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Bianchi : « Le Real joue à contrecœur »

Chemise bleue ciel et crinière argentée, Carlos Bianchi revient sur le cinquième clásico espagnol de la saison depuis la cafétéria du musée d'Art Latino-Américain de Buenos Aires, porte-clés à l'effigie de Jean-Paul II posé sur la table. L'entraineur le plus titré du football albiceleste (six titres avec Vélez Sarsfield et neuf avec Boca Juniors) a assisté aux deux premiers duels depuis les tribunes de Bernabeu et de Mestalla et n'a pas perdu son œil acéré.

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S'il n'a jamais réussi à s'imposer sur un banc en Europe, à la Roma ou à l'Atletico Madrid, El Virrey (le Vice-Roi, son surnom en Argentine) a vaincu les plus grands aux manettes de Vélez Sarsfield, puis de Boca Juniors : le Milan de Fabio Capello (1994), le Real de Vicente Del Bosque (2000) et de nouveau le Milan, cette fois aux mains de Carlo Ancelotti (2003). En retrait depuis son départ de Boca Juniors il y a un an, l'ancien goleador du Stade de Reims et du Paris Saint Germain s'est offert une petite escapade sur le Vieux continent, histoire d'observer de plus près les duels les plus attendus de l'année, lui qui suit toujours de très près l'actualité footballistique. Il n'a pas vraiment goûté la tactique employée par l'entraîneur madrilène lors des trois dernières confrontations.


Comment jugez-vous la tactique employée par José Mourinho ?


Le Real a joué comme ça car son entraineur pense qu'il ne peut gagner que de cette manière. A contrecœur, comme vous dîtes en France. Il n'a pas respecté l'histoire du club. Traditionnellement, le Merengue est un « conquistador » (conquérant). En adoptant une tactique si défensive, c'est comme s'il disait à son adversaire : « vous êtes supérieurs, alors on va jouer à vous faire déjouer » . La formation du milieu de terrain parle d'elle-même : Pepe, Xabi Alonso et Diarra sont des joueurs plus enclins à la récupération qu'à la création. Et en plus, Ozïl et Di María ont passé plus de temps à se préoccuper à couvrir les montées des latéraux qu'à aller vers le but adverse, laissant Cristiano Ronaldo seul sur le front de l'attaque.

Qu'avez-vous pensé de Barcelone ?


Je remarque une certaine automatisation dans son jeu, surtout dans les trente derniers mètres, un secteur où auparavant l'équipe faisait la différence. Aujourd'hui, elle manque d'esprit d'improvisation dans cette zone clé : le seul qui semble capable de faire quelque chose de différent, c'est Messi. Et évidemment cela ne suffit pas toujours. Pedro a souffert d'un manque d'explosivité, David Villa n'était pas au mieux et Xavi a eu du mal à s'approcher du but, face à un adversaire si fermé et si reculé.

Ils sont moins impressionnants qu'en début de saison...


Oui, mais ce que réalise Barcelone ces dernières saisons est impressionnant et les voir jouer est un plaisir pour les yeux des amoureux de football. Ils se sont maintenus de manière régulière parmi les meilleurs de pratiquement presque toutes les compétitions auxquelles ils ont participé et cette Ligue des Champions ne devrait pas faire exception. Ils ont des joueurs qui font la différence et un schéma qui étouffe leurs adversaires. Ce n'est pas pour rien que Mourinho a choisi de jouer de façon si défensive face à eux : il a tacitement admis la supériorité du rival. Même si par la suite l'équipe qui remporte cette demi-finale n'est pas couronnée championne, éliminer le rival historique à ce niveau de la compétition c'est quelque chose de très fort. Cela me rappelle lorsque nous avions battu River en Copa Libertadores avec Boca en 2004.

L'expulsion de Pepe a-t-elle été décisive dans cette première manche ?


Je ne sais pas combien cela a pu influer sur le résultat, mais elle me semble correcte. Avant tout, le Real Madrid doit se demander si les cartons ne sont pas un risque qu'il prend en jouant de manière si agressive, toujours à la limite.



Qu'avez-vous pensé du repositionnement de Mascherano ?


Il a été performant en tant que défenseur central. C'est vrai que face à une équipe sans attaquant, c'est tout de suite plus facile, mais il faut rendre hommage au professionnalisme, au sérieux et à la classe dont il a fait preuve pour apporter sa contribution à un système déjà bien huilé. Dommage que quand l'équipe est au complet il n'y ait pas de place pour lui.



Peut-on craindre des dissensions au sein de la sélection, à l'issue de ces clásicos très tendus ?


Ces duels génèrent une grande tension, qui pourrait affecter les bonnes relations entre des joueurs qui aujourd'hui sont rivaux, mais qui vont se retrouver en sélection. Pourvu que cela n'arrive pas...



Propos recueillis par Florent Torchut, à Buenos Aires

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