiment de milieu capable de porter le ball ...
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