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Bienvenue chez les Ch'tis ?

Bienvenue, bienvenue... C'est vite dit. Des Sang et Or mal en point accueillent ce soir à 21 heures à Bollaert des Parisiens conquérants, bien décidés à poursuivre leur dynamique ascendante. De quoi inquiéter des Lensois qui ont tout à perdre en cas de malheur : un enfoncement durable dans la zone des relégués...

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Finalement, les protestations, les actions en justice, la mobilisation des supporters, des élus locaux et celle d'artistes et d'autres personnalités publiques, ça a du bon. L'indignation du “peuple nordiste” envers la banderole anti-Ch'ti avait conduit plus tard à la dissolution des Boulogne Boys. Dissolution qui avait accéléré le processus de pacification des tribunes du Parc des Princes, avec pour point final, le plan Leproux. Résultat : un stade “tranquille” et familial où l'ambiance ne pèse pas trop sur les adversaires du PSG. Un PSG tout aussi dépourvu de soutien aux moments-clefs... Il suffisait de voir hier soir comment le public du Vélodrome a accompagné de la voix les joueurs de l'OM qui tentaient de faire le break contre Sochaux : en poussant fort derrière les Olympiens, ces derniers ont marqué par Lucho le deuxième but fatal aux Doubiens. Tous les clubs de L1 devraient remercier le RC Lens d'avoir protesté énergiquement. Sauf que ce soir, c'est à Bollaert que Lensois et Parisiens vont en découdre. Et malgré son chaud public, le club artésien n'est pas trop favori...


Un PSG très concurrentiel...

On ne va pas y aller par quatre chemins : au PSG, ça va plutôt bien. Une victoire contre Lens le ferait passer à la 5ème place ex-aequo avec Marseille, à 5 points du leader stéphanois. Paris est plutôt sur une bonne série après ses deux succès contre Arles (4-0) et au FC Séville (1-0) et un nul contre un Rennes jamais facile à bouger (0-0). Une autre série de trois matchs importants, puisque deux sont à domicile, s'annonce avant la mini trêve internationale qui débute le week-end prochain : virée à Lens, ce soir, puis réception de Karpaty Lvov jeudi en Ligue Europe et enfin de Nice, dimanche prochain. Mine de rien, sur ces trois actes, Paris joue un peu la suite de sa saison : pouvoir s'arrimer ou non dès maintenant dans le peloton des équipes de tête qui vont jouer le titre, et en Coupe d'Europe, enquiller avec une deuxième victoire pour accéder plus rapidement au tour suivant sans trop laisser de gomme. Quand on parle d'ambitions au PSG, ce n'est donc plus forcément des paroles en l'air. Or, Paris a des atouts. Notamment un effectif plus riche que les autres saisons. Et c'est là que ça devient intéressant : un effectif plus dense en “talents” divers, c'est une concurrence plus grande au sein du groupe. Ça ronronne moins entre sénateurs assurés de jouer tout le temps...

Anecdote : ça a chauffé entre Edel et Erding à l'entraînement, cette semaine. A la base, une remarque piquante du gardien à l'attaquant lui demandant d'être plus « incisif  » ... C'est révélateur d'un groupe mis sous pression sous l'effet de la concurrence établie à presque tous les postes. Dans le cas de Erding, titulaire pour l'instant inefficace, se voir quasiment tout le temps remplacé par Luyindula à 20 minutes ou un quart d'heure de la fin, ça joue durement sur le mental, surtout lorsqu'on quitte la pelouse en n'ayant pas marqué... A d'autres postes, même lutte pour une place. Ceara doit se battre pour retrouver un poste en latéral droit (contre Jallet) ou à gauche (contre Tiéné). Problème : ses deux rivaux sont très performants... Idem pour Camara, supplanté par un Armand totalement épanoui en axial droit, lui le gaucher. Dans les buts, Edel se détache logiquement au vu de son rendement sans accrocs et ses trois matchs sans prendre aucun but. Coupet, plus aussi décisif, a du mouron à se faire, mais on connaît le compétiteur qui ne laissera pas Apoula s'endormir sur ses certitudes. Giuly fait plus que profiter de la blessure de Sessegnon pour faire ses 60 minutes convaincantes par match, quand Chantôme fait indirectement comprendre à Bodmer (lui aussi blessé) et à Clément qu'il faudra aller le déloger. Sakho, Makélélé, Nenê et Hoarau ont un statut “d'intouchables”. Pour l'instant...

Lens en zone plus Sang que Or...

Les chiffres, d'abord. Lens est ce matin 18ème avec 5 points. On a beau être ex-æquo avec Lyon, ça ne rassure pas vraiment... Outre les 2 nuls et les 3 défaites en 6 matchs, ce sont surtout les 12 buts encaissés qui font mal. La faute au relâchement, au manque de vigilance et surtout au scénario cata habituel de se retrouver mené presque à tous les coups et donc de devoir remonter le score, en se découvrant derrière... Reste que le nul (1-1) rapporté de Valenciennes a fait du bien à un groupe qui aurait sûrement plongé en cas de défaite. Même sentiment contre Monaco en Coupe de la Ligue, mercredi soir. Malgré l'élimination (0-1) à Louis II, les Sang et Or ont développé quelques mouvements offensifs intéressants qui auraient mérité une issue plus heureuse. Valenciennes et Monaco, c'est évidemment trop peu pour se nourrir et espérer s'en tirer, mais Lens n'a que ces petites références pour avancer. On sait que c'est surtout le moral, pas très élevé, qui conditionne les performances d'un groupe qui se savait dès le départ en difficulté pour toute la saison à venir. Au moins, Jean-Guy Walemme (qui a appelé Santini à la rescousse) et Gervais Martel avaient anticipé une saison difficile. D'où un discours lucide et des ambitions qui n'iront pas plus loin que le maintien. Encore le maintien, le genre d'objectif qui mine n'importe quelle équipe à la longue...

Si les Artésiens doivent se désoler de l'absence encore d'Eric Chelles, son précieux défenseur axial suppléé par Hermach, ils peuvent se reposer devant sur Boukari. Outre ses deux buts, le jeune attaquant fait partie de ceux qui se battent sans jamais abdiquer. Est-ce vraiment le cas de tout le reste de l'effectif ? Devant, Eduardo, Jêmaa et Maoulida déçoivent... Il va pourtant falloir se bouger contre un Paris conquérant venu chercher son premier succès à l'extérieur depuis... le 2 décembre dernier à Boulogne (5-2). Sinon la dégringolade fatale va plonger le RC Lens dans la spirale de la relégation. Car viendront ensuite le déplacement chez des Sochaliens audacieux et la réception d'un Stade Rennais hermétique... Si les Lensois n'ont pas les armes pour battre Paris, alors on espère pour eux que le PSG retombera dans ses fameux “travers habituels” qui lui font prendre l'eau au point de “passer complètement à travers” (voir à Sochaux : 1-3). Mais, aujourd'hui, on en doute. Au vu de la dynamique parisienne entretenue par une émulation interne qui force chaque jouer à batailler dur pour trouver sa place, la partie s'annonce rude. Pour Lens, un bon nul ne serait-il pas déjà une victoire ?

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