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Bini : « Une footballeuse n'a pas à être jolie »

Épatantes 4e du Mondial 2011, les footballeuses françaises s’apprêtent à disputer, cet été, les JO de Londres. Mardi, Bruno Bini a donné une liste de 24 joueuses en vue du tournoi olympique (25 juillet – 9 août). Le sélectionneur national se penche sur la nouvelle cote de sympathie dont profitent les Bleues.

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Bruno, une médaille aux Jeux olympiques 2012, vous y croyez ?
Maintenant qu’on a fini quatrième de la Coupe du monde en 2011, on ne va pas se contenter de simplement participer aux JO 2012. Notre premier objectif est d’aller jusqu’aux quarts de finale. Ensuite, on verra, mais c’est vrai qu’on espère aller chercher une médaille. À partir des quarts, ça ne sera que des matches couperets. On peut très vite devenir soit des héros, soit des zéros. Vous l’avez vu l’an dernier, avec notre victoire en quart de finale de la Coupe du monde contre l’Angleterre (1-1, 4 t.a.b à 3) : sur l’égalisation d’Elise Bussaglia à la 88e minute, ça a fait poteau rentrant, comme ça aurait pu faire poteau sortant…

L’été dernier, après vos beaux résultats au Mondial allemand, une séance de dédicaces a été organisée à Paris, sur les Champs-Élysées. Vous vous attendiez à cet engouement ?
On n’attend rien, on joue. Après, tout le reste, ça nous tombe dessus. Quand on était à la Coupe du monde, sans compter le noyau de 5 ou 6 journalistes qui logeaient dans le même hôtel que nous, beaucoup plus de journalistes sont arrivés dans les points presse après les matches de poule. Pour les quarts, c’était de la folie. Et pour les demies, c’était de l’hérésie. (Rires) Je dis ça en rigolant mais vous savez, nous, on n’avait pas trop l’habitude. Deux années avant, pour les quarts de finale de l’Euro 2009, il y avait zéro journaliste en conférence de presse... La seule personne présente, c’était quelqu’un d’uefa.com, parce ce qu’il était obligé d’être là. Il m’a posé une question, ça a duré deux minutes.

Vous ne craignez pas que le succès populaire des Bleues soit un simple effet de mode ?
Nous, on ne se prend pas la tête avec ça. On a joué quand il n’y avait personne autour de nous. Et si, demain, il n’y a de nouveau plus personne, on jouera quand même. Mais je ne pense pas que l’intérêt pour les Bleues soit juste un effet de mode. On a fidélisé les gens. Pour notre dernier match à Caen (France-Pays de Galles, 4-0, éliminatoires de l’Euro 2013, ndlr), en avril, on a gagné devant 18 000 spectateurs, dont 14 000 payants. Ça, avant le Mondial, c’était impensable. Maintenant, à chaque rencontre des Bleues sur Direct 8, environ 1 million de téléspectateurs nous regardent. Un vrai public est tombé amoureux de notre équipe, grâce à ses résultats et ses valeurs de respect, de modestie.

« Pas besoin de passer un casting pour jouer au foot  »

Il semble loin, le temps où la FFF en était réduite à lancer des campagnes chocs, comme en 2009, où elle ironisait en faisant poser des joueuses dénudées…
À l’époque, j’avais expliqué qu’il fallait venir nous voir jouer car, même si on dit que j’ai une équipe de belles, j’ai surtout une belle équipe. Leur beauté, c’est leur jeu. Si, demain, un entraîneur de D1 me conseille de sélectionner une joueuse qui a une jambe de bois, qui louche et qui n’a plus de dents, si elle met quatre buts par match, pourquoi je ne la sélectionnerais pas ?! (Rires) Pour jouer au foot, on n’a pas besoin de passer un casting. On n’a jamais demandé à un garçon de l’équipe de France d’être joli. Pour une fille, c’est pareil, elle n’a pas à être jolie.


Avant le tournoi olympique de cet été, votre équipe se chauffera avec trois matches amicaux en France : contre la Roumanie (4 juillet), la Russie (11 juillet) et le Japon (19 juillet).
Oui, c’est pour ça que j’ai sélectionné vingt-quatre joueuses, en tout. Dix-huit d’entre elles seront sur la feuille de match aux JO. Quatre autres seront réservistes et assisteront au tournoi depuis les tribunes. Sinon, juste pour nos quatre stages de préparation, j’ai aussi emmené deux jeunes joueuses. Parmi les dix-huit, c’est vrai, on a beaucoup de Lyonnaises (11, ndlr). Elles s’entraînent tout le temps ensemble en club et ont acquis une culture de la gagne.

Pour votre entrée en matière dans ces Jeux, le 25 juillet, un gros client vous attend à Glasgow : les États-Unis.
Les footballeuses américaines ont gagné trois fois les JO (1996, 2004, 2008, ndlr). Chez elles, les JO sont plus importants que la Coupe du monde. Malgré tout, on va quand même tout faire pour prendre la première place du groupe G. D’ailleurs, tout le monde me parle des États-Unis, mais dans notre poule, la Corée du Nord, c’est aussi un drôle de client. Les Nord-Coréennes sont juste derrière nous au classement mondial de la Fifa (la Corée du Nord est 8e, la France 6e, ndlr). Elles se qualifient à quasiment toutes les compétitions internationales. Enfin, pour la Colombie, l’autre équipe de notre groupe, c’est plus compliqué de savoir ce qu’elle vaut. On va bientôt devoir se déplacer en Amérique du Sud pour l’observer. (Rires)

Propos recueillis par Adrien Pécout
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