1. // Ligue des champions – Barrage retour – Cluj/Bâle

Bim Bâle Boum !

Révélation de la dernière édition de la Ligue des champions, le FC Bâle commence la nouvelle saison dans le dur. Surpris à l’aller dans son Parc Saint-Jacques par Cluj (1-2), le club suisse va devoir s’employer pour se qualifier. Mais la défaite concédée ce week-end en championnat n’incite guère à l’optimisme…

Modififié
0 6
«  Si nous étions reversés en Europa League, ce serait tout sauf indigne pour nous.  » Interrogé en début de semaine par le journal Le Matin, Bernhard Heusler, le président du FC Bâle, tente de dédramatiser la situation. En un sens, il a raison : jouer la petite coupe d’Europe n’a rien d’infâmant et le riche club suisse a les moyens financiers de se passer au moins une saison de participation à la phase de groupes de Ligue des champions. Mais il faut reconnaître aussi qu’il serait sacrément décevant de ne pas y retrouver l’une des belles surprises de la dernière édition.

Pour rappel, Bâle avait réussi la performance de sortir du difficile groupe C la saison passée, éliminant rien moins que Manchester United. Pas n’importe comment en plus : en allant chercher un superbe résultat nul 3-3 à Old Trafford, puis en s’imposant 2-1 face aux Red Devils à domicile lors d’une dernière décisive journée. Le conte de fée s’était poursuivi jusque fin février, avec une belle victoire obtenue lors de la phase aller des huitièmes de finale au Parc Saint-Jacques face au Bayern (1-0), avant que Ribery et ses coéquipiers ne mettent fin au rêve des petits Suisses en les étrillant au retour sur le score de 7-0.

«  Le succès est un poids  »

Les Bâlois avaient à l’époque sacrément fière allure, avec une équipe parfaitement équilibrée, l’entraîneur Heiko Vogel ayant réussi à trouver le parfait mélange entre expérience et jeunesse. La saison s’achevait d’ailleurs sur un nouveau titre national facilement conquis avec 20 points d’avance ! « Le succès est quelque chose de magnifique à vivre, mais c’est parfois un poids sur le futur  » , disait encore Bernhard Heusler à nos confrères suisses. Il est vrai que le souvenir récent de cette excellente saison passée avec « la meilleure équipe de l’histoire du club » , dixit le directeur sportif Marcel Rohr, oblige à plus d’exigence. Si le FCB a pu s’élever au très haut niveau européen, pourquoi ne pas lui demander d’y rester ? L’ambition se nourrit de réussite, de succès et d’exploits.

Oui, mais voilà, le Bâle millésime 2012/2013 n’est pas exactement celui de 2011/2012. Si quantitativement les changements n’ont pas été énormes, qualitativement si. Trois cadres de l’équipe-type de la saison dernière sont partis : le défenseur David Abraham, transféré à Getafe, et les milieux Granit Xhaka et Xherdan Shakiri, débarqués en Allemagne, respectivement à Mönchengladbach et au Bayern. Aux départs de ces leaders de terrain s’ajoutent ceux d’importants leaders de vestiaire tels que Benjamin Huggel et Scott Chipperfield.

Le grand espoir Mohamed Salah

En retour, le club a enregistré trois arrivées. En provenance de Boca Juniors, l’Argentin Gastón Sauro doit pouvoir faire oublier son compatriote David Abraham. Ce n’est pas encore le cas, le gardien Yann Sommer devant encore composer avec une défense trop perméable en ce début de saison, comme ce fût le cas ce week-end lors d’une surprenante défaite face à Saint-Gall en Super League (1-2). Mais ce n’est rien comparé au vide laissé par les deux grands espoirs du foot suisse que sont Granit Xhaka et Xherdan Shakiri. Pourtant, ce ne sont pas des peintres qui ont été recrutés pour les remplacer. L’international chilien Marcelo Díaz a les moyens d’imposer son physique trapu dans l’entrejeu du FCB. Quant à l’Égyptien Mohamed Salah, 20 ans seulement, on n’en dit que du bien. Grand espoir de son pays, il a inscrit 9 buts en 15 matchs de sélection, et 3 avec l’équipe olympique à Londres cet été.

Il faut néanmoins du temps pour que ces nouvelles têtes s’imposent dans leur nouveau club. Sauf que du temps, Bâle en a peut-être en championnat – quoiqu’il s’agirait tout de même de ne pas laisser trop filer devant l’ambitieux FC Sion, actuellement en pleine bourre – mais il n’en a pas en Ligue des champions. Une nouvelle contre-performance ce soir en Roumanie et c’en serait déjà fini du grand banquet continental. Rien de déshonorant là-dedans, certes, ce serait juste franchement dommage.

Par Régis Delanoë
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Note : 2
S'ils veulent gagner a Saint-Jacques, il va falloir qu'ils sortent de leur coquille.

Ok je sors aussi...
Boulogne Goyz Niveau : DHR
qu'il sorte du trou Bâle
One Night Stand Niveau : DHR
Ce qui est dommage c'est que l'article est pas mal, mais qu'assisté d'un bon Bescherelle, ça l'aurait encore mieux fait.
gunners25 Niveau : DHR
Bim Bâle Boum la *chatte à MacDoom !!
« Le succès est un poids »

C'est pas Adriano qui a dit ça?
Même un succès à St Jacques ne pèserait palourde.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
La preuve par Tello
0 6