En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 4 Résultats Classements Options
  1. // Euro 2012
  2. // Roumanie/France

Bleus clairs ou Bleus nuit ?

Une victoire en Roumanie ce soir serait quasiment la garantie pour l'équipe de France d'aller à l'Euro. De quoi éclaircir l'horizon d'un groupe tricolore qui n'en finit plus d'assombrir son actu.

Alors comme ça, on aurait le nez dérangé. C'est en tout cas l'hypothèse avancée par Laurent Blanc quand les médias suggèrent qu'il y a quelques effluves d'un passé tricolore obscur qui flottent actuellement dans l'atmosphère. Au fond, pour le sélectionneur de l'équipe de France, les bisbilles de ces derniers jours ne seraient qu'une énième sale combine de ces satanés journaleux. C'est bien connu, quand on ne veut pas voir que l'on couve quelque chose, on tabasse le thermomètre. Pourtant, semble-t-il, aucun plumitif n'avait troqué son crayon ou son micro contre un Beretta 92 pour obliger Samir Nasri à faire sa sucrée dans France Football ( «  J'aimerais que Laurent Blanc me dise les choses entre quatre yeux et pas dans la presse » ), contraindre Franck Ribéry à expliquer que lui chez les Bleus, c'est à gauche et pas autrement, ou menacer Patrice Evra pour lui faire cracher que non, décidément, c'est pas si facile de lui dénicher un successeur au capitanat des Bleus.

Sont quand même forts ces journalistes pour créer des résurgences sud-africaines là où visiblement la page se veut être définitivement tournée. Pourtant, Laurent Blanc y a aussi mis du sien quand le plus sérieusement du monde il a assuré que la victoire en Albanie (2-1) était un bon match où il avait noté de nets progrès. On aurait soldé l'accent cévenol contre une paire de gros sourcils et une tignasse blanche et ça devenait du Raymond Domenech plus vrai que nature. Oui, Blanc peut bien dire ce qu'il veut, en ce moment chez les Bleus, il y a de sales airs de déjà-vu.

Des nantis pourris gâtés

C'est quand même bizarre cette dolce vita qui incite certains acteurs majeurs d'une histoire récente peu glorieuse à continuer à la ramener. La faute à qui, à quoi ? La certitude d'être dans un groupe en bois qui laissera les Bleus, de toute façon, filer vers la prochaine phase finale de l'Euro ? Ou bien l'indécrottable état d'esprit de nantis pourris gâtés qui persiste malgré le temps qui passe, le changement de sélectionneur et les résultats quand même pas fameux-fameux malgré un fauteuil de leader dans le groupe D (3 points d'avance sur la Bosnie) ? Un peu de tout ça, probablement. Il n'empêche, on conseillerait bien à Blanc de bousculer cet édifice branlant qui n'en finit plus de ne pas évoluer depuis près d'un an et un beau succès en Bosnie (2-0), sans lendemain sur le plan qualitatif. Nasri a décidé qu'il ne lâcherait pas la gonfle avant de l'avoir touchée au moins huit fois ? Il y a un Marvin Martin tout en vivacité et en simplicité prêt à prendre les commandes du bazar. Florent Malouda, relégué à droite par le retour de Ribéry, a été infichu de faire la moindre différence à Tirana tout en trouvant le moyen de laisser le pauvre Anthony Réveillère livré à lui-même en défense ? C'est peut-être l'heure de relancer un Mathieu Valbuena toujours content d'être là et souvent prompt à saisir sa chance malgré la taille ridicule de ses bras. Alou Diarra a refilé discrétos sa licence à son oncle de 59 ans depuis plus de deux saisons ? Replaçons l'impressionnant Yann M'Vila en sentinelle, mobile, habile et même buteur désormais.


Bref, les solutions existent pour pallier aux profondes inquiétudes laissées par l'équipe de France et lui permettre d'espérer un destin au-delà d'une simple qualification acquise dans une poule qui frise l'escroquerie. Et à bien y regarder, ce déplacement en Roumanie ressemble à un clin d'œil du destin. C'est là-bas qu'en 1995, déjà en route à l'époque pour un Euro, des Bleus en mal d'identité étaient allés chercher une victoire fondatrice (3-1) pour les succès futurs que l'on sait. Mais franchement aujourd'hui, pour humer des fragrances d'une épopée tricolore voisine, il faudrait, c'est vrai, avoir de sacrés problèmes de nez.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.


il y a 4 heures Une ex-formatrice défonce la goal-line technology (via Brut Sport)
il y a 5 heures Quand Ronaldo planquait de la bière 44 il y a 7 heures Dupraz quitte le TFC 123 il y a 8 heures Robinho en route vers Sivasspor 54 il y a 11 heures Un supporter arrêté après avoir uriné dans la bouteille du gardien adverse 18
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 17:15 La double fracture de McCarthy 4 Hier à 16:45 Pablo Aimar va (re)faire ses adieux 8 Hier à 16:05 Un gardien espagnol marque de 60 mètres 7
À lire ensuite
Ronaldinho 2, le retour