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Black Kent: « Drogba, c'est un monsieur ! »

La Côte d'Ivoire, le Kenya, Bordeaux, Paris et les États-Unis. Black Kent est du genre globe-trotter. Aussi à l'aise en français qu'en anglais, le rappeur est chez lui partout. Son album Vendeur de rêves, lui, est dans les bacs. À peine descendu de la scène du Réservoir, Blacky donne rendez-vous dans les loges. Le rap, le foot, le Parc, Drogba, Anelka et l'Afrique. Bref, tout y passe.

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Ton album Vendeur de rêves est sorti en avril dernier. Tu es dans quel état d'esprit sept mois après la sortie ?
Je continue à le pousser parce que je crois beaucoup en cet album. Je l'ai vu encore ce soir, il y a beaucoup de gens qui se shoote à l'album, ça m'a redonné de la force pour continuer à le défendre. Je suis entré en studio tout de suite derrière et on entendra sûrement parler de Blacky avant la fin de l'année.

Tu te dis « Américain du bled » . T'entends quoi par là ?
Tout simplement car j'ai grandi avec les valeurs du bled. Je suis arrivé en France pour les études, avant cela j'étais au bled. En fait, c'est tout ce qui est valeurs, éducation et autres, même l'accent. Et américain parce que c'est ce côté que j'assume. Pour moi, être hip-hop, c'est assumer. Et ce côté « cainri » , je l'assume totalement. Tout comme mon côté blédard. Ça ne doit pas être une tare, faut qu'on en soit fier. Et moi, lorsque mon accent ressort, j'en suis fier. Voilà pourquoi l'Américain du bled, car j'ai ces deux cultures.

Parlons foot. C'est quoi ton rapport au ballon rond ?
Gamin, j'ai joué au foot. Aujourd'hui, je suis plus que jamais. Je suis un fan.

Si tu étais un joueur ?
(Il réfléchit) Je dirais Anelka. Parce que les gens ont pu dire ce qu'ils voulaient, on l'a traité de tous les noms. C'est quelqu'un qui a une personnalité atypique. Il ne rentre pas dans les carcans, dans les codes, mais malgré ça, il a réussi à rebondir. On l'avait chassé de l'équipe de France, on n'aurait jamais cru qu'il reviendrait, mais il est revenu. Regardez son parcours, l'âge auquel il a remporté sa Ligue des champions. Il est têtu, je le suis aussi. Je me retrouve dans Anelka.

Il y a des points communs entre un public rap et un public de foot ?
Il y a une addiction. Les mecs qui vont au stade et qui gueulent quand un joueur fait un geste ou quand l'équipe marque, cette sensation-là, ce bien-être, tu le retrouves quand tu es dans le public, dans la fosse. Quand je vais au stade, je ressens ça aussi, pareil quand je vais en concert. Il y a une vraie cohérence entre le public rap et le public foot.

Tu viens de Bordeaux, tu as même écrit une chanson sur ta ville. Tu supportes les Girondins ?
De cœur, oui. Je suis resté là-bas neuf ans, donc forcément, je les soutiens. J'ai fait un morceau sur la ville de Bordeaux sans forcément parler de foot, et un autre sur l'équipe parce que j'ai des amis là-bas, c'était pour les pousser. Mais je ne vais pas mentir, j'ai grandi avec le PSG, j'ai grandi en regardant Weah. Mes premiers match de foot, c'était Weah et Ginola.

Tu vas au Parc ?
Bien sûr, à plusieurs reprises. Je n'ai pas encore eu l'occasion cette saison, mais je suis obligé d'y aller, là. Surtout pour le match retour contre Marseille.

« Bastos passe mon son dans le bus en allant à Gerland »

Ton meilleur moment de foot ?
J'étais gamin quand Paris a remporté la Coupe des coupes en 1996, j'étais encore un peu jeune pour ressentir. Mais je pense que mon meilleur moment de foot, c'était récemment. Le pénalty de Drogba en finale de la Ligue des champions. Je suis originaire de la Côte d'Ivoire, et depuis 1992, on n'a pas eu la chance de gagner une Coupe d'Afrique. Mais Drogba nous fait vibrer. Je l'ai rencontré à plusieurs reprises, c'est un super mec. Je m'en rappelle, j'étais seul dans mon salon et quand il a marqué, j'étais à genoux. C'est un monsieur. Il a œuvré pour la paix en Côte d'Ivoire, les gens le savent pas forcément, mais il a fait beaucoup de choses pour réunir le Nord et le Sud. Aujourd'hui, ça va un peu mieux. C'en est un des artisans et c'est aussi un très grand footballeur.

Tu as des potes dans le milieu ?
Oui, Michaël Ciani, qui est parti à la Lazio. Diawara, c'est mon gars aussi (rires). J'espère qu'il va bien, ça fait longtemps que l'on ne s'est pas vu. Je sais qu'Eden Hazard écoute un peu, je lui passe le big up, j'espère le rencontrer prochainement. Bastos à Lyon aussi. On m'a dit qu'il faisait tourner mon son dans le bus en allant à Gerland.

Tu es venu en France pour les études, d'autres viennent pour le foot sans forcément réussir. Comment tu vois les choses ?
Là-bas, on a une image bien particulière de l'Europe. Pour nous, c'est tout simplement l'eldorado, surtout pour le foot. C'est pas comme les Brésiliens. Aujourd'hui, ils ne veulent même plus sortir de leur championnat parce qu'il est assez reconnu et qu'ils touchent suffisamment. Un mec comme Neymar, on sait qu'il ne partira pas avant la Coupe du monde. Mais chez nous, dès qu'il y a une opportunité, faut la saisir. Tout le monde ne sera pas Drogba, tout le monde ne sera pas George Weah ou Zidane. Mais c'est une opportunité qu'il faut saisir. Moi, je suis venu pour les études à la base, mais j'avais ce rêve de faire de la musique.


Tu es franco-ivoirien. L'année dernière, il y a eu l'affaire des quotas en France et le problème des bi-nationaux. Ces joueurs nés et formés en France, mais qui jouent pour le pays de leurs parents. Tu penses quoi de tout ça ?
Si tu donnes la nationalité française à quelqu'un, c'est pas pour le montrer du doigt derrière. Ou alors tu ne la lui donnes pas, tu enlèves le droit du sol. On a la double nationalité parce que c'est écrit, c'est possible. Peut-être qu'ils devraient avoir un peu plus de flair. Ils auraient peut-être pu garder Drogba. Chamakh aussi, à un moment, on aurait peut-être pu avoir besoin d'un grand qui dévie, on ne sait pas. Mais au lieu de se baser sur ce que l'on n'a pas, regardons ce qu'on a, soyons-en fiers et puis travaillons avec. Faisons du bon taff avec.

Le sport ou la prison. C'est encore une réalité aujourd'hui pour les jeunes de banlieue ?
C'est la vérité, oui. Mais il n'y a pas qu'ici. En Afrique, aux États-Unis même. J'y suis allé récemment. Les gens misent tout là-dessus, car ils n'ont pas d'attrait à l'école. C'est pas donné à tout le monde. Les parents ne peuvent pas forcément leur payer une éducation. Pour certains, c'est encore d'actualité malheureusement.

Alors, tu supportes qui, la France ou la Côte d'Ivoire ?
Je suis supporter de l'équipe de France et de la Côte d'Ivoire. Mais si les deux se rencontrent, je choisis la Côte d'Ivoire. En éliminatoires de la CAN, tout s'est bien passé. J'espère vraiment que cette année, ce sera la bonne.

Revenons au rap. Rohff et Booba qui se clashent, qu'est-ce que tu en penses, toi ?
Je pense pas grand-chose. J'espère que ça va s’arrêter à ce que c'est, c'est-à-dire de la musique. Tout le monde est très excité à l'idée de voir ce qu'il va se passer maintenant. Je comprends, car je suis passionné de hip-hop français, donc je suis curieux de voir aussi. Mais j'ai pas d'avis particulier, j'ai pas d'attaches avec l'un ou l'autre, je ne les connais pas.

Le rap, c'était mieux avant ?
Non, non. Ça, c'est la phrase de ceux qui ne savent plus comment faire aujourd'hui. Mais tu peux pas continuer à dire ça quand tu vois que des mecs comme Jay-Z ou Booba continuent à évoluer avec leur temps. Tu peux pas dire ça. Comme je l'ai dit : « C'était mieux avant, ils le diraient pas s'ils étaient là, ce qu'ils disent ne sert à rien, comme un feu rouge dans GTA. »

Propos recueillis par Thomas Porlon
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