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Bienvenue à Ronaldoland

Face à la Suède, ce mardi soir en amical, Cristiano Ronaldo exhibera pour la première fois de sa carrière la tunique de la Selecção chez lui, à Madère. Une île où il a fait ses premiers pas, avant d'en devenir le principal ambassadeur à travers le monde.

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Tous les amoureux de la nature et du voyage qui se sont laissés tenter par les paysages fabuleux de l'île de Madère vous le diront : l'atterrissage à l'aéroporte de Funchal est une expérience traumatisante. Après 3h30 d'un vol plutôt tranquille, les rafales de vent se mettent soudainement à bousculer votre avion qui dégaine alors un virage à 180 degrés pour atterrir au pied des maisons coincées entre la colline et l'océan Atlantique. Le genre de manœuvre où cette habitude débile d'applaudir le pilote prend tout son sens. Une fois débarqués, les visiteurs se retrouvent alors nez à nez avec le portrait de Cristiano Ronaldo qui orne la façade de l'aéroport. Un édifice qui porte désormais son nom. Le dernier acquis d'une collection qui comprenait déjà l’hôtel Pestana CR7 Funchal, le Museu CR7, ainsi qu'une statue en bronze à son effigie. Au moins c'est clair : ici est née la légende.

Loin des yeux, près du cœur


Bien avant de devenir la plus grande attraction de l’île de Madère, Cristiano Ronaldo était ce gamin de Funchal qui tapait le cuir avec ses copains dans les rues du quartier populaire de Santo Antonio, plus connu pour son trafic de drogue que pour sa capacité à former les élites du pays. Pourtant, lorsqu'il repense à son enfance, l’international portugais aux 70 buts en sélection préfère y voir le verre à moitié plein : « Sincèrement, ce n’était pas le quartier malfamé que l’on peut décrire. Il y avait des trucs plus ou moins jolis qui s’y passaient. Mais je ne me suis jamais trop préoccupé de tout ça. Je savais qui je voulais être et qui je ne voulais pas être, j’avais déjà commencé à tracer mon chemin. J’ai eu la chance de recevoir une très bonne éducation. » Heureux dans son petit club du FC Andorinha – puis dans le plus grand CD Nacional –, mais conscient que sa carrière de footballeur doit passer par un exil, Cristiano est contraint de rejoindre la métropole.

Débarqué à Lisbonne à l’âge de douze ans, loin de son île et de ses proches, le jeune Ronaldo est mal dans sa peau et ne se sent pas à sa place dans une ville qui ne vit pas au même rythme que son Funchal natal : « Encore aujourd’hui, je pense que c’était la période la plus difficile de ma vie. Être seul là-bas, à cet âge, fut une expérience très compliquée à vivre. À Lisbonne, la langue est presque différente. Ce n’est pas du tout le même accent. C’était violent de quitter ma région aussi jeune. Je pleurais chaque jour. » Ce qui explique aussi pourquoi, été après été, CR7 s'empresse de retrouver sa famille, ses amis et son terrain de football qui jouxte sa maison de Quinta do Falcao. Certes, depuis qu'il est devenu « beau, riche et grand joueur » comme il le dit si bien, ses vacances ne ressemblent plus tellement à celles de ses jeunes années. Désormais, c'est également le businessman qui revient sur ses terres pour faire tourner son musée et son hôtel sur le front de mer. Deux établissements censés satisfaire son ego, mais pas que : «  C’est aussi une façon de rendre hommage à l’endroit où je suis né, où j’ai grandi. Je rends un peu à Madère ce que cette île m’a donné. » Et ce que Madère lui a donné, CR7 lui rend en touristes.

Un amour réciproque


Car quand il aime, Cristiano Ronaldo ne compte pas. Après la tempête qui a ravagé une partie de l’île en 2010, la star portugaise organise un match de charité, exhibe un maillot à l’effigie de Madère après un but avec le Real Madrid et propose une aide financière à son « ami » président du gouvernement régional (entre 1978 et 2015), Alberto João Jardim. Rebelote après les feux destructeurs de l’été 2016, lorsque le fils prodige se fend d’un message touchant sur son compte Instagram : « C'est le cœur serré que j'assiste à ce qui se passe à Madère. Bon courage à tous et merci aux pompiers qui risquent leur vie pour en sauver tant d'autres. Je suis avec vous. » Et certains politiciens n'hésitent pas à prendre l'avion au vol. Dernier en date : Miguel Albuquerque, nouveau président du gouvernement régional qui, pour se mettre tout le monde dans la poche, a donc décidé d'imposer le changement de nom de l'aéroport. Un passage en force qu'il justifie sans sourciller : « L’aéroport est la propriété de la région, que je préside. Je veux rendre hommage à celui qui fait honneur à Madère, qui est un grand athlète et le capitaine de notre sélection. Un grand Portugais. » Qui mérite de rentrer chez lui en CR-bus.



Par Steven Oliveira Propos de Cristiano Ronaldo tirés du SoFoot Junior n°1.
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