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Blanc et l'optimisation des coups de pied arrêtés

Quatre buts en Grèce dont trois sur corner, le PSG de Laurent Blanc commence à devenir une machine aérienne. C'est une vraie nouveauté par rapport au PSG de l'an dernier. Pour Laurent Blanc par contre, c'est une vraie marque de fabrique.

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Thiago Motta qui coupe au premier poteau. Thiago Motta qui recoupe au premier poteau. Marquinhos qui re-re-coupe au premier poteau. Contre l'Olympiakos, le PSG a récité ses gammes sur corner. Une symphonie jouée sans aucune fausse note. C'est bien simple, sur l'intégralité de la seconde mi-temps, les ouailles de Laurent Blanc ont bénéficié de cinq corners. Ils ont marqué sur trois d'entre eux. Trois caramels rigoureusement identiques avec des joueurs de tête qui coupent la trajectoire en plein cœur de la surface, devant le gardien et souvent entre le premier poteau et le point de penalty. Sur les trois buts, le tireur (Lavezzi sur les deux premiers, Thiago Motta sur le troisième) fait le même boulot : corner rentrant, assez tendu, histoire de faciliter au maximum le coup de casque. Y a plus qu'à couper, en fait. Les corners, c'est devenu une vraie force de frappe pour le PSG de Blanc. Que ce soit contre Ajaccio ou Guingamp au Parc des Princes, les Franciliens ont été dangereux sur la moitié des phases arrêtées. Thiago Silva ayant, par exemple, trouvé la barre à deux reprises, sans parler des buts claqués à la suite de coups francs (Alex contre Bordeaux lors du Trophée des champions, Rabiot contre Guingamp). On le devine, outre sa promesse de jeu, Blanc veut optimiser ce qu'il appelait déjà du temps de Bordeaux « un compartiment du jeu ultra important dans le football moderne » . Thiago Motta l'a d'ailleurs confirmé en zone mixte, hier soir : « On travaille beaucoup les coups de pied arrêtés à l'entraînement, et ce soir j'ai eu de la chance et la réussite que ça marche pour moi.  »

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Force est de constater que Blanc a voulu mettre en priorité l'accent sur ce compartiment du jeu. Il faut dire qu'avec Alex, Thiago Silva et Thiago Motta, le PSG possède trois avions de chasse. Restait seulement à trouver des rampes de lancement. Durant la préparation, c'était Javier Pastore qui avait la charge des corners. Après sa prestation catastrophique en amical contre le Real Madrid, Laurent Blanc a décidé de changer son fusil d'épaule. Dorénavant, c'est Ezequiel Lavezzi, Lucas et Thiago Motta qui sont chargés d'envoyer des ogives dans la peinture. En trois mois à la tête du club, Blanc a déjà su façonner son groupe sur certaines séquences. Du coup, avec une réussite quasi optimale sur phase arrêtée, Blanc a le temps de faire quelques résultats avant de mettre en place un jeu « fluide » et « offensif » pour plaire à tout le monde. C'est bien connu, on s'achète du temps de survie en gagnant des matchs.

L'ADN de Laurent Blanc… et du PSG ?

Quoi qu'il en soit, on avait déjà pu observer cette efficacité exceptionnelle sur phase arrêtée du temps de Bordeaux. À l'époque (2007-2010), les grandes lignes étaient les mêmes : possession de balle et optimisation des coups de pied arrêtés (corner, coup franc, penalty). Dans l'idée, c'est simple : on use physiquement l'adversaire en le faisant courir après le ballon avant de l'assommer sur les phases arrêtées. En Gironde, Blanc pouvait s'appuyer sur des grandes tiges comme Diarra, Planus ou Ciani. Et lors du début de son règne, les Girondins faisaient mal. Très mal. Ainsi, la Juventus s'est fait plier deux fois en Ligue des champions, à chaque fois sur corner. Sauf qu'entre l'escouade au scapulaire et celle au bavoir Fly Emirates, il y a un gouffre. Il s'appelle Marouane Chamakh. Dans son schéma, le Marocain était un génie du front. Sans doute le meilleur (à son époque) dans cet exercice ayant exercé en France depuis dix piges. À Paris, Laurent Blanc n'a pas un seul mec de ce calibre sur sa ligne offensive. En dépit de son mètre quatre-vingt-quinze, Zlatan Ibrahimović est une chèvre dans le jeu aérien. Même Hernán Crespo, loin d'être une tanche dans ce domaine, détaillait avec force dans nos colonnes le jeu de tête du Suédois : « Son grand défaut, c'est qu'il ne marque pas beaucoup de buts de la tête malgré sa grande taille. Il est tellement bon, il est tellement sûr de sa force qu'il peut dire : "Moi, je ne vais pas au premier poteau pour mettre la tête, ce que je veux c'est reprendre le ballon de volée ou faire un enchaînement amorti-poitrine-retourné." C'est dommage, parce que s'il allait plus souvent au premier poteau pour mettre sa tête, il marquerait davantage de buts. »

Moralité, c'est Edinson Cavani qui pourrait récupérer le rôle du Marocain. Adroit de la tête, l'Uruguayen a déjà balancé quelques coups de casque - systématiquement en coupant les trajectoires au premier poteau - depuis l'ouverture de la saison. Et à chaque fois sur corner. Avec le temps, le nouveau numéro 9 du PSG pourrait s'avérer être une vraie force de frappe dans ce domaine. Une de plus. Ainsi, outre la patte Blanc, on retrouverait également la touche Artur Jorge de 1994. Celle d'un PSG ultra dominateur dans les airs (Alain Roche, Raï, George Weah, Ricardo, Antoine Kombouaré). À cette époque, les Franciliens avaient validé une demi-finale de Coupe d'Europe et un titre de champion de France avec cette équipe de pivot NBA. Le but du titre ? Un caramel de Ricardo sur un corner contre Toulouse. Reste maintenant à trouver une place adéquate pour le créateur maison : Zlatan.

Ibra, de Ronaldo à Zidane ?

Maintenant que Laurent Blanc a posé des fondations solides dans les airs, il faut savoir quel rôle donner à Ibrahimović. Le meilleur buteur du dernier championnat de France est en train d'évoluer. Son titre de meilleur gâchette en poche dès sa première saison, il a envie de connaître autre chose. De montrer qui est vraiment le patron. Cette saison, il a des envies de passes décisives. Il en a déjà trois en championnat, sans compter les avant-dernières passes (devenue importantes de nos jours), c'était encore le cas sur le but de Cavani au Pirée. D'ailleurs, dans son entretien accordé à L'Équipe, Carlo Ancelotti parlait du Z comme d'un joueur altruiste par excellence : « Il n'a pas de problème pour donner de bons ballons. C'est un joueur collectif. Tout le monde ne l'a pas compris, mais c'est un joueur très collectif. En plus, je pense qu'Ibra aime jouer avec une pointe devant lui, il n'aime pas être seul. » Même si le Z idolâtrait Ronaldo (il avait des posters du Brésilien dans sa chambre en Suède et lors d'un derby de Milan, Ibra ne peut s'empêcher de cacher sa joie de jouer contre lui), on sent que le numéro 10 francilien est en train de se transformer en un passeur hors pair. Un subtil mix entre Ronaldo et Zidane. On a connu mariage plus dégueulasse.

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Avec ce milieu à trois, principalement des joueurs axiaux, Ibra n'a plus besoin de rester en pointe à attendre la gonfle. Il décroche, tel un 10, et se retrouve face au jeu avec toute la latitude pour manœuvrer, accélérer et utiliser sa qualité de passe pour lancer ses deux flèches (Ménez, Lavezzi, Lucas ou Cavani). Au final, ce nouveau schéma tactique lui va à merveille. Trois milieux dans son dos pour nettoyer les ballons, et deux monstres athlétiques pour faire des appels pendant 90 minutes face à lui. Et pendant ce temps-là, le Z rayonne au milieu. Tout le monde est content. Tout le monde ? Non. Puisque dans cette nouvelle organisation, Javier Pastore se retrouve hors-jeu. Et ça, c'est sans doute la pire nouvelle de la journée...

Par Mathieu Faure, avec Markus Kaufmann
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