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« Bielsa m'a appris à voir le foot »

Jared Borgetti a longtemps été le porte-drapeau du foot mexicain dans le monde entier. Il retrace son parcours, de Bielsa aux conseils d'Ivan Campos à Bolton.

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Tu es né dans le village de Culiacancito, juste à côté de Cualican dans l’État de Sinaloa, à quoi ça ressemble la vie là-bas ?
Comme dans tous les lieux un peu reculés, notre seul moyen de s’amuser était d’aller dans la rue, au parc ou bien à l’école et jouer au ballon. J’étais libre, nous pouvions faire ce que l’on voulait du moment que ça pouvait nous distraire. On ne peut pas dire que mon enfance a été compliquée. On était quatre garçons et trois filles, élevés par une mère seule. Ma mère a toujours fait en sorte qu’on ne manque jamais de rien, grâce à Dieu. En revanche, j’ai dû me battre pour beaucoup de choses. Il fallait oublier les vacances, les loisirs, les plaisirs superflus, quoi. Nous vivions au jour le jour avec ce qui suffisait pour remplir nos estomacs et s’habiller. Rien de plus. Nous n’étions pas dans le luxe comme certains, mais nous faisions en sorte d’être heureux.

D’ou vient cet amour pour le football ?
Comme la plupart des gens qui vivent dans des villages mexicains, il y avait deux grands sports. D’un côté, le baseball. Tout le monde ou presque y jouait. La région du Sinaloa est une terre de baseball. Et de l’autre, il y a ceux qui jouent au foot. Mes frères et moi, on faisait partie de cette deuxième catégorie. Et c’est grâce à eux que j’ai aimé le foot, parce qu'eux y jouaient. J’aurais pu jouer au baseball aussi, mais il faudrait demander à mes frères pourquoi le football !

Quand est-ce que tu as su que tu allais devenir footballeur ?
Je jouais dans des petits clubs près de chez moi, mais un jour, je devais avoir 17 ans, il y avait un tournoi à Guadalajara où j’ai pu jouer contre d’autres sélections d’États. J’ai pu voir les qualités des autres joueurs, et beaucoup d’entre eux étaient déjà professionnels. Tout était différent de ce qu’il y avait à Culiacan. Le baseball occupait une énorme place, donc on ne connaissait pas le football professionnel. Durant ce tournoi, j’ai pu apprendre un football un peu plus organisé tactiquement. Quand j’avais 15 ans, mon joueur préféré était Hugo Sánchez, le célèbre buteur mexicain du Real Madrid. Moi aussi, je voulais être avant-centre. Alors c’est en le regardant que j’ai commencé à vouloir sortir du lot aussi. Je voulais faire des choses intéressantes dans le football.

« Pour mon premier match, si la caméra passait près du banc des remplaçants, il fallait qu’on me voie à la télé. C’est la première chose à laquelle j’ai pensé et je l’ai faite ! » Jared Borgetti

Tu commences ta carrière avec les Zorros de l’Atlas de Guadalajara en 1994. À quoi tu as pensé lorsque tu es entré sur un terrain pour la première fois ?
Trois jours avant le match contre l’America, je suis allé chez ma mère pour lui dire que j’allais peut-être jouer ce match. Comme le match était programmé un dimanche après-midi, je lui ai demandé de regarder la télé pour voir si mon nom allait être affiché lors de la présentation des joueurs. Même si j’étais sur la liste des remplaçants, ça m’allait. Si la caméra passait près du banc des remplaçants, il fallait qu’on me voie à la télé. C’est la première chose à laquelle j’ai pensé et je l’ai faite ! Avant de commencer le match, je ne pensais pas trop à si j’allais pouvoir jouer, car avant moi, il y avait sur le même banc deux joueurs avec plus d’expérience, bien meilleurs que moi d’un point de vue technique. Marcelo Bielsa avait donc deux changements bien plus expérimentés. Comme nous étions en train de gagner le match, il voulait faire tourner. On m’arrête durant mon petit échauffement et on me dit que je vais entrer, moi. J’étais comme un fou, même si c’était pour quelques minutes.

À l’époque, Bielsa était déjà un coach aux méthodes drastiques ?
Oui, il était déjà très exigeant, c’est un perfectionniste. Même avec les jeunes, il n’aimait pas qu’on se trompe. Il m’a appris beaucoup de choses sur la manière de voir le foot, de l’analyser, de ne pas seulement le voir comme un joueur, mais aussi de prendre du recul. Il fallait qu’on sache ce qui allait se passer devant les buts avant même de faire les gestes physiques. Il envoyait souvent les jeunes regarder des vidéos de matchs de l’Atlas, d’autres équipes mexicaines ou bien d’autres équipes européennes. Il nous demandait de les analyser. Lui, c’était un chef de guerre. Il nous disait comment attaquer, comment on pouvait utiliser les espaces. Nous étions libres de nos mouvements. En tant qu’attaquant, il m’autorisait à prendre des tirs dans toutes les zones de danger. Il nous disait aussi comment tout peut se passer avec un changement. Comment l’autre équipe allait réagir et ce qu’elle cherchait à faire grâce à ce changement. Si l’adversaire choisissait d’attaquer ou de défendre, si c’était pour une modification tactique ou bien que leur schéma avait changé. Et tout ça, durant un remplacement. Bielsa nous a tout appris, et je n’aurais jamais pu voir ça à Culiacan. Non seulement il m’a appris à jouer, mais aussi à voir le football.

Ça te surprend, toi, que Bielsa ait révolutionné la manière de voir le foot en France ?
Ça ne m’étonne pas du tout, car quand je suis arrivé à Guadalajara, je ne savais rien du football. C’est un coach qui ne s’occupe pas juste d’entraîner l’équipe et de faire gagner un match. Non. Lui veut aussi que ses joueurs apprennent le foot, qu’ils sachent et qu’ils voient ce qu’il va se passer. Tout est calculé. Il approfondit ta manière de voir le football. Et pas seulement les joueurs, hein, il voulait que les fans apprennent tout ça aussi. Ce n’est pas juste 11 joueurs contre 11 autres, c’est plus profond que tout ça. Il te fait connaître le football dans le moindre détail.

Vous aviez quel type de relations ?
On se voyait très peu. A l’époque, j’étais jeune et lui dirigeait les joueurs d’expérience. Pour nous, les jeunes, c’était le minimum. Il nous disait ce qu’il attendait de nous. Je pensais toujours qu’il ne se préoccupait pas de ce qu’on faisait, mais je me suis trompé, car le type se rend compte de tout. La plupart du temps, j’étais avec l’équipe première, mais le week-end, je jouais avec la réserve, et lui, il regardait ce que je faisais le week-end. S’il n’aimait pas une chose, il me le disait et s’il aimait, il m’en faisait part aussi.

« Le foot, sur le terrain, la langue importe peu, c’est le savoir qui compte. On fait exactement les mêmes mouvements au Mexique, en Chine, au Japon, en France, en Angleterre, en Espagne. C’est partout pareil. » Jared Borgetti

Tu pars ensuite pour le Club Santos Laguna, que l’on surnomme aussi les « Guerreros » . Ça te représente bien, non ?
Oui, assez ! (Rires) C’est une équipe avec beaucoup d’histoire, dans une ville où le football est pratiquement la chose la plus importante. À cette époque, c’était une équipe pas si reconnue que ça au Mexique. Peu à peu, on a commencé à être connus grâce à nos prestations, nos résultats et nos titres. J’ai été choisi pour faire partie de cette transformation du club. On voulait gagner le titre de champion du Mexique et il a fallu se battre pour aller le chercher. Ici, les gens sont comme ça et ils exigent autant de toi. Ils attendent de toi que tu ailles te battre quoi qu’il arrive. Je suis tombé dans une équipe qui m’a aidé à évoluer et à pratiquer mon football. Avec les trois ans que j’ai vécus avec l’Atlas, j’ai beaucoup appris et c’est avec les Guerreros que j’ai pu mettre tout ça en pratique.

En 96, tu remportes le titre de champion du Mexique, tu marques beaucoup de buts, mais surtout tu inscris un triplé en demi-finale retour contre Toro Neza. Ça représentait quoi, pour toi, cette saison ?
J’étais heureux, tout simplement. Quand j’ai eu la possibilité de jouer dans ce club, je ne voulais pas y aller, pour être honnête. Je voulais rester à l’Atlas, mais je ne pouvais pas selon les dirigeants, alors j’ai décidé de partir pour les Santos Laguna. Je me dis toujours que si j’avais su qu’au bout de six mois, on allait devenir champions, je n’aurais pas réfléchi un seul instant pour y aller ! (Rires) Être l’un des joueurs les plus jeunes de l’équipe m’a rendu encore plus heureux. J’étais celui, avec le gardien de but, qui avait joué toutes les minutes. J’ai marqué le premier but du championnat contre l’America ici à l’Estadio Corona, et nous avions gagné 1-0. J’ai aussi marqué lors du dernier match du tournoi, celui qui nous a fait gagner le titre, alors imagine-toi !

En 2004, tu décides de rentrer à Culiacan et de jouer une saison avec les Dorados de Sinaloa, l’équipe de ta région. T’es un peu le robin des bois du coin, au niveau football, non ?
En vrai, c’est un peu le cas ! (Rires) Les Dorados étaient en première division et ils cherchaient une image qui pouvait les mettre en relation avec les gens, le public. C’est pour cela que j’ai voulu y aller, alors que j’étais toujours sous contrat avec Santos. Ils avaient beaucoup de problèmes et ils m’ont proposé de venir. J’ai dit « oui, sans problème » . Un an plus tard, je partais pour Pachuca et c’est là que commence l’aventure. La découverte de plusieurs villes et pays.

Tu fais ensuite une année à Pachuca avant d’aller à Bolton. Comment ton transfert en Angleterre s’est passé ?
Bien, très bon club. Sur le papier, il était dit que je ne pouvais pas y aller avec mes 32 ans, c’était difficile de penser que je pouvais aller en Europe, surtout en Premier League où l’exigence et le physique sont importants. C’était une nouvelle aventure, un nouveau défi pour apprendre de nouvelles choses.

Comment s’est passée ton intégration là-bas ?
Sur le terrain, c’était pas si compliqué. Il y avait des joueurs comme Ivan Campos qui parlaient espagnol, et ça m’a beaucoup aidé. C’est pas que je comprenais mal l’anglais, je comprenais plus ou moins le nécessaire, mais ces coéquipiers hispanophones m’ont permis de traduire certaines choses du quotidien qui m’ont fait m’y sentir bien. Le foot, sur le terrain, la langue importe peu, c’est le savoir qui compte. Comment utiliser le ballon. C’est la mise en pratique, savoir quel mouvement tu vas faire. On fait exactement les mêmes mouvements au Mexique, en Chine, au Japon, en France, en Angleterre, en Espagne. C’est partout pareil.

« De grands entraîneurs sont venus voir nos entraînements du Mexique, avec La Volpe. Et juste ça, ça te rend heureux parce que ta manière de jouer a un écho positif dans le monde du football. » Jared Borgetti

Tu n’étais pas du genre fish & chips, toi, c’était plutôt le bon machaca du pays. C’est pour ça que t’as raté ta carrière en Angleterre, non ?…
Oui, c’est possible. Mais en discutant avec le coach, il m’a dit : « Je sais que t’es un buteur, et que tu vas mettre plus de 15 buts dans la saison. » Mais je ne cherche pas que les buts. L’entraîneur avait déjà une idée sur la philosophie de football qu’il voulait adopter. Il avait déjà la mise en place de son équipe, son système, et moi, je ne collais pas trop avec ce genre de jeu. Je cherche autre chose avec l’équipe, je n’arrivais pas à me plier à son système. Avec l’expérience acquise, j’ai vu que le football, ce n’était pas toujours celui qui joue le mieux qui sera titulaire, par rapport à d’autres qui ont des portes ouvertes dans l’équipe. En premier lieu, ce qui est important, c’est ce que l’entraîneur cherche à faire avec son effectif. Alors s’il décide que tu n'entres pas dans son schéma, tu ne vas pas jouer. Et c’est ce qu’il s’est passé. Je ne me suis pas senti mal, je le remercie de m’avoir donné l’opportunité de jouer en Premier League et de me rendre compte que ce niveau footballistique était au-dessus de mon âge. C’était en 2005, j’ai quand même joué 5 ans de plus et je n’ai jamais connu de problème. Mais ce fut une très bonne expérience et je ne regrette rien. Si je devais le refaire, je pense que je l’aurais fais avant, plus jeune. Ça aurait été fantastique. J’ai quand même essayé d’en profiter et d’apprendre au maximum.

Et l’Angleterre, t’en as pensé quoi ?
J’ai beaucoup aimé l’ambiance du pays, c’est sympa. Mais le football là-bas, c’est quelque chose d’impressionnant. Les gens respectent. Ils respectent les joueurs, le match, leur équipe et l’équipe adverse. Ils comprennent que l’important est de reconnaître l’effort que tu as pu faire durant le match. Souvent, même à domicile, si l’équipe adverse est meilleure, le public va réagir. Et pas forcément pour siffler. C’est important, pour comprendre le foot, de reconnaître la supériorité d’autres équipes et de les remercier. Je pense que quand on comprendra ça, en tant que fans, on pourra mieux profiter des matchs de foot. On n’ira pas voir un match de notre équipe pour lui réclamer des buts et, quand elle perd, commencer à siffler ou à les insulter. Ça, je l’ai compris en Angleterre. Et je n’ai jamais pu profiter des matchs comme eux le font depuis cette époque.

Quelles relations tu avais avec Ricardo La Volpe, coach de la Tri de 2002 à 2006 ?
Nous avions de bonnes relations. C’est l’un des meilleurs entraîneurs que j’ai eus au cours de ma carrière. Il est très différent de Bielsa dans la façon de voir les matchs. Bielsa va vouloir te montrer comment se passera le match, il se préoccupe de la défense adverse. La Volpe est aussi très perfectionniste, il cherche toujours à s’améliorer et comment faire pour diminuer l’équipe d’en face en jouant sur ses points faibles. Il pense toujours à gagner, à attaquer, toujours. Avec lui, nous devions toujours être les acteurs du match, peu importe le match, peu importe l'adversaire. Toujours jouer comme si on était chez nous, mais toujours en respectant l’adversaire. Un jour, nous avions joué contre le Brésil de Diego, Robinho, Kaká, etc... De très bons joueurs qu’on devait respecter. On voulait savoir comment ils défendaient quand ils rencontrent une équipe offensive. Normalement, quand tu joues contre de meilleures équipes, tu te préoccupes de ta manière de défendre, comment tu vas faire pour ne pas qu’ils te fassent mal. Ricardo, dans sa tête, il s’en préoccupe à 20%. Les autres 80%, il cherche comment il va faire gagner l’équipe. Ça, il t’en parle, mais il travaille beaucoup aussi. Toute la semaine, il cherche à attaquer et comment il va faire pour y arriver. J’ai aussi pu profiter de cette philosophie offensive. Contre l’Allemagne en 2005 pour la Coupe des confédérations (défaite 4-3 pour le match de la troisième place), c’est comme ça qu’on a joué : vite vers l’avant, en profitant, en essayant de faire vivre le ballon. Arsène Wenger était venu nous voir à l’entraînement. D’autres entraîneurs sont aussi venus nous voir. Et juste ce fait, ça te rend heureux parce que ta manière de jouer a un écho positif dans le monde du football. Même Guardiola, qui a joué pour les Guerreros, a déclaré que sa manière de jouer et d’entraîner a été directement influencée par celle de La Volpe. Les équipes de Guardiola savent toujours bien manier le ballon, en se préoccupant plus des attaques que de la défense. Lui, il dit toujours que la meilleure défense, c’est l’attaque. Les équipes de Guardiola, quand elles perdent le ballon, tous les joueurs participent à la récupération pour faire le pressing et rester proches du but adverse.

« En 2002, je marque contre une des meilleurs équipes du monde, depuis une zone où très peu de buts de la tête rentrent et contre Gigi Buffon, considéré comme le meilleur de l’histoire du football, et ça, durant un Mondial. C’est une folie... » Jared Borgetti

Tu as marqué beaucoup de buts avec la Tri. Mais celui contre l’Italie en Coupe du monde 2002 est peut-être celui qu’on retient le plus. Tu peux nous raconter un peu ce que tu as ressenti durant la rencontre ?
En 2002, je suis arrivé en sélection comme une option pour l’entraîneur. J’ai fini par gagner ma place avec les titulaires au fur et à mesure des matchs. C’est grâce à mon envie à l’entraînement, ma participation aux matchs amicaux, etc... Ce match contre l’Italie est un moment mémorable pour ma carrière et pour ma vie. Aujourd’hui, il s’est passé 14 ans depuis, c’est une chose dont les gens parlent encore et ils s’en souviennent. Partout où je vais, les gens se rappellent ce match et ce but. Ils me disent toujours que c’est le plus beau but de la tête qu’ils aient jamais vus. Imagine ce que ça représente pour moi : marquer contre l’Italie, une des meilleures équipes du monde, le mettre depuis une zone où très peu de buts de la tête rentrent et contre un gardien, Gigi Buffon, considéré comme le meilleur de l’histoire du football, et ça, durant un Mondial. C’est une folie. Que dire de plus ? Ce but a marqué ma vie, est marqué à vie. Parfois, les gens ne me connaissent que pour ce but. C’est impressionnant, parce que j’ai jamais réussi à en remettre un pareil ! (Rires)

Vidéo

Si tu devais dresser un bilan de ta carrière, ce serait lequel ?
Ma carrière a été remplie de joies, de bonheur, d’expériences, d’enseignements et de progrès. J’ai montré que tu peux être qui tu veux, peu importe d’où tu viens. Que tu peux réaliser ton rêve tant que tu n’abandonnes jamais, que tu ne laisses pas ton destin dans les mains des autres. Tu dois avoir confiance en toi et croire en tes capacités. Mais même en faisant ça, ça ne va pas t’assurer le succès, mais finalement, tu pourras te sentir heureux d’avoir donné ton maximum. Tu n’auras pas de regrets avec des « si j’avais fait ci » ou bien « si quelqu’un avait fait ça » . Celui qui a le plus d’intérêt à ce qui se passe dans ta vie, c’est toi-même. On ne vit pas sa propre vie en attendant que les autres en profitent pour toi. Je pense que c’est ce que le football m’a appris. Grâce à tous ces voyages, toutes ces expériences. Aujourd’hui, je suis heureux et je profite de tout ça. Je profite de tout ce que j’ai fait, de mes erreurs, de mon expérience. Il faut chercher le positif, car même dans les mauvaises choses de la vie, il y a des enseignements positifs à tirer. Si on aspire à quelque chose en se disant « ça va mal se passer » , on n'apprendra jamais de cette épreuve et on va continuer à se tromper. Il faut être positif ! Voir le bon côté des choses, penser grand, mais surtout penser à ce qui peut se passer en se donnant à 100%.

Propos recueillis par Alexandra Jaegy et Gad Messika
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