1. //
  2. // Départ de Laurent Blanc

Blanc rompt en douceur

Samedi, la Fédération et Laurent Blanc se sont avoué les choses : l’histoire entre les deux, débutée en 2010 sur les cendres de Knysna, ne pouvait plus se poursuivre. Retour sur la chronique d’une séparation annoncée.

Modififié
6 7
Un joli win-win. Dans l’art de la communication, le football français a encore des ressources qu’on ne lui connaît plus très souvent sur le terrain. Samedi après-midi, la Fédération française de football a annoncé le départ de Laurent Blanc. «  Au terme du délai de réflexion supplémentaire prévu, Laurent Blanc a contacté samedi le président de la FFF, Noël Le Graët, pour lui indiquer sa décision de ne pas solliciter la reconduction de son contrat de sélectionneur national, est-il expliqué sur le site officiel de la FFF. Noël Le Graët en a pris acte et a tenu à saluer le travail effectué par Laurent Blanc à la tête de l'équipe de France depuis août 2010.  » Notez le choix des mots : «  sa décision de ne pas solliciter la reconduction de son contrat  » . Selon le communiqué, c’est donc bel et bien Blanc qui a pris la décision de ne pas poursuivre l’aventure. Une posture qui arrange les deux parties. Au vrai, selon nos informations, la décision était quasi-entérinée dès jeudi.

Mais les quarante-huit heures de délai supplémentaire auront surtout servi à ajuster une annonce pour le moins délicate, car chaque camp avait gros à perdre avec un épilogue mal géré. En présentant les choses ainsi, Blanc part la tête haute, maître de son destin et de son choix, et non pas viré comme un malpropre, ce qui aurait porté un coup fatal à sa réputation déjà bien malmenée. Mais la Fédé y trouve aussi son compte, car, en laissant la main au Cévénol, Le Graët n'apparaît pas comme l’homme qui a dégagé un entraîneur qui conservait une bonne cote dans les instances et, en vue des élections de décembre, c’est un terrain miné dans lequel le Guingampais ne s’est pas pris les pieds. Bravo à eux. Il fallait du savoir-faire, presque du doigté, et tant Blanc que Le Graët ont su accorder leurs violons pour nous fredonner un petit air un peu mélancolique sans surjouer le pathos. Mais à bien y regarder, l’affaire semblait scellée depuis un bon moment.

La faute originelle de Blanc

Car c’était une drôle de situation finalement : le « Président » n’était pas l’homme du président. En effet, Blanc avait été intronisé par la mandature précédente qui lui avait filé les coudées franches pour travailler. Un état de grâce présidentiel mis à mal avec l’arrivée de NLG. Pourquoi ? Pour tout un tas de raisons. Passons rapidement sur les piques concernant le coût du staff du sélectionneur, un angle d’attaque parfait pour un gestionnaire comme le Breton. Au vrai, ces critiques étaient surtout la manifestation d’une idée force : il y a enfin un pilote dans l’avion et il s’appelle Le Graët, pas Blanc. Mais, au-delà de ce concours pour savoir qui a la plus longue, il y a la faute de Blanc, son pêché originel : sa représentation par l’agent le plus influent du football français, Jean-Pierre Bernès. Une relation malsaine qui va biaiser la lecture de tous les choix du champion du monde 1998, des décisions toutes lues à l’aune de ce rapport à Bernès. Avec une grosse couille en plus dans le potage, puisque Bernès est aussi l’homme de l’affaire VA-OM en 1993, le premier cheval de bataille notoire d’un jeune président de Ligue quasi-inconnu à l’époque nommé Noël Le Graët. Un élément déterminant pour l’ancien boss de l’EAG, très soucieux de la moralisation dans le foot et largement échaudé par l’autre erreur majuscule de l’ex-entraîneur de Bordeaux : l’affaire des quotas. Celle qui aura certainement contribué à saper une part de l’autorité de Blanc, mal placé après cette polémique nauséabonde pour aller prêcher la moralisation de l’équipe de France auprès de Nasri et autres joyeux drilles.

Conséquence : le groupe tricolore lui a échappé peu à peu, comme nous le confiait un des Bleus au retour de Donetsk, en accusant son désormais ex-sélectionneur de n’avoir d’yeux que pour une demi-douzaine de joueurs sans s’occuper du reste, un clanisme là encore très peu goûté par l’ensemble du groupe et qui expliquerait la réplique de Ben Arfa au choix du coach de le sortir en laissant Nasri (sans le nommer directement). Cette insuffisance de management n’aura pas échappé à un Le Graët très près de la sélection en Ukraine et donc aux premières loges pour constater les manques de Blanc, ceux qui auront conduit aux écarts de quelques-uns et à la faiblesse de tous. Entre un jeu toujours bringuebalant et une morale toujours en jachère, Blanc pouvait difficilement échapper au couperet. Sauf à opérer des choix très forts, peut-être au prix de certains résultats immédiats. Un renoncement trop grand pour ce gagneur patenté. Le divorce était donc écrit, ne restait plus qu’à l’annoncer. Un win-win, a-t-on dit ? Oui, mais avec une grande perdante au milieu : l’équipe de France.

Dave Appadoo
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Si je n'etais pas supporter du mhsc je plaiderais en rené girard pour le remplacer, il est pour moi celui qui allie le mieux connaissance tactique et managment des joueurs (meme si son tempérament est peu etre un peu trop haut en couleur pour representer à l'international) m'enfin bon je veux qu'il reste à montpellier. Sinon un type comme rudy garcia serait pas mal non ?
c'est vrai que DD est aussi représenté par Bernès...
Girard, ça pourrait être pas mal, un gars qui a de la gueule, après Blanc, ça apporterait quelque chose de nouveau, même si c'est peut-être dans l'excès. Et puis Girard hésitera pas 10 ans avant d'écarter un joueur qui est plus à son niveau...

Deschamps, ça fait rêver personne mais c'est la valeur sûre, et puis c'est un pragmatique, c'est bien pour une équipe nationale.

Garcia serait nickel mais c'est pas dit qu'il veuille quitter un Lille en pleine ascension pour s'embarquer dans une galère...

Sinon je voit pas qui d'autre. Wenger ça aurait de la gueule mais c'est trop cher.

Si il va chercher Le Guen, bah rendez-vous après 2014 parce que d'ici là ça sera le néant
Bon peut etre vous allez rire mais pourquoi pas hervé renard ? Comme la zambie on a un vivier bien moins talenteux que les grandes nations peut etre pourrait il en tirer le maximum comme à la can ?
Le truc avec girard c'est qu'il n'a pas à gérer des "stars" établies qui jouent dans de très grosses ou juste grosses équipes... qu'il n'a pas coaché une top team française ou européenne il me semble... bref, j'aurais de gros doute quand même...

c'est plus facile d'avoir une légitimité face à des cabella ou des stambouli ( bons joueurs par ailleurs ) que face à des benzema & co...

de toute façon, il a dit qu'il n'était pas intéressé...
on a qu'à ramener claude puel, nasri et ménez rigoleront moins quand ils iront à tignes se taper un tour du col de 152km à vélo à 2500m d'altitude.

bon après on risque de jouer avec une attaque alexandre alphonse - bellion - briand s'il arrive à faire blesser toute l'attaque
Geraldo Caribenho Niveau : CFA
Vahid! Vahid!
Delio Rossi,
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
6 7