Bernardi : « La L1 n'a pas changé »

L'ancien milieu monégasque aujourd'hui à Newell's Old Boys vit par procuration une situation similaire à celle du club de la Principauté. Avant-dernier du Tournoi de clôture, Lucas Bernardi s'évade de temps en temps sur le vieux continent en allumant son téléviseur.

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Deux ans après ton retour, tu gardes encore un œil sur la France ?


Je regarde souvent les matches de Monaco, ceux de Lyon aussi parfois. Je revois des joueurs avec qui j'ai joué et je dois avouer que les veilles des matches me manquent, la ville de Monaco, plein de petites choses auxquelles j'étais habitué. J'ai quand même passé neuf ans en France, la majeure partie de ma carrière... Je suis “mon” équipe, qui passe des moments difficiles, mais je pense qu'avec l'entraîneur qui est arrivé en janvier (Ndlr : Laurent Banide), Monaco a les moyens de se sauver cette année et de faire un très bon championnat la saison prochaine.

Que penses-tu du niveau de la L1 ?


A vrai dire, ça n'a pas tellement changé, il y a toujours beaucoup de matches nuls sans but... Les défenses sont toujours aussi resserrées. Ce qui est bon pour le championnat, c'est que Lyon a perdu de son pouvoir. Actuellement, Marseille possède une très bonne équipe, avec un très grand entraineur, je les vois finir dans le trio de tête. C'est un championnat qui donne sa chance aux jeunes joueurs, car les clubs français ne peuvent pas concurrencer les clubs étrangers. Mais ça a du bon finalement.

Qui est-ce que tu vois champion cette année ?


Difficile à dire. Lyon recommence à gagner, alors que Paris a du mal à remporter plus de trois ou quatre rencontres d'affilée, mais ils sont présents, tout comme Marseille. Lille tient la route. J'espère qu'avec la saison qu'ils sont en train de réaliser, ils arriveront au bout. Pas évident, car une équipe comme Lyon est plus habituée à ce genre de sprint final, mais Lille mérite ce titre.

La campagne 2004 de Monaco en Ligue des Champions, cela t'évoque quoi ?


Jouer une finale de Ligue des Champions, c'est toujours extraordinaire, surtout avec une équipe que personne n'attendait à ce niveau-là. Je regarde souvent Patrice (Evra) lorsqu'il joue avec Manchester. Je me souviens lui avoir dit : « Quand je rentre en Argentine, je veux te voir jouer la Coupe du Monde et évoluer dans un grand club » . Il fait une carrière énorme. Ça fait plaisir de voir ses anciens coéquipiers réussir, son ancien entraîneur qui continue à gagner, de se dire que tu as partagé le vestiaire avec tous ces grands professionnels.

Si tu devais retenir un match de cette campagne...


Deux. Le premier contre le PSV Eindhoven (victoire 2-1 au Pays-Bas), parce que c'était le début de notre groupe dans cette compétition et la demi-finale retour à Chelsea (2-2), avec le but de Morientes à une demi-heure de la fin qui nous envoie en finale.

Qui va remporter le Tournoi de clôture cette année en Argentine ?


Cela va se jouer entre Estudiantes de La Plata et Vélez Sarsfield, les deux meilleures équipes depuis plusieurs mois. En début de saison, je voyais Boca Juniors terminer dans les premiers. Même s'ils ont mal commencé, je les vois bien revenir. Pour moi, ça devrait se jouer entre ces trois-là.

Alejandro Carbone, à Rosario

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