Birmingham, entre sueur et combat

C'est la sensation de cette fin d'année 2009 en Premier League : Birmingham City. Invaincus depuis onze journée, les autres "Blues" ne font plus rire. Pis, le promu est officiellement l'équipe la plus chiante à jouer du championnat. La touche Alex McLeish sans doute.

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On ne va pas se mentir, quand on fait du tourisme en Angleterre, on ne fout pas les pieds à Birmingham. Crade, moche, sale, la deuxième ville d'Angleterre est un mix entre Le Havre et Roubaix, le tout sous un hiver permanent. Lugubre. La bourgade de 2 millions d'âmes a ses petites fiertés locales, à savoir Ozzy Osbourne et Aston Villa. Mais depuis quelques mois, le second club de la cité (qui en compte trois avec les banlieusards de West Bromwich Albion, actuellement en D2) fait parler de lui. Birmingham City, fraîchement promu de Championship cet été, squatte une huitième place pas dégueu. Mieux, ils sont actuellement invaincus depuis onze matches (7 victoires et 4 nuls). Pourtant, lorsqu'ils débarquent en août en Premier League, on ne donne pas cher des joueurs de Mc Leish (ex-Rangers). Mais Birmingham est un club qui aime souffrir, qui adore la sueur, le travail et la cohésion. Des valeurs qui emmenèrent ce club de pouilleux deux fois de suite en finale de C3 dans les 60's (1960 et 1961, pour deux défaites contre Barcelone et la Roma). Mais les principes ça va un moment puis ça devient de la masturbation intellectuelle quand les résultats ne suivent pas. Donc le BFC du XXIème siècle sera galactique, toute proportions gardées. Histoire de se souvenir qu'un champion du Monde 98 a porté le maillot du coin... Eh ouais, Christophe Dugarry, parfaitement.

La jurisprudence Zarate

En janvier 2008, Birmingham fait rêver l'Angleterre en attirant dans son antre la petite merveille argentine Mauro Zarate. Perdu au Qatar où il voulait gonfler son compte en banque, l'Argentin comprend très vite que son talent doit passer par la case Europe. Pour cela, rien de mieux qu'un club peinard pour se faire un blase. Une demi-saison suffit pour que l'ancienne idole de Velez se fasse repérer. Pas assez en revanche pour empêcher la relégation de Birmingham. Peu importe, une année au purgatoire, et les Blues remontent l'été dernier. Durant la fenêtre des transferts 2009, les patrons du club, dont le sulfureux président hong-kongais Carson Yeung Ka Sing, décident de recruter intelligent. Le but affiché est le maintien. Mais en interne, on rêve doucement de finir dans le top 10.

La formation a quelques atouts à faire valoir pour prétendre pouvoir squatter le ventre mou. En premier lieu, Joe Hart - un bon gardien anglais, ça court pas les pubs. 22 berges et véritable révélation de ce début de saison, barré par Given à City, le portier brille de mille feux au St Andrew's Stadium. Fabio Capello se dit prêt à emmener le poupon en Afrique du Sud. Son dernier match contre Chelsea (0-0) plaide pour sa paroisse. Mais Hart n'est pas le seul joyau de la bande. L'Equatorien, Christian - Chucho - Benitez, payé la peau du cul (9 millions d'euros au Santos Laguna), est la starlette de l'équipe. Fin dribbleur, l'attaquant s'amuse dans toutes les défenses anglaises. Le hic, le mec n'aime pas marquer (2 buts seulement).

A ses côtés, on retrouve Sebastian Larsson, suédois de 24 ans formé par Tonton Arsène à Arsenal. L'international viking est le préposé aux coups de pieds arrêtés. Un exercice dans lequel l'équipe excelle. Au vrai, Birmingham s'appuie sur des vieux briscards, des casse-couilles, des charognards du pré vert. Le onze aligne des Barry Ferguson, Lee Bowyer, Stephen Carr, Kevin Phillips, James Mc Fadden ou encore Martin Taylor (connu pour avoir brisé la jambe d'Eduardo), excusez du peu. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la squad aime le combat. Les matches sous la pluie et avec protège-dents, c'est du fait maison. Mais les fans peuvent rêver à autre chose que la lutte pour le maintien en mai prochain. Le mercato risque d'être agité chez les Blues. En effet, les patrons ont promis 45 millions d'euros pour renforcer l'équipe en janvier. Après tout, Birmingham n'a qu'un point de moins que Liverpool et trois points de retard sur les places européennes. De quoi bien finir la saison. Dans la sueur et la bière. Comme à un concert de Black Sabbath.

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