Blanc, ça se précise

C'était l'occasion de tester des nouveaux. Mais finalement, seul Martin apparaît dans un groupe de vingt-six pas si élargi que ça. Le signe que Blanc commence à avoir son équipe en tête... ?

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La liste de Laurent Blanc a réservé une première surprise : vingt-six noms seulement alors qu'on attendait un groupe élargi en vue du « Pussycat Tour » dans les pays de l'Est, la Biélorussie pour les qualifs de l'Euro 2012 (le 3 juin), avant l'Ukraine (le 6) et la Pologne (le 9). Avec deux matches amicaux au programme, on se disait que c'était l'occasion de tester quelques nouveaux. Mais manifestement, Laurent Blanc n'en est plus là. Ou pas encore, c'est selon. Il y a deux lectures possibles à ce resserrement numérique. Une première, sportive, qui tendrait à montrer que Blanc a une idée de plus en plus précise de la composition de son escouade et que, sauf blessure, ces vingt-six regroupent en très grande partie les heureux appelés pour la phase finale l'an prochain. La seconde lecture, humaine, donne à penser que le sélectionneur travaille aussi le « vivre ensemble » , une idée essentielle après les épisodes sombres de juin dernier et la récente polémique sur les quotas au cours de laquelle Blanc n'a pas nécessairement élargi son fan club même si en foot, le désaccord est souvent silencieux. Dans les deux cas, ne pas figurer dans la tournée slave est très mauvais signe.

Gourcuff est prévenu

Bien évidemment, la première « victime » identifiée se nomme Yohan Gourcuff. On se souvient que le sélectionneur lui avait publiquement donné jusqu'au mois de juin pour se remettre à niveau, sans quoi, sa patience toucherait ses limites. Il semblerait que Blanc n'ait pas attendu jusqu'à la deadline. Gourcuff est blessé ? Mouais, on reste circonspect et on se souvient que Blanc en a parfois pris des plus diminués que ça. Alors quoi ? Le Lyonnais serait définitivement hors course ? En tout cas, l'émergence de Marvin Martin, vingt-deux et dix-sept passes décisives cette saison, n'est pas une excellente nouvelle pour l'ancien Bordelais et compte d'un poids certain dans la non-sélection de « Yo » . Mais au vrai, on peut aussi imaginer que son ancien mentor au Haillan le laisse loin des projecteurs car les rencontres de l'équipe de France avaient fini par tourner à l'analyse individuelle du Breton façon « un homme dans le match » . Diminué, miné, une sélection en juin équivalait à un envoi sur l'échafaud. Il n'empêche, les absents ont souvent tort et une bonne prestation de Martin (dans l'hypothèse d'une cape) combinée par la suite à un retard à l'allumage de Gourcuff pourrait coûter sa place dans le train pour l'Euro à ce dernier. En clair, Blanc n'a pas sanctionné Gourcuff... mais il l'a averti.

L'équipe de France gérée comme un club

L'autre nouveauté, c'est le retour d'Eric Abidal...avec Patrice Evra. Une première sous l'ère Blanc. Jusque là, par choix puis par la force des choses, le Cévenol n'avait jamais appelé ses deux latéraux à gauche, en première ligne à Knysna. Le signe que l'Afrique du Sud est désormais une affaire soldée ? C'est possible mais la plainte contre L'Equipe de Nicolas Anelka appuyée, entre autres, par ces deux lascars rappelle que certaines blessures ne sont pas cicatrisées. La présence du défenseur barcelonais doit aussi un peu à l'absence de Mexès dans l'axe où le Barcelonais peut aussi évoluer et on notera, au passage, qu'un Younes Kaboul, très convaincant avec Tottenham, a une carte à saisir pour devenir le « quatrième » central (derrière Mexès, Rami et Sakho). Il n'empêche, la convocation d'Abidal est un vrai signe de la part de Blanc dont la gestion de l'équipe de France s'apparente à celle d'un club. Un joueur qui a donné satisfaction en Bleu est presque nécessairement rappelé en dépit de ses fragilités en club. C'est le cas d'Abidal dont le retour à la compétition reste relativement frais, c'est aussi le cas de Menez désormais sur le banc à la Roma, ou encore de Matuidi, pas forcément inoubliable avec Sainté mais qui avait su prendre sa chance face à la Croatie.

Oui, une sélection managée comme un club sans que l'on sache très bien quand aura lieu la période des transferts. Hormis Mexès, clairement absent sur blessure, ils sont quelques uns désormais à se demander si les portes de ce club particulier s'ouvriront de nouveau après les matches de juin prochain.

Par Dave Appadoo

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il a raison, il doit avoir son groupe fixe, plus une, deux voir trois nouvelles options à chaque rassemblement. ainsi, l'équipe gagne en confiance, en automatismes, et les nouveaux peuvent ainsi être guidé. et ca n'a rien à voir avec la religion, l'origine ou autres excuses bidons. le foot se gagne à l'entrainement et dans la tête, pas dans les journeaux. Un sélectionneur n'est pas un entraineur. Il est là pour former un groupe et prendre les joueurs pour. Et je trouve que la capitaine blanc a tout pour mener sa barque jusqu'à Kiev ! Et il n'y aura plus personne pour critiquer notre belle France multicolore, chose dont la France a toujours profité.
Un agneau qui dit amen, c'est assez surréaliste.
Mes cours de catéchisme tendraient à te donner tort...
Bén déjà, un agneau qui lit sofoot et qui en plus tape au clavier, c'est un peu surréaliste !
Mes cours de catéchisme tendraient à te donner raison Emmanuel...
ça, c'est du dialogue !
C'est assez surréaliste en effet.
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