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Bielsa et le mérite de passage

Ce 13 avril, cela fait 320 ans que Jean de la Fontaine est mort. Mais à Marseille comme ailleurs, pour Bielsa ou un autre, la morale de l'histoire est toujours la même : le plus apte survit. Pas le plus méritant. Entre mérite sportif et venin arbitral, petit point sur la saison folle de l'OM, champion d'automne qui vient de tomber du podium.

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Il y a quelques bastions dans ce monde où les valeurs que l'on nous inculque étant gamin ne servent à rien. Pire, elles nous desservent. Dans le football, la méritocratie a - tant mieux pour les uns, tant pis pour Bielsa - la même place que la politesse dans les transports en commun. Un principe caduc auquel l'Argentin tient coûte que coûte, quitte à paraître niais, quitte à valider l'idée du « trop bon, trop con » , comme ce dimanche soir. Un dimanche soir comme les autres à Bordeaux depuis 37 ans, au moment de recevoir Marseille. Un dimanche soir comme les autres à Marseille, depuis que l'OM a pris la pénible habitude de perdre dans la polémique. « Nous ne méritons pas ce qui nous arrive, et je parle du fait d'avoir quitté le podium, sachant qu'à mon avis, la manière de jouer de l'équipe nous permet d'évaluer nos possibilités comme réelles » théorisait le technicien marseillais, en conférence de presse d'après-match. Des propos qui transpirent autant la déception que l'acceptation de voir la sinistre réalité triompher sur le valeureux mérite et la culture du jeu. Accepter cela, c'est aussi accepter l'injustice, comme le clamait le Loco dans sa causerie post OM-OL, passée à la postérité. Mais finalement, si aujourd'hui, plus dure est la chute pour les Phocéens, supporters comme joueurs, c'est aussi et surtout parce que la déception sportive est, elle, impossible à accepter. Oui, dans la triste histoire récente de l'Olympique de Marseille, le venin est peut-être ce qu'il y a de plus facile à avaler.

Révolte verbale et attentisme physique


Le venin ne tue pas nécessairement, il paralyse. À force de le consommer sans modération au cours des dernières journées, les joueurs de l'Olympique de Marseille deviennent amorphes, inoffensifs. Administrée par M. Varéla, la dose dominicale s'est révélée suffisante pour que les coéquipiers de Steve Mandanda baissent la garde, puis la tête après un penalty non sifflé sur Alessandrini et une main de Yambéré, le futur buteur, dans sa surface de réparation. Deux « faits de jeu » (appelons-les ainsi) aux airs de goutte de venin qui fait déborder le vase de sérénité marseillais, jusqu'à le casser en mille morceaux. Après Lyon et Paris, les Phocéens, frustrés, ont une réaction en deux temps. D'abord, ils disjonctent mentalement, en se ruant vers l'arbitre, en faisant de grands gestes ou en implorant la Bonne Mère. Puis, résignés, ils font de l'apathie sportive la suite logique de la révolte verbale. Sonnés par le but si prévisible de Bordeaux, les Marseillais, largement dominateurs à ce moment du match, ont tellement avalé le venin de M. Varéla qu'ils ont cessé de jouer. Comme paralysés par ladite injustice, les Phocéens ont perdu le sentiment de révolte sportive. Pas un Marseillais pour péter un câble, prendre le ballon et essayer de dribbler tout le monde. Pas un Marseillais pour dire à ses coéquipiers : « On se fait entuber ce soir, on a un quart d'heure pour leur rouler dessus » . Non, juste des plaintes, et un grand vide sportif, plein de résignation mal placée. Au final, entre deux poteaux et deux erreurs d'arbitrage, la rencontre de ce dimanche soir est la seule que les Phocéens peuvent réellement avoir en travers de la gorge. Aujourd'hui, et encore plus pour des enfants de la méritocratie, se plaindre de l'arbitrage est l'apanage des faibles. Des plaintes logiques quand on sait que les erreurs arbitrales sont les arbres qui cachent une forêt de désillusions sportives. Oui, quand les espoirs partent en fumée, il est plus aisé de se dire que c'est de la faute d'une autorité supérieure.

Caen, Saint-Étienne et Reims : les vrais scandales ?


Alors quel est le plus dur ? Une main de Marquinhos ou se faire rejoindre par Saint-Étienne dans les derniers instants alors que l'on a été menés préalablement ? Une situation litigieuse pour Ocampos face à Lyon ou se faire rejoindre par Reims dans les derniers instants, sur un but de David N'Gog ? Voir Pallois stopper irrégulièrement Alessandrini dans sa surface en pleine course ou réussir à perdre 2-3 au Vélodrome face à Caen, après avoir mené 2 à 0 ? S'il est certain que le mistral n'a que rarement soufflé dans le sens de l'OM au moment des décisions litigieuses, les vraies casseroles phocéennes depuis le début de l'année 2015 sont sportives. Champion d'automne flamboyant, l'OM est en train de devenir un coureur cycliste français sur le Tour de France : un protagoniste plein de panache, qui fait plaisir aux mecs en bob qui sirotent un pastis, mais qui disparaît avant l'ascension finale. De l'OM version Bielsa 2014-2015, on se dira que « c'était beau » . De l'OM version Deschamps, on se dit qu'il a gagné. Et ça, ça fait mal aux romantiques et aux amoureux du beau jeu. De se dire que potentiellement, l'OM de Bielsa ne fera pas beaucoup mieux que celui de Baup, ça revient à se dire que le fond importe peu. Que le beau jeu, c'est bon à rendre digeste 38 matchs de Ligue 1, mais qu'il ne qualifie pas pour la Ligue des champions. De loin le constat le plus difficile à avaler pour un amoureux du foot, un Marseillais de surcroît. S'il s'est peut-être trop obstiné, trop adapté, Marcelo Bielsa est une chance folle pour le football français et pour Marseille. Au fond, l'injustice, c'est peut-être de ne pas avoir une défense au niveau pour jouer sa philosophie à fond. Mais des excuses, Bielsa s'en tape au moins autant que du venin : il a eu le mérite d'essayer. Et tant pis si le foot se fout du mérite.



Par Swann Borsellino
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