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  1. // France – Ligue 1 – OM – Billet d'humeur

Bielsa et la vérification par l'effet

« La fin de l'effet Bielsa ? » C'est en substance le refrain qui revient sans cesse depuis que l'OM semble perdre de sa superbe. Comme si, au fond, cela procurait un certain plaisir à ceux qui n'attendaient que ça…

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C'est qu'ils vont y arriver… Ils avaient déjà fait le coup avec Carlo Ancelotti et ils sont en passe de réussir à dégoûter Marcelo Bielsa du foot. Du foot français, hein. Alors voilà : l'OM est moins bien en 2015, concède des buts de Mevlüt Erding dans les arrêts de jeu, et le coach argentin n'est plus digne d'entraîner en Ligue 1. Il ne serait pas assez à l'écoute des critiques. Il serait accroché à ses idées de jeu comme une moule à son rocher. Perché dans son petit monde, les lunettes rivées sur ses petites analyses vidéo qu'il affectionne tant, à faire le clown en survêt' sur sa glacière. Bref, ce serait tout, sauf le génie qu'on avait bien voulu nous vendre. Un coach juste bon à perdre deux fois dans la même saison contre Rolland Courbis, en somme. C'est vrai ça : et si, après tout, c'était mieux avec Élie Baup et José Anigo ? Parfaitement : quand l'OM comptait sept points de moins et trente-huit buts inscrits, contre quarante-huit actuellement, après 26 journées. Une époque où, entre parenthèses, l'OM pointait à 19 longueurs du leader parisien et avait déjà enterré tout espoir de titre et de qualification pour la Ligue des champions depuis de longues semaines. Une époque aussi où l'OM disposait dans ses rangs du meneur de jeu titulaire de l'équipe de France quart-de-finaliste de la Coupe du monde. Pendant que certains se demandent déjà si c'est la fin de l'effet Bielsa, d'autres se posent peut-être même la question : y a-t-il jamais eu un effet Bielsa ?

Une équipe qui ne jouait plus à rien


La réponse est oui. Oui, il y a eu un effet Bielsa. Oui, il y a encore un effet Bielsa. Et oui, il y aura toujours un effet Bielsa. À commencer par un effet… médiatique. À croire que parce qu'il avait trop envie d'apporter son grain de sel dans un football français particulièrement attaché à sa petite routine, qu'il arrivait avec une image de révolutionnaire qui allait ringardiser les bonnes vieilles habitudes de la L1, l'ancien sélectionneur avait commencé à déranger avant même son arrivée officielle. D'ailleurs, d'autres entraîneurs de L1 s'étaient chargés du comité d'accueil. Et puis cette façon de parler laconiquement en espagnol en regardant son pupitre… Non, vraiment, Bielsa ne plaisait pas. Son OM caracolait en tête du classement ? Au mieux, de la chance. Au pire ? Bah, de la chance aussi. C'est là le deuxième mensonge des détracteurs de Bielsa… Bielsa a évidemment transfiguré l'OM. Cet OM qui ne jouait plus (rien) depuis le départ de Didier Deschamps, qui s'était résolu à voir le PSG enquiller les titres, l'OL s'en sortir par la formation et Saint-Étienne ou Monaco venir, à terme, lui piquer sa place dans le top 3 de la Ligue 1. Cette équipe qui, depuis quelques mois, s'est remise à jouer au foot, sous les coups de gueule d'un entraîneur attaché à sublimer quelques grognards (Gignac, Ayew, Nkoulou…) et qui s'est donné pour mission de faire enfin passer un palier technique et tactique à ses jeunes (Thauvin, Imbula, Mendy, Dja Djédjé…). Bien entendu, tout n'est pas rose pour Bielsa sur le Vieux-Port. Bielsa tâtonne, Bielsa bricole, Bielsa s'adapte, Bielsa cherche le second souffle. Parce que le coup de pompe est réel. L'impact physique dû à la débauche d'énergie et à la multiplication des efforts qu'exige le jeu de Bielsa ont temporairement frappé les cuisses – et les têtes ? – des Olympiens. Des Phocéens qui pêchent actuellement dans la concentration, mais semblent toutefois retrouver match après match l'allant, l'esprit et la créativité qui faisaient leur force en début de saison. Qui peuvent toujours espérer retrouver la Champions League dès le mois de septembre, et qui ne sont toujours par largués dans la course au titre, avec l'avantage de recevoir Paris, Lyon et Monaco au Vélodrome.

Le faux problème Dória


Mais alors, qu'est-ce qui dérange tant chez Marcelo Bielsa ? Un élément de réponse, peut-être : il n'est pas un aussi bon client qu'on le pense. Il ne donne pas d'interview fleuve à la presse, s'exprime très peu dans les médias. Des médias qui n'ont pas toujours l'air de comprendre le personnage qui a débarqué en Ligue 1 l'été dernier. Un personnage qui ne comprend peut-être pas bien lui non plus ces médias qui, par exemple, en font des caisses sur l'affaire Dória. Une affaire qui ne dit en soi rien de bien intéressant sur Bielsa, si ce n'est qu'il était réfractaire à faire jouer un joueur qu'il n'avait pas choisi. Wahou, quel fou, vraiment… En Espagne, les conférences de presse de Bielsa duraient parfois plusieurs heures, prenaient des tournures quasi poétiques à grands coups d'analyses tactiques parfois très poussées. Partout dans le monde ou en Europe, Marcelo Bielsa est perçu comme un génie du football. Pep Guardiola passait des heures à boire ses paroles. Xavi confiait (dans le So Foot #115, avril 2014) que les matchs de l'Athletic Bilbao lui procuraient un plaisir intense. Suffit de se remémorer le huitième retour de Ligue Europa 2012 – édition lors de laquelle Bilbao arrive en finale, comme il atteindra la finale de la Copa del Rey la même année – entre les Basques et Manchester United pour comprendre. Dans une Ligue 1 qui critique sans cesse les choix et l'attitude de Marcelo Bielsa au moindre faux pas de l'OM, l'équation peut aussi s'écrire autrement : et si c'était Bielsa qui avait fait le mauvais choix en rejoignant la L1 ? Ou, de façon plus cash : et si ce n'était pas Marcelo Bielsa qui était loco, mais le monde qui l'entoure ?

Par Pierre Maturana
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