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Bernardi : « Maradona ? Un joueur de plus »

Lucas Bernardi est une véritable star à Newell's Old Boys, le club de ses débuts, qu'il a retrouvé début 2009. L'ancien Marseillais et Monégasque évoque les débuts de l'Argentine, de la France et... de la Côte d'Ivoire en Afrique du Sud. Sans langue de bois.

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Qu'avez-vous pensé du match de l'Argentine contre le Nigéria ?


Comme tout le monde, je trouve que l'Argentine a bien joué, même si elle a un peu souffert à droite. Elle a été supérieure au Nigéria, se créant pas mal d'occasions de but. Néanmoins, avec un seul but d'avance, elle s'est un peu compliqué la vie...

Quelle impression vous a fait Messi ? C'est son meilleur match en sélection ?


Il a déjà fait des bons matches avec l'Argentine. Forcément, le fait que ce soit un match d'envergure, en Coupe du Monde, a plus d'impact. Ici, en Argentine, les gens lui reprochent de ne pas jouer comme il le fait à Barcelone, mais il a démontré quel joueur il est.

L'Argentine est-elle enfin prête à aller loin ?


Il faut voir comment elle va passer le premier tour. Je pense que la rencontre contre la Corée du Sud sera son match le plus difficile. Mais je le sens bien, le premier match a jeté les bases du jeu de l'équipe et lui a donné un certain confort pour les deux prochaines parties.

Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu une équipe d'Argentine aussi entreprenante...


L'Argentine a vécu des éliminatoires très difficiles, des matches amicaux compliqués, durant lesquels elle n'a pas pu développer son jeu. Le match contre le Nigéria a démontré tout le potentiel de l'Argentine. Elle a montré un visage plus conforme au niveau de ses joueurs.

Qu'est-ce qui a changé ?


Le temps passé ensemble, mais aussi le discours de Maradona, les discussions que les joueurs ont pu avoir avec lui et entre eux ont été décisifs. Et puis, c'est l'Argentine : elle sait ce que représente un Mondial et a su être à la hauteur. L'équipe a été très critiquée pendant les éliminatoires. Je ne sais pas si c'est une revanche, mais pour ces joueurs prestigieux, c'est une manière de montrer qu'ils forment une grande équipe. Ils sont sur la bonne voie.

Que pensez-vous du Maradona entraineur ?


Je n'ai jamais travaillé avec lui, mais par rapport à ce que je vois à la télévision, il a l'air très proche des joueurs. C'est un joueur supplémentaire pour l'équipe. Il leur transmet son expérience, sa passion et son énergie. Maradona est une référence pour les joueurs argentins. C'est donc plutôt positif pour aborder cette compétition.

Votre avis sur le système de jeu ?


L'Argentine n'a pas changé, elle a joué comme elle sait bien le faire, en tenant le ballon, en le faisant circuler. L'équipe peut s'adapter à plusieurs systèmes avec les joueurs qu'elle possède. Elle peut même en changer en cours de match. Ce qui définit le style de jeu, c'est la possession de balle. Si l'Argentine a la balle, avec Messi, le système n'a aucune importance. Elle possède plusieurs goleadores de premier rang et une défense très solide.

Votre opinion sur l'équipe de France ?


Je trouve qu'elle n'a pas de fonds de jeu. J'ai été surpris de les voir enchainer les centres. J'ai l'impression qu'il y a un manque de complicité entre les joueurs. Il leur a manqué ce fonds de jeu qu'apportait Zidane en 2006. Mais la France possède toujours des grands joueurs comme Ribery, qui est capable de gagner un match à lui tout seul. Elle reste une puissance du football, mais ça ne va pas être simple contre le Mexique, une équipe qui vaut bien l'Uruguay.

Quel est votre favori ?


J'aime beaucoup la Côte d'Ivoire. Je connais Yaya Touré, avec qui j'ai évolué à Monaco. Cette équipe peut exploser, elle a le potentiel en tout cas. L'Allemagne est toujours candidate et devrait encore être dans le dernier carré. L'Italie s'est améliorée par rapport à la phase éliminatoire.

Pour l'instant, on assiste à une Coupe du Monde ennuyeuse...


Les équipes ne prennent pas de risques. Il n'y a pas de match facile. Les premiers matches ont été tendus, les joueurs ont semblé nerveux pour leurs débuts. On aurait dit qu'ils avaient peur de perdre. Espérons que les équipes se lâchent lors de la deuxième journée et qu'il y ait plus de buts...

Propos recueillis par Alejandro Carbone, en Argentine

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