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Bilan des clubs français : moins grave que si c’était pire…

La vue d’ensemble du parcours européen des équipes frenchy en phase de poules dégage une sale impression de sinistrose. Pourtant, les stats qui concourent à l’indice UEFA de la France atténuent pour le moment une prospective qu’on croyait être absolument désastreuse. Explications…

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Roue libre pour Paris, panache pour l’OL…


La semaine européenne du foot français pas brillante s’est inscrite dans un contexte comico-tragique avec l’affaire Benzema prolongée par le stand up de Le Graët, ainsi que le feuilleton « Platini contre le TAS » . Manquerait plus que les Bleus tombent dans le groupe de la mort au tirage de l’Euro, demain, et on aura touché le fond ! Bon, rapidement, quelques mots sur les derniers matchs du contingent tricolore… En C1, le recul est patent par rapport à l’édition précédente, puisque seul Paris a accédé aux 8es, alors que l’AS Monaco y était parvenue en 2014-15. Et encore ! Le PSG a encore fini deuxième derrière un Real qu’il aurait pu devancer. La victoire finale face au Shakhtar Donetsk, mardi soir (2-0), ne nous a pas appris grand-chose, hormis que Lucas est meilleur en joker qu’en titulaire, que Sirigu a refusé de jouer à la place de Trapp et que Zlatan est joliment en jambes. Sauf qu’on attend Ibra dans les matchs couperets, surtout face à certains rivaux potentiels pas évidents du tout : Barça, Bayern, Atlético, Man City, au moins... Et pas Chelsea, s’il vous plaît ! On a déjà vu le film deux fois. Quant aux Lyonnais, ils nous ont fait du Cyrano de Bergerac. Le panache : « Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! / Non ! Non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile ! » Donc l’OL a gagné de fort belle manière à Valence, mais inutilement (2-0). Le but de Cornet était magnifique, comme la course victorieuse de Lacazette. Mais elle nous rappelait que la cavalerie était arrivée trop tard. Car ce Valence automnal n’avait rien de redoutable. Lyon dernier, Gand qualifié : les Gones n’ont pris qu’un point sur six face aux Belges. Comme MU face au PSV. Tout est dit...

L’hôpital L1 et la charité Serie A…


Ce Valence aussi éliminé nous permet de raccrocher le wagon monégasque au train de la lose, via Abdennour : non utilisé en barrage de C1 contre Valence en vue de son transfert là-bas, son absence avait pénalisé l’ASM. Passé chez les Valenciens, il n’y a rien gagné au change : ni en C1 ni en Liga. Du gâchis pour tout le monde… Comme on l’avait dit il y a quinze jours, une tendance inquiétante se dessine : on savait que notre 3e de L1 n’avait plus aucune chance de passer les barrages de C1 en août. Avec l’OL, on découvre que notre 2e de L1 peut aussi gicler de C1 sans être reversé en C3. Pire ! Monaco passé en C3 a disparu dès le premier tour après une humiliation à Tottenham hier soir (1-4). Encore un coup de Belge sur le crâne : après La Gantoise avec Lyon, c’est le petit Anderlecht qui a fumé Monaco… Rien à redire sur Bordeaux et son parcours indigent (dernier de sa poule), malgré un correct 2-2 face à Kazan. Et coup de chapeau à un OM sérieux qui a bien fait le boulot à Liberec (4-2) et aux Verts, auteurs d’un parcours exemplaire et achevé par un bon 1-1 face à la Lazio. Ce qui nous fait deux qualifiés en Ligue Europa. Un bilan médiocre au vu du contingent de départ constitué de nos meilleures locomotives de L1, auquel Lyon devait au moins se joindre. Plus globalement, nos trois qualifiés (PSG, OM, ASSE) ont tous fini deuxièmes, avec le risque de se colleter du lourd. Pour Sainté et Phocée, ça peut être au choix : MU, Tottenham, Liverpool, Naples, Porto ou Leverkusen… Attendons lundi, avec le tirage au sort des 8es de finale de la Ligue des champions et des 16es de finale de la Ligue Europa. Un dernier mot : en France, on a beaucoup daubé sur la Serie A, championnat prétendument « en déclin » . Pas faux. Sauf que tout le contingent des 5 clubs transalpins engagé en C1 et en C3 a passé le premier tour ! Quand l’hôpital se fout de la charité…

Indice Mickey ?


Paradoxalement, le bilan purement comptable de la Phrance ne dessine pas encore le champ de ruines que le contenu des rencontres européennes laisse entrevoir (36 matchs et seulement 12 victoires, dont 8 pour le PSG et l’OM !). La France est toujours cinquième à l'indice UEFA (51, 249 points) en devançant de très peu le Portugal (51, 082) et plus nettement la Russie (6e avec 50, 882 points). Concrètement, cela signifie que si la France conserve cette position à la fin de cette édition européenne 2015-2016, notre troisième de L1 entrera même en barrages de C1 2017-18. Et plus du tout à partir du 3e tour préliminaire, comme c'est le cas actuellement avec la galère de débuter sa saison dès la fin juillet. Voilà pour le scénario le plus favorable, esquissé sur la base du statu quo actuel. Mais un autre scénario plus noir peut aussi se produire : dans le pire des cas, donc, si la France venait à finir 7e à l’indice UEFA derrière le Portugal et la Russie, alors elle perdrait carrément un représentant en C1 à partir de l’été 2017. Attention, danger ! Comme le souligne L'Équipe de ce matin, trois clubs français sont encore en lice, contre quatre au Portugal (FC Porto, Benfica, Sporting, Braga). Or, reversé en C3, le FC Porto sait briller dans cette compétition (vainqueur en 2011, 1-0 contre Braga). Enfin, pour mieux écarter la menace russe que la France ne distance que de 0,367 point, L'Équipe suggère que le PSG serait tout aise d’affronter le Zénith, « l'un des tirages les plus abordables pour ce tour » . Désolé, mais le terme « abordable » n’existe plus ce matin pour le football français, même pour ce Paris qui devra aller jouer son retour à l’extérieur…

Par Chérif Ghemmour
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Dans cet article

St Etienne et Marseille à deux doigts de commander le bus impérial après avoir terminé deuxième du groupe.

Bordeaux et Monaco qui doivent finir deuxièmes.

Lyon qui doit au moins faire Europa League, voir 2ème, ça n'aurait pas été un exploit.

Inquiétant.

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