Billet d'humeur - Équipe de France
Thomas Pitrel, à Donetsk
Bleus : Et si on se calmait un peu ?
Nous voilà retombés dans le flot incessant des condamnations excessives du comportement de l’équipe de France. Comme en 2010, les « spécialistes » préfèrent se complaire dans la critique facile plutôt que de faire de la mise en perspective. Il est temps d’arrêter le massacre.
Karim Benzema (France)
Quel putain de scandale ! Comment osent-ils ? Comment l’équipe de France a-t-elle pu perdre contre l’Espagne ? Comment une équipe qui s’est fait ridiculiser pour ses deux dernières compétitions peut-elle se satisfaire d’être éliminée en quarts d’un Euro par le champion du monde et d’Europe en titre ? Ah, il est loin ce temps béni où, tenante du titre, cette formation se faisait sortir au même niveau par une immense équipe de Grèce. À cette époque, au moins, on savait qu’elle n’avait pas le niveau pour faire mieux, qu’elle avait « mouillé le maillot ». Elle ne pouvait pas espérer aller plus loin avec ces joueurs modestes qu’étaient Zidane, Thuram, Barthez, Lizarazu. Eux, au moins, étaient de vrais seigneurs, ils se battaient corps et âme pour l’amour de la sélection, ils avaient compris l’importance de représenter son pays en jouant au football. Ce n’est pas comme ces sales sauvageons de maintenant, qui ne font rien qu’à insulter les journalistes et qui ne sont même pas capables de courir après Xabi Alonso, n'est-ce pas ? Il est temps de mettre un bon coup de kärcher dans tout ça et de sélectionner de bons soldats qui se donneront à fond sans moufter. « Vous en avez assez de cette bande de racailles, hein ? Eh ben, on va vous en débarrasser ! »
« On a envie de casser sa télé »
Pouf pouf, et si on était sérieux deux minutes, maintenant ? Que le peuple français ait besoin d’une pinata, on l’a tous compris. Comme son cinéma se met à gagner des Oscars, il ne reste plus qu’une catégorie de riches connards arrogants sur laquelle taper : les footballeurs. Qui est-on pour blâmer cette réaction épidermique ? Ces mecs-là sont payés grassement pour nous divertir en jouant à la baballe pendant que l’on avale des conserves froides à tous les repas, et ils ne sont même pas capables de le faire. Il n’y a rien d’illogique à raisonner comme ça. Tout le monde ne peut pas vivre le foot comme un supporter de Grenoble ou de Tours qui va se geler les miches dans des stades vides pendant quinze ans en espérant vivre un jour le bonheur furtif d’une saison en Ligue 1 ou d’un bon parcours en Coupe de France, histoire de pouvoir dire « Je suis là depuis le début. » On comprend forcément l’énervement de cette frange (sans doute majoritaire) des téléspectateurs d’Espagne-France, qui voit dans la balle au pied un divertissement comme un autre et qui n’a plus trouvé son compte avec l’équipe de France depuis le 9 juillet 2006.
Ce qui est parfaitement incompréhensible, en revanche, c’est que les commentateurs les plus avisés de ce sport développent exactement le même type d’analyse et soient parfaitement incapables de mettre en perspective l’Euro des Bleus par rapport à une situation globale, voire de conserver un minimum de second degré par rapport à ce qui ne reste « que » du foot. Lorsque Benzema exprime après l’élimination sa satisfaction d’avoir passé les poules, on comprend que ceux qui ne regardent l’équipe de France qu’en songeant à la victoire finale aient envie de « casser leur télé », comme le formulait Jean-Michel Apathie dans Le Grand Journal. Mais pourquoi personne n’est là pour lui expliquer que la France, dans son état actuel, n’avait tout simplement pas le niveau pour atteindre le dernier carré ? Espagne, Allemagne, Portugal, Italie, quel observateur un peu assidu du football de maintenant pouvait sérieusement affirmer avant la compétition que les hommes de Laurent Blanc avaient une place au milieu de ces quatre-là. Alors oui, bien sûr, le foot est tout sauf logique, et on peut toujours espérer faire une Grèce 2004. Mais en général, à l’heure du conseil de classe, on peut parler de bilan négatif à partir de « peut mieux faire », on n’a rarement vu écrit une mention du style « aurait dû dépasser ses limites ».
Gavés comme des oies
La situation est à peine différente si l’on aborde l’aspect « moral » de l’affaire. Dire que Samir Nasri réagit comme un idiot face aux journalistes, c’est une évidence, mais est-ce qu’on ne pourrait pas en rester là et arrêter d’en faire des tartines nutella-confiture-beurre de cacahuète ? Tout ça devient écœurant, à la longue, comme si on voulait encore nous gaver comme des oies avec la même mixture qu’après Knysna. Une fois pour toutes, les joueurs de foot ne sont pas des exemples pour la société, ils ne l’ont jamais été et ne le seront jamais. Cela ne nous empêche pas de les critiquer lorsqu’ils font n’importe quoi, mais si les spécialistes ne sont pas capables de prendre un peu de recul par rapport à tout ce cirque, nous allons une fois de plus sombrer dans les commentaires simplistes post-Afsud, voire post-banderole anti-ch’ti. Comment peut-on affirmer, comme si c’était une vérité scientifique, que les joueurs français n’ont aucun amour du maillot et qu’ils n’avaient pas envie de gagner contre l’Espagne ? Avec pour argument une vidéo, que l’on se passe en boucle en rigolant bien, d’un Malouda inactif sur l’ouverture du score ibérique. On oublie le pressing de début de match, on oublie les débordements de Ribéry, on ne fait que de l’analyse de bas-étage censée prouver par a+b que les Français se foutaient éperdument de perdre ce match. À qui veut-on vraiment faire croire ça ? La dernière folie en date consiste à tirer très sérieusement des enseignements de l’échauffement de Ménez et Nasri, en émettant même l’idée qu’ils auraient pu viser intentionnellement la copine de Casillas sur le bord du terrain. Bientôt, on va nous sortir que Debuchy a fait exprès de tomber parce qu’il en avait marre de courir après Jordi Alba.
Et si on respirait profondément, qu’on se servait un grand verre de lait de chèvre et qu’on se foutait la tronche sous une douche glacée pendant cinq minutes ? Sportivement parlant, l’équipe de France n’est pas une catastrophe, elle est dans les places 5 à 8 au niveau européen, elle trottine aux côtés de l’Angleterre entre l’élite et le ventre mou. Personne n’osera vous dire qu’elle a un jeu agréable à regarder, ce serait évidemment se foutre de la gueule du monde. Mais on n’enchaîne pas 23 matchs sans défaite avec un fond de jeu pourri, et il y a encore du sang frais qui ne demande qu’à être transfusé. Sauf que si les petits nouveaux continuent à être intégrés dans un effectif qui a peur, qui se déteste lui-même parce que tout le monde cherche obstinément des raisons de le détester, tout recommencera comme avant. On peut d’ailleurs prédire à peu près ce qui va se passer maintenant. Soit Laurent Blanc va dégager, soit il va rester avec un pouvoir limité par la Fédération, tant il est vrai que cette solution avait très bien fonctionné pour Domenech suite à l’Euro 2008... Et si la tempête des condamnations souffle déjà de bien violentes bourrasques après une élimination en quarts de finale d’un championnat d’Europe contre l’Espagne, imaginons la tornade que serait la défaite en barrages de la Coupe du monde 2014 contre la Belgique. Il sera toujours temps de louer l’attitude irréprochable d’Eden Hazard.
« On a envie de casser sa télé »
Pouf pouf, et si on était sérieux deux minutes, maintenant ? Que le peuple français ait besoin d’une pinata, on l’a tous compris. Comme son cinéma se met à gagner des Oscars, il ne reste plus qu’une catégorie de riches connards arrogants sur laquelle taper : les footballeurs. Qui est-on pour blâmer cette réaction épidermique ? Ces mecs-là sont payés grassement pour nous divertir en jouant à la baballe pendant que l’on avale des conserves froides à tous les repas, et ils ne sont même pas capables de le faire. Il n’y a rien d’illogique à raisonner comme ça. Tout le monde ne peut pas vivre le foot comme un supporter de Grenoble ou de Tours qui va se geler les miches dans des stades vides pendant quinze ans en espérant vivre un jour le bonheur furtif d’une saison en Ligue 1 ou d’un bon parcours en Coupe de France, histoire de pouvoir dire « Je suis là depuis le début. » On comprend forcément l’énervement de cette frange (sans doute majoritaire) des téléspectateurs d’Espagne-France, qui voit dans la balle au pied un divertissement comme un autre et qui n’a plus trouvé son compte avec l’équipe de France depuis le 9 juillet 2006.
Gavés comme des oies
La situation est à peine différente si l’on aborde l’aspect « moral » de l’affaire. Dire que Samir Nasri réagit comme un idiot face aux journalistes, c’est une évidence, mais est-ce qu’on ne pourrait pas en rester là et arrêter d’en faire des tartines nutella-confiture-beurre de cacahuète ? Tout ça devient écœurant, à la longue, comme si on voulait encore nous gaver comme des oies avec la même mixture qu’après Knysna. Une fois pour toutes, les joueurs de foot ne sont pas des exemples pour la société, ils ne l’ont jamais été et ne le seront jamais. Cela ne nous empêche pas de les critiquer lorsqu’ils font n’importe quoi, mais si les spécialistes ne sont pas capables de prendre un peu de recul par rapport à tout ce cirque, nous allons une fois de plus sombrer dans les commentaires simplistes post-Afsud, voire post-banderole anti-ch’ti. Comment peut-on affirmer, comme si c’était une vérité scientifique, que les joueurs français n’ont aucun amour du maillot et qu’ils n’avaient pas envie de gagner contre l’Espagne ? Avec pour argument une vidéo, que l’on se passe en boucle en rigolant bien, d’un Malouda inactif sur l’ouverture du score ibérique. On oublie le pressing de début de match, on oublie les débordements de Ribéry, on ne fait que de l’analyse de bas-étage censée prouver par a+b que les Français se foutaient éperdument de perdre ce match. À qui veut-on vraiment faire croire ça ? La dernière folie en date consiste à tirer très sérieusement des enseignements de l’échauffement de Ménez et Nasri, en émettant même l’idée qu’ils auraient pu viser intentionnellement la copine de Casillas sur le bord du terrain. Bientôt, on va nous sortir que Debuchy a fait exprès de tomber parce qu’il en avait marre de courir après Jordi Alba.
Et si on respirait profondément, qu’on se servait un grand verre de lait de chèvre et qu’on se foutait la tronche sous une douche glacée pendant cinq minutes ? Sportivement parlant, l’équipe de France n’est pas une catastrophe, elle est dans les places 5 à 8 au niveau européen, elle trottine aux côtés de l’Angleterre entre l’élite et le ventre mou. Personne n’osera vous dire qu’elle a un jeu agréable à regarder, ce serait évidemment se foutre de la gueule du monde. Mais on n’enchaîne pas 23 matchs sans défaite avec un fond de jeu pourri, et il y a encore du sang frais qui ne demande qu’à être transfusé. Sauf que si les petits nouveaux continuent à être intégrés dans un effectif qui a peur, qui se déteste lui-même parce que tout le monde cherche obstinément des raisons de le détester, tout recommencera comme avant. On peut d’ailleurs prédire à peu près ce qui va se passer maintenant. Soit Laurent Blanc va dégager, soit il va rester avec un pouvoir limité par la Fédération, tant il est vrai que cette solution avait très bien fonctionné pour Domenech suite à l’Euro 2008... Et si la tempête des condamnations souffle déjà de bien violentes bourrasques après une élimination en quarts de finale d’un championnat d’Europe contre l’Espagne, imaginons la tornade que serait la défaite en barrages de la Coupe du monde 2014 contre la Belgique. Il sera toujours temps de louer l’attitude irréprochable d’Eden Hazard.
Thomas Pitrel, à Donetsk
Salut, Sylvain Wiltord !

















J'ai assisté à 2 matches des Bleus en Ukraine + 1 à la Fan Zone. A aucun moment je n'ai vu les joueurs de l'EdF s'approcher de ses supporters, qui ont fait un long déplacement, à la fin du match. C'est une honte terrible et totalement injustifiable. Aucune autre sélection ne s'est comportée comme ça. Lors de la défaite face à la Suède, seul Lloris est venu saluer (de loin) le Kop dans lequel on était. Pendant ce temps, tous les joueurs suédois se sont approchés des milliers de supporters jaune et bleu, Zlatan offrant même son maillot à une gonze. Non mais, clairement il faut arrêter les conneries. Qu'on perde contre plus fort que nous (Espagne), il n'y a rien de choquant à cela, mais le faire avec un je-m'en-foutisme primaire, ça oui. Je suis vraiment très déçu par cette équipe, ses joueurs à l'exception de certains (Lloris, M'vila, Debuchy) et son entraîneur incapable à insuffler des bonnes valeurs à ses joueurs, ni les révolter, mais bon ça on le savait déjà (Cf. ses 6 derniers mois à Bordeaux).
Franchement, vous avez beau être journalistes donc "spécialistes" d'une matière, je ne serai jamais d'accord avec vous sur ce lamentable comportement, ce manque de dignité, qu'ont les joueurs qui défendent notre nation.
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Exemple : Zidane allonge un mec avec un coup de boule en finale du Mondial 2006, c'est un Dieu. Nasri insulte un gratte-papier qui fout la merde pour décrocher un scoop, c'est l'ennemi public n°1.
La seule chose qui a changé entre temps, c'est le désamour des français pour leur équipe nationale. A tel point que mêmes les joueurs n'aiment plus le maillot bleu ?
Un peu de retenu les amis et n'oublions pas l'essentiel, Stéphane Lannoy est en demi-finale ! ;)
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Continuez à trouver des excuses, à relativiser l'importance de ce qui s'est passé vous continuerez à avoir les mêmes comportements. Le principe est simple, tu laisses passer une fois, tu dis c'est pas grave en comptant sur le cerveau du gars d'en face et tu en chi*s 10 fois plus ensuite pour arriver au même résultat.
Mais bon, que l'EDF soit drivée par Domenech ou Blanc et qu'on encense le talent de Ben Arfa, l'enthousiasme de Menez et qu'on discute de Benzema ballon d'or ça me va bien, ça fait une concurrente en moins dans les grands tournois.
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Quelle analyse !! Magnifique. N'avez-vous pas compris que c'est le comportement de ces joueurs qui est mis en avant.
Le résultat brut, en lui-même, est secondaire dans les commentaires qui entourent cet Euro.
Ce qui fait justement réagir les gens, c'est le côté Kaira totalement assumé de ces faux rebels millionnaires.
Donnez moi des joueurs laborieux mais qui mouillent le maillot.
Donnez moi des joueurs qui ont conscience de ce qu'ils représentent pour des millions de jeunes dans ce pays.
Peut-on calculer les effets collatéraux de ces comportements quant on demande à des jeunes de respecter l'arbitre ou son prochain.
Voyez M. PITREL, je sais que Penser c'est dire non.
Sauf, que parfois, le bon peuple a raison.
En réalité, en plus, les médias, les chroniqueurs protègent BLANC. Alors que l'image de l'équipe de France est encore plus moisie qu'il y a 2 ans.
Or, ledit BLANC avait toute latitude pour constituer un groupe homogène. Il a préféré des petites frappes "agaçantes" (dixit Blanc).
L'échec me semble total d'autant, que la qualif est juste (la Suède n'aurait jamais du perdre contre l'angleterre) et que toutes les certitudes de BLANC ont volé en éclat dès les premiers matchs:
BENZEMA: 0 but
RAMI-MEXES: 200 Kilos et 3 caravanes
Nasri ailier droit: LOL
MALOUDA en 8: re-LOL.
Merci à CABAYE, CLICHY, LLORIS. Les seuls certitudes avec BENZEMA qui demeure le seul à sauver faute de mieux...pour l'instant (on verra si Giroud confirme)
+ -
Autant, j’avais défendu Anekla en Afrique du Sud car je considérais que c’était l’Equipe qui avait mis le feu aux poudres faisant leur Une sur des propos de vestiaires déformés ; autant, j’ai été sidéré cette fois ci par l’apathie de L Blanc et Noel Le Graet qui, en plus de se ridiculiser, ont fait montre devant la France entière un laxisme et un manque d’autorité ahurissant.
Nasri insulte un journaliste devant les TV du monde entier après son but contre l’angleterre (pas dans un vestiaire), pourquoi n’a-t-il pas été renvoyé chez lui sur le champ? Blanc et Le Graet méritent ce qu’il leur arrive. Plutôt que d’en tirer les leçons, Blanc, pour qui j’avais de l’estime, persiste et signe en cautionnant à demi-mots les frasques de Nasri. « C’est avant un problème entre Nasri et un journaliste ». Non, c’est un problème Nasri, sinistre tête à claque deconnecté de la realité. Quant à Le Graet, sa position ne pourrait être plus équivoque et hypocrite : Comment justifier le renvoi d’Anelka et l’indulgence dont il a fait preuve pour Nasri ?
L’absence de sanction ne fait que cautionner et avaliser ce genre de comportement. Cela ne risque pas de changer.
Dans d’autres sport, au tennis par exemple, lorsqu’un joueur ne se comporte mal, aussi sidérant que cela puisse sembler, une sanction est déterminée. Encore plus surprenant … celle-ci calme les ardeurs du fautif qui …. ne recommence pas.
A So foot, vous me rétorquerez que c’est de l’acharnement, du dénigrement systématique, que les générations précédents n’étaient pas composé des gens « mieux » que les Nasir & Co.
Certes, et je le pense aussi, mais la différence notable est qu’ils avaient une conscience professionnelle et nous épargnaient leur consternant lavage de linge sale en public au vu et au su des medias du monde entier.
Bien à Vous
Stavnikov
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Qui a dit que se faire éliminer par l'Espagne en quarts était une honte ? J'ai lu ça nulle part et pourtant j'en ai lu des conneries dans les médias.
Problème : Si on avait eu des joueurs un minimum sérieux, c'est par l'Italie que nous aurions été sortis en quarts et pas par l'Espagne, car le match de la honte dans cet Euro, c'est bien celui de la Suède.
Quand au fait que ces mecs ne devraient jamais être considérés comme des exemples, c'est une évidence. Problème numéro 2 : ces mecs sont regardé par 10-15 millions de gens, un peu moins d'un quart de la société française donc, alors venez pas me dire que les joueurs n'ont pas un devoir d'exemplarité. Ils représentent en plus leur pays à l'étranger, qu'ils le veuillent ou non, il y a donc une limite à ne pas franchir, ne vous en déplaise.
Pour en revenir à la défaite contre l'Espagne, venez pas me dire que les mecs ont fait tout ce qu'il pouvait avec un Malouda qui marche quand Alonso s'en va tranquilou marquer son but, ou quand Nasri après son entrée en jeu fait toutes ses passes vers l'arrière (sympa pour un offensif).
On a l'impression que l'auteur de cet article préfère fermer les yeux et se boucher les oreilles devant ce qui a été proposé pendant une semaine.
Alors, sur le fond, oui vous avez raison, on en fait des caisses, et il faudrait quand même raison garder, mais partir dans l'excès inverse n'est guère mieux.
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À un moment, il faut aussi voir au delà de la simple technique et faire le choix de l'intelligence tactique (à défaut de l'intelligence tout court), on a pas de pirlo certes, mais on a des mecs qui se battent avec intelligence sur le terrain, qui sont propres dans la relance (Balmont, Mavuba) et qui accessoirement (mais là c'est en bonus), on un bon état d'esprit. Il ne faut pas non plus se leurrer, si les mecs ont une sale mentalité, sa pourrie aussi le groupe, s'pour ça que des mecs comme Cantona ou Ginola ont été viré avant 98, alors qu'ils avaient largement le niveau si ce n'est plus.
C'est pour ça que pour moi, on ne doit pas résumer cela en terme d'image véhiculée, mais plutôt en terme de performance sportive, et force est de constater que du haut de ses 23 matchs sans défaites la france ne m'a fait vibrer que deux fois. Une fois contre la Bosnie et une fois contre l'Ukraine, avec un gros bémol sur la défense bleue qui m'a empêché de kiffer complètement ce match.
Je me suis mater Italie-Angleterre cette nuit, et ces mecs là ne jouaient pas au même jeu et n'avaient surtout pas la même implication. Point barre.
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Désolé mais OUI je dramatise le comportement de ces petits c***, et ça ne veut pas dire que je ne sache pas relativiser ou que je prenne le football trop au sérieux!
C'est juste que même en matière de football, on ne peut pas tout accepter, même lorsqu'un pseudo journaliste essaye de prendre les gens de haut sur le style "hého les gars il faut relativiser là! On arrête de dramatiser et on prend exemple sur bibi qui lui sait faire la part des choses"
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