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  2. // Hercules/FC Séville (2-0)

Bienvenue à Alicante

Alicante, ville natale de Jeanne Mas, accueille aujourd'hui Noé Pamarot, Olivier Thomert mais surtout David Trezeguet. Petite immersion chez le nouveau promu le plus médiatique de la Liga : Hercules.

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“Visit our endless summer”. L'office de tourisme d'Alicante ne ment pas. Le thermomètre affiche 29°C, le vent est brûlant, et tout le monde est encore en short-claquettes-fausses Ray-Ban. Le centre-ville, lui, est désert. Seuls quelques petits vieux bravent les UV assis sur des bancs publics. « Le dimanche, tout le monde a la gueule de bois ici. Les jeunes font trop la fête alors ils se lèvent tard, balance un petit chauve avec une moustache fine. Si tu veux du bruit, il faut aller en bord de mer. Le vrai centre-ville d'Alicante, c'est là-bas » . Effectivement, c'est au bord de l'eau cristalline que ça se passe. Tout le monde est sur sa serviette de bain ou une glace à la main. Des Anglais tout rouges y côtoient les expatriés argentins et les locaux venus profiter du sable fin de la principale plage de la ville.

Sur la promenade du front de mer, quelques jeunes avec des maillots fluo d'Hercules ont improvisé un “botellon”, histoire de se chauffer avant d'aller au stade. L'ambiance est bon enfant, même si certains regrettent que le prix des abonnements se soit envolé avec le retour du club en première division : « Le club a acheté beaucoup de joueurs cet été. Des stars comme Valdes et Trezeguet gagnent des millions. Ils ont intérêt à mettre des buts parce que ce sont les socios qui paient leurs salaires » , râle Pedro avec sa bière à la main. Le retour des Herculanos dans la Liga de las Estrellas a effectivement fait beaucoup parler. Et pas qu'en bien. L'actionnaire majoritaire, Enrique Ortiz, a la justice à ses trousses depuis cet été pour des malversations occultes au PP local (parti politique de droite). Mis sur écoute pour l'affaire Gurtell, la police a également découvert qu'Ortiz avait arrangé des matchs pour s'assurer la montée du club en première division. Bien que toutes les informations aient été transmises à la Ligue de Football Professionnel, cette dernière a préféré homologuer la présence d'Hercules en première division pour ne pas retarder la mise à feu de la Liga. Pour éteindre la polémique, les dirigeants d'Hercules ont donc recruté du lourd : Trezeguet, Nelson Valdes, Drenthe... Et Olivier Thomert. Ça fait rêver.

17H. Le bus du FC Séville arrive sous les huées des supporters autochtones. Un simple coup d'œil sur l'enceinte permet de se rendre compte que les dirigeants blanquiazules ont tout misé sur le recrutement. Vétuste et mal entretenu, le Rico Perez a des allures de Furiani. Personne n'a eu la bonne idée de mettre un petit coup de peinture pour camoufler la misère. Bref, des travaux, Hercules va en avoir à entreprendre à la pelle. Les stewards chargés de contrôler les billets sont également à la ramasse. Les tourniquets sont hors service, alors ça se passe à l'ancienne, c'est à dire dans le bordel le plus total. A l'intérieur les familles, les (jolies) filles et les garçons sont accueillis par une sono merdique de 15 watts qui passe du Shakira et du Enrique Iglesias. David Trezeguet est le premier à entrer sur la pelouse pour s'échauffer. Bizarrement il n'est pas aussi acclamé que Drenthe, l'ancien tricard du Real Madrid. Anonyme chez les Merengues, le Batave est devenu la petite coqueluche du public. Surprenant au vu de sa petite prestation contre les Sévillans. Le roi David, toujours intercalé entre les deux centraux, ne touche pas beaucoup la balle. Chez lui, c'est bon signe. La preuve, l'ancien Turinois aura fini le match avec un ratio insolent : une demi-occasion et un premier doublé en Liga. Escudé ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé. Séville non plus d'ailleurs. Les Andalous, en pleine crise de confiance, n'ont jamais su répondre à l'agressivité du bloc blanquiazul. A la fin du match, Antonio Alvarez a même été destitué puis remplacé dans la foulée par Gregorio Manzano, l'ex-entraineur de Majorque. David Trezeguet, lui, a déjà démontré qu'il n'était pas vraiment venu faire du tourisme. Les abonnés du Rico Perez peuvent être rassurés : leur argent est entre de bons pieds. Le maintien aussi...







A Hercules, JPS

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