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Bienvenue à Windsor Park, le chaudron nord-irlandais !

Trente-deux ans après sa dernière apparition en Coupe du monde, l’Irlande du Nord a une idée en tête à l'heure du barrage aller programmé ce soir face à la Suisse. Victorieux de quatre de leurs cinq rencontres à domicile lors des matchs de qualification, les hommes de Michael O’Neill compteront de nouveau sur le soutien de leurs fans, pour la première manche ce soir à Belfast. Réputés pour être sectaires et hostiles vingt ans plus tôt, les supporters nord-irlandais étaient vus comme un frein au développement du football sur l’île de George Best. Désormais bruyants et unis, ils sont régulièrement mis en avant par les joueurs pour expliquer les bons résultats de la sélection actuelle.

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Le coup de sifflet final de la rencontre face à l’Allemagne vient de retentir. L’Irlande du Nord concède sa première défaite à domicile en match de qualification (1-3) sans jamais avoir existé. En tribune, pourtant, l’atmosphère laisse penser l’inverse. La sono du Windsor Park lance immédiatement le fameux « We’re not Brazil, We’re Northern Ireland » , repris en chœur par les 20 000 fans présents. Les joueurs restent de longues minutes sur la pelouse à applaudir leurs fans. Difficile d’imaginer que vingt ans plus tôt, les matchs de la sélection nationale étaient le reflet de l’affrontement entre les deux communautés majoritaires dans le pays. Une opposition qui se poursuivait dans les tribunes, où protestants et catholiques s’habillaient de couleurs différentes et s’affrontaient par chants sectaires interposés. Un conflit dont Neil Lennon, milieu de terrain de la sélection nord-irlandaise au début des années 2000, paya le prix.

Menaces de mort et prise de conscience


Le 28 février 2001 alors qu’il disputait son 36e match international, il fut copieusement insulté par une partie du public du Windsor Park qui lui reprochait d’évoluer au Celtic, club connu pour avoir une majorité de fans catholiques en faveur de la République irlandaise. « Il y a des gens dans ce pays qui sont déterminés à ne jamais oublier le passé. On vit dans une société qui est triste, malade et sectaire » , s’était emporté Jim Boyce, le président de la Fédération nord-irlandaise de football. Quelques mois plus tard, alors qu’il devait porter le brassard de capitaine pour une rencontre face à Chypre, Neil Lennon reçut des menaces de mort et décida de quitter la sélection.


« Peut-être le moment le plus important pour comprendre l’évolution du comportement de nos fans en tribune, explique Gary McAllister, le président de « l’Amalgamation » , l’un des principaux groupes de supporters de la sélection. Parce que Neil Lennon jouait pour le Celtic, une partie du public s’en est prise violemment à lui. Une autre partie l’applaudissait et l’encourageait. C’est le reflet de ce qui se passait dans notre stade il y a quelques années. On n’encourageait pas la sélection et on ramenait tout à des problèmes sectaires. Il n'y avait aucune famille au stade. Mais l’incident et le retrait de Neil Lennon ont permis une prise de conscience. Beaucoup de supporters se sont dit que ça ne pouvait plus se reproduire. »


Avec l’aide du gouvernement, la Fédération nord-irlandaise décide d’agir, et de lancer un programme censé éradiquer toute trace de sectarisme en tribune. Un programme dont Michael Boyd, aujourd’hui directeur du développement du football à la Fédération nord-irlandaise de football, a longtemps eu la responsabilité : «  On a lancé cette initiative au début des années 2000. La première chose qu’on a faite, c’est d’inviter tous les groupes de supporters à la Fédération. De les réunir autour d’une table, et de leur dire qu’on souhaitait interdire les chants sectaires. Ils nous ont dit que c’était la première fois que la Fédération les invitait à une réunion. »

Tenue verte exigée


Se sentant impliqués, les supporters sont de plus en plus nombreux à participer aux réunions organisées par Michael Boyle et ses collègues. La première idée adoptée par la majorité des fans pour changer à jamais la face de Windsor Park peut surprendre. « Un des supporters a proposé que désormais, pour venir encourager l’équipe, on s’habille tous en vert, couleur du maillot de notre sélection. Cela peut paraître bête, mais avant, chacun venait avec les couleurs de l’équipe qui représentait sa communauté. En portant du vert, on a ancré l’idée qu’on encourageait la sélection qui représente l’Irlande du Nord toute entière. »


Mais malgré toutes les initiatives prises par la Fédération et ses supporters pour tenter de faire table rase du passé, certains fans hésitent toujours à venir voir l’équipe nationale lorsqu'elle évolue à domicile. En cause, la localisation de Windsor Park. Le stade qui abrite pendant la saison les matchs de Linfield, l’équipe de la communauté protestante, est situé dans un quartier historiquement protestant. Pour s’y rendre, le plus simple est de traverser Donegall Road et Donegall avenue, deux rues où les peintures à la gloire de la « Ulster Army » et les drapeaux de l’Union Jack fleurissent toujours. « Je peux comprendre que des gens hésitent encore à venir. Passer devant des peintures à la gloire d’une communauté, ou des drapeaux de l’Union Jack, ça ne rappelle pas de grands souvenirs. Je connais beaucoup de catholiques vivant en Irlande du Nord qui continuent de supporter l’Irlande du Sud. Mais je pense que c’est plus le cas de l’ancienne génération. Ceux qui ont connu un autre Belfast et qui se rappelle les jours noirs à Windsor Park » , détaille Joe, fidèle supporter.

« Will Grigg's on Fire  »


Car si les fans et les dirigeants n’ont pas ménagé leurs efforts pour améliorer le visage du football nord-irlandais, ils sont les premiers à admettre que les changements politiques les ont beaucoup aidés. « En vingt ans, Belfast a évolué. Les supporters qui nous rejoignent depuis quelques années n’ont jamais connu les troubles. Ils ne se posent pas la question de savoir si la personne qui chante à côté d’eux est catholique ou protestante » , détaille Gary McAllister. « Il n’y a plus seulement deux communautés comme c’était le cas dans le passé. Baladez-vous autour du stade et vous verrez des commerces polonais, asiatiques. Des musulmans, des juifs vivent ici. Mais nos dernières enquêtes montrent une chose : quand les gens viennent au stade, ils se définissent comme Nord-Irlandais  » , ajoute Michael Boyle.

Unis derrière leur équipe, les supporters nord-irlandais ont désormais acquis une nouvelle réputation, celle d’être particulièrement inventif quand il s’agit de créer des chants pour encourager leur équipe. C’est eux qui avaient lancé le célèbre « Will Grigg's on Fire  » lors de l’Euro 2016, et les soirées de foot à Windsor Park sont régulièrement propices à de nouveaux essais. « Tout cela vient du temps où on a commencé à réunir les supporters à la Fédération. Quelques mois plus tard, ils ont créé des forums et on a vu qu’il y avait souvent une petite compétition pour savoir quelle partie du stade allait lancer le chant le plus original  » , conclut Michael Boyle.

En tribune, les dirigeants et supporters semblent donc avoir remporté une première victoire, et lorsque l’on regarde le passé comme on le fait souvent à Belfast, le résultat de ce soir pourrait presque paraître anecdotique.

Par Charles Thiallier, à Belfast
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