Euro 2012 - Biélorussie/France (1-1)
Blanc, la fin de l'état de grâce
Le nul absolument sans saveur en Biélorussie, au sortir de plusieurs semaines tourmentées, change la donne : et si Laurent Blanc n'était plus intouchable ?
Blanc, la fin de l'état de grâce
Le passé aussi est en mouvement. Si, si. Car hier soir, on a été traversés par une drôle d'idée : qu'aurait-on mis dans la face de Raymond Domenech s'il avait dirigé cette équipe de France-là ? Au fond, ce nul (1-1) en Biélorussie que beaucoup auraient envie d'oublier sur le champ, inintéressant au possible en apparence, aura en fait dit bien plus de choses qu'il n'y paraît. Et en premier lieu, il aura peut-être déclenché un drôle de processus, jusque-là savamment réfréné, peut-être même enfoui quelque part sous les décombres de Knysna : et si Blanc n'était pas intouchable ? Car il faut bien dire les choses comme elles sont, depuis son intronisation, le sélectionneur des Bleus était observé avec des yeux de Chimène, et toute critique était quasiment proscrite. Le poids des dernières années, l'envie de passer à autre chose en se refaisant une virginité et surtout l'envie de croire de nouveau. Et avec Blanc, on allait voir ce qu'on allait voir. Enfin un mec qui a côtoyé le haut niveau, qui a gagné des choses. Pas comme l'autre con de Domenech. En oubliant au passage que le champion du monde et d'Europe est aussi l'homme qui a laissé Bordeaux partir en quenouille après décembre 2009 dans des proportions rarement vues auparavant. Mais bon, chacun était bien disposé à lui signer un blanc-seing. Un Blanc saint...
Un utile rappel des faits
Pourtant, il faut bien revenir de tout ça. En ce sens, l'affaire des quotas, si elle a pu décevoir dans sa gestion et son dénouement, a laissé une trace et envoyé un message : Laurent Blanc n'est pas au-dessus de tout soupçon. Avoir cautionné l'idée probablement la plus scandaleuse de l'histoire du football français rappelle que l'on a bien plus durement traité Ray la Science pour ne pas avoir bien fait jouer son équipe (ce qui n'est pas non plus criminel, convenons-en) et avoir multiplié les vannes acides pas toujours bienvenues. Des “fautes” infiniment moins graves que la position de Laurent Blanc qui, il faut bien le rappeler, a envisagé de limiter l'accession à des pôles fédéraux de formation à de petits Français sur le simple fait qu'ils auraient une ascendance étrangère. Pourquoi un tel rappel ? Pour bien situer qu'un Domenech s'est fait davantage flinguer pour avoir été infichu de faire jouer correctement son équipe qu'un Blanc pris en flagrant délit d'idée anti-républicaine à la morale très douteuse. Au nom de quoi ? De supposées bonnes performances de l'équipe de France qui résonnent comme une drôle de règle : la Constitution s'arrête là où les victoires commencent. Dont acte. Sauf que, puisqu'il faut aller sur le terrain du football, les Bleus continuent à ramer. Malgré la “magie” Laurent Blanc...
Pas de réels progrès
Là encore, c'est une curieuse loupe déformante qui nous a fait apprécier les matches de l'équipe de France depuis la prise en main du “Président”. Car au final, que retenir de vraiment probant ? Une vraie bonne victoire en Bosnie (pas non plus un ogre, témoin la tôle encaissée face à de faibles Roumains), une autre un poil plus heureuse face à la Roumanie et puis... c'est tout ! On exagère ? Pas du tout. Le succès à Wembley ? Face à une formation C d'Angleterre qui a déjà bien du mal à avoir une équipe A qui tienne la route. La victoire face au Brésil en février dernier ? Oui à onze contre dix dès la quarantième minute alors qu'à égalité numérique, les Auriverde (très loin de l'équipe-type en plus) avaient confisqué la gonfle sans nous laisser aligner trois passes. Le reste ? Deux succès archi-laborieux face aux terreurs luxembourgeoises, un nul très mal maîtrisé face à la Croatie et donc ce partage des points à Minsk qui rappelle que la Biélorussie en a pris quatre sur six face aux Bleus. Les joueurs français étaient fatigués ? Possible oui, même si ladite fatigue n'a pas empêché les Italiens ou les Allemands de faire le taf vendredi soir. Et dans ce cas, pourquoi diable n'avoir procédé qu'à un seul changement (Rémy pour Diaby) ? «Jusqu'au bout, j'étais persuadé qu'on pouvait gagner ce match avec ces joueurs-là», s'est défendu Blanc qui quelques secondes plus tôt avait pourtant avancé sans grande cohérence que «l'envie était certainement là, mais après, c'est le corps qui commande. Si physiquement, on n'est pas au moins au niveau de l'adversaire, ça devient difficile de gagner des matches». Une absence de coaching que l'on aimait bien moquer du temps de qui vous savez...
Alors bien sûr, l'équipe de France va se qualifier pour le prochain Euro, il ne faut pas jouer à se faire peur. Reste que son jeu stagne et même recule avec une constance inquiétante depuis Sarajevo. Et que le premier garant de cela est, quoi qu'on en pense, Laurent Blanc. En ce sens, les deux matches amicaux qui se profilent en Ukraine (lundi) et en Pologne (vendredi), annoncés comme deux aimables sorties de fin d'année, vont prendre un tout autre sens car le sélectionneur des Bleus ne va pouvoir faire l'économie de ces deux rencontres pour tenter de trouver une direction, des pistes pour améliorer sensiblement la partition tricolore. Jusqu'ici, sa simple présence assurait aux yeux de l'opinion son rôle de chef d'orchestre. Désormais, il va falloir prendre la baguette. Et diriger l'ensemble Bleu...
Dave Appadoo
Un utile rappel des faits
Pourtant, il faut bien revenir de tout ça. En ce sens, l'affaire des quotas, si elle a pu décevoir dans sa gestion et son dénouement, a laissé une trace et envoyé un message : Laurent Blanc n'est pas au-dessus de tout soupçon. Avoir cautionné l'idée probablement la plus scandaleuse de l'histoire du football français rappelle que l'on a bien plus durement traité Ray la Science pour ne pas avoir bien fait jouer son équipe (ce qui n'est pas non plus criminel, convenons-en) et avoir multiplié les vannes acides pas toujours bienvenues. Des “fautes” infiniment moins graves que la position de Laurent Blanc qui, il faut bien le rappeler, a envisagé de limiter l'accession à des pôles fédéraux de formation à de petits Français sur le simple fait qu'ils auraient une ascendance étrangère. Pourquoi un tel rappel ? Pour bien situer qu'un Domenech s'est fait davantage flinguer pour avoir été infichu de faire jouer correctement son équipe qu'un Blanc pris en flagrant délit d'idée anti-républicaine à la morale très douteuse. Au nom de quoi ? De supposées bonnes performances de l'équipe de France qui résonnent comme une drôle de règle : la Constitution s'arrête là où les victoires commencent. Dont acte. Sauf que, puisqu'il faut aller sur le terrain du football, les Bleus continuent à ramer. Malgré la “magie” Laurent Blanc...
Là encore, c'est une curieuse loupe déformante qui nous a fait apprécier les matches de l'équipe de France depuis la prise en main du “Président”. Car au final, que retenir de vraiment probant ? Une vraie bonne victoire en Bosnie (pas non plus un ogre, témoin la tôle encaissée face à de faibles Roumains), une autre un poil plus heureuse face à la Roumanie et puis... c'est tout ! On exagère ? Pas du tout. Le succès à Wembley ? Face à une formation C d'Angleterre qui a déjà bien du mal à avoir une équipe A qui tienne la route. La victoire face au Brésil en février dernier ? Oui à onze contre dix dès la quarantième minute alors qu'à égalité numérique, les Auriverde (très loin de l'équipe-type en plus) avaient confisqué la gonfle sans nous laisser aligner trois passes. Le reste ? Deux succès archi-laborieux face aux terreurs luxembourgeoises, un nul très mal maîtrisé face à la Croatie et donc ce partage des points à Minsk qui rappelle que la Biélorussie en a pris quatre sur six face aux Bleus. Les joueurs français étaient fatigués ? Possible oui, même si ladite fatigue n'a pas empêché les Italiens ou les Allemands de faire le taf vendredi soir. Et dans ce cas, pourquoi diable n'avoir procédé qu'à un seul changement (Rémy pour Diaby) ? «Jusqu'au bout, j'étais persuadé qu'on pouvait gagner ce match avec ces joueurs-là», s'est défendu Blanc qui quelques secondes plus tôt avait pourtant avancé sans grande cohérence que «l'envie était certainement là, mais après, c'est le corps qui commande. Si physiquement, on n'est pas au moins au niveau de l'adversaire, ça devient difficile de gagner des matches». Une absence de coaching que l'on aimait bien moquer du temps de qui vous savez...
Alors bien sûr, l'équipe de France va se qualifier pour le prochain Euro, il ne faut pas jouer à se faire peur. Reste que son jeu stagne et même recule avec une constance inquiétante depuis Sarajevo. Et que le premier garant de cela est, quoi qu'on en pense, Laurent Blanc. En ce sens, les deux matches amicaux qui se profilent en Ukraine (lundi) et en Pologne (vendredi), annoncés comme deux aimables sorties de fin d'année, vont prendre un tout autre sens car le sélectionneur des Bleus ne va pouvoir faire l'économie de ces deux rencontres pour tenter de trouver une direction, des pistes pour améliorer sensiblement la partition tricolore. Jusqu'ici, sa simple présence assurait aux yeux de l'opinion son rôle de chef d'orchestre. Désormais, il va falloir prendre la baguette. Et diriger l'ensemble Bleu...
Dave Appadoo
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On peut changer les compositions et les schémas tactiques oui ça peut servir pour gagner conte des équipes de seconde zone, mais verra-t-on enfin une équipe cohérente avec une identité de jeu visible ? ------ on leur demande pas de jouer forcément un jeu hyper offensif et chatoyant mais au moins quelque chose à laquelle on puisse se raccrocher ! On ne comprend rien à cette équipe depuis quasiment une décennie (2006 à part, là c'était clair, solides derrière et Zidane s'occupe du reste...) !
On a des 4-3-3 avec des ailiers qui ne centrent pas, ne provoquent pas, les milieux sont soit défensifs soit.. soit rien en fait quasiment toujours le même profil de joueur, les rares milieux offensifs ont une vision du jeu trop limitée pour être de bons meneurs de jeu, les attaquants sont tout le temps esseulés, ou alors ne font pas le boulot correctement, les latéraux (putain les latéraux...), ...
Bref je me répète et ça doit faire un peu "ragix" et hyper confus mais les sentiments sont là. Voir les matchs de la France c'est pire que de l'ennui : cette équipe est Déprimante ! Comment arriver à supporter cette sélection quand on ne sait pas à quoi se raccrocher, à part le souvenir des anciennes gloires !!
Souvenons nous que le dernier qui a eu l'aura necessaire pour emmener cette génération de.... au sommet était un joueur, pas un selectionneur!
Perso je pense qu'il faudrait les éjecté...tout simplement et bâtir même quitte a ne pas se qualifier avec les listes du début de l'ère Blanc...
Tout balayer pour recommencer,y'a des jeunes aux dents longues, utilisons les!
En 98 on avait sauté 94 pour les résultats qu'on sait...méditez...
Il faut arrêter de dévaloriser la victoire à Wembley en parlant d'une équipe bis. Personne ne fera croire que cette équipe d'Angleterre même diminuée n'était pas d'un autre calibre que le Luxembourg ou la Croatie.
Si les Anglais ont été autant baladés c'est que le jeu des Français était vraiment très bon.
Il faut revenir à ce 4/3/3 et avec le soucis de Blanc de faire construire le jeu, les attaquants de qualités qu'on a et des milieux pas aussi mauvais qu'on le dit si on les met dans de bonnes conditions tactiques comme le 4/3/3, il n'y a aucune raison pour que les Bleus ne retrouvent pas le niveau de jeu qu'on est en droit d'attendre d'eux. Aucune. Surtout éviter tous ces schémas en 4/4/2, 4/2/3/1 ou autres fantaisies charmantes très difficiles à animer.
ce que Blanc a fait est inadmissible et je suis le premier étonné qu'il n'ai pas sauté. Maintenant, si les résultats ne suivent pas, sachez que j'en suis le premier ravi.
PS : moi je suis bi national mais j'ai choisi de supporter l'équipe dont je suis originaire, voilà.
Ce sont des mous, sans imagination, leurs seuls rêve c'est la dernière Audi Q7, c'est triste.
personne, mis à part les barcelonais, n'ose taper sur le Mou parce qu'il arrive à retourner le cerveau des journalistes.
maintenant, moi ça m'a bien fait rire quand Blanc est arrivé. On disait que ça ne pouvait pas être pire qu'avec la Ray. Force est de constater que rien n'a changé et qu'en plus, Blanc a laissé faire des choses impardonnables.
Si la Ray avait été confronté à ce choix et si il avait accepté, j'ose imaginer qu'il aurait fini en taule etc.
Donc voilà, je me marre et prend du plaisir à voir cette équipe sombrer. Et merci à l'auteur de cet article de signaler que depuis le titre, Bordeaux s'est écroulé. Parce que ça, il ne faut pas l'oublier mes loulous !
Le Blanc n'a été l'homme que d'un coup. Voilà mon avis sur la question.