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Bérigaud sort du garage

Double buteur ce week-end lors de la précieuse victoire d’Évian à Ajaccio (2-3), Kévin Bérigaud vient de planter cinq caramels en trois journées. Libéré après les départs de Khalifa ou de Sagbo, l’enfant du pays prend son pied du côté d’Évian Thonon Gaillard. À 25 ans, la saison 2013-2014 pourrait être la bonne pour l’ex-apprenti garagiste de Douvaine.

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Douvaine. Quelque 5000 âmes dans l’arrondissement de Thonon-les-Bains, à quelques hectomètres du lac Leman. Bordée par la route nationale 5 – ou la D1005, à cet endroit précis -, la commune haute savoyarde voit passer quelque 20 000 voitures chaque jour. Parmi les protagonistes de cet incessant balai motorisé, certains ont dû s’arrêter au garage de Jean-Pierre Bérigaud. Derrière ses faux airs de Jacques Rousselot, l’homme est un garagiste travailleur, un amateur de rugby et un père aimant. C’est ici, entre pneus, jantes et clés en tout genre, que son fils Kévin a passé quelques années de sa vie. Réveil à 7h en même temps que le paternel, journée de boulot en vue du diplôme de mécano, puis direction l’entraînement à 16h. Une vie de footballeur qui fait des exploits en Coupe de France pour un jeune ado. Une décennie plus tard, le fils Bérigaud peut rouler des mécaniques : son CAP, il le traîne sur les pelouses de Ligue 1.

L’enfant du bled

C’est le fessier posé sur le porte-bagage du vélo de l’un de ses frères, Loïc ou Eddy, que le petit Kévin part taper dans ses premiers ballons. Lui, l’enfant casse-cou que sa mère, Béatrice a vu tomber en skateboard, quand ce n’était pas d’un arbre, roule vers la commune voisine d’Allinges avec ses aînés pour y rencontrer son grand amour. Car comme beaucoup d’enfants, si Kévin a sué pour décrocher son diplôme, c’est avant tout pour soulager son Jean-Pierre de père, qui, interrogé par Le Messager, avoue avoir souhaité un background plus conséquent que quelques contrôles orientés et deux facéties devant le but pour son fils. Le diplôme en poche, celui qui s’était déjà fait remarquer chez les jeunes au point d’être approché par l’Olympique lyonnais et de recevoir une coupe des mains de Jean-Michel Aulas – inquiets, les parents refuseront l’offre pour le môme, alors âgé d’une dizaine d’année – se lance droit vers son rêve. 100% haut-savoyard, c’est en toute logique que Kévin, l’enfant du bled, atterrit à Croix de Savoie. Une décennie plus tard, l’homme est footballeur pro et a transpiré autant que dans le garage familial pour y arriver. Ce qui explique peut-être que le gaillard est resté simple. Il vit toujours du côté de chez ses parents, à Sciez, où il retrouve avec joie ses amis d’enfance.

Encore tout à prouver, sauf le talent

Il paraît que nul n’est prophète en son pays. C’est peut-être pour ça que les premières années de Kévin du côté de Croix de Savoie riment plus avec doutes qu’avec foot. Parfois, l’homme du 74 se prend la tête, a des envies d’ailleurs, d'autres choses, mais toujours, parents et frangins ont le mot juste. À l’instar d’un Cédric Barbosa, le jeune Bérigaud connaît tout avec le club haut-savoyard. Le National, le titre de champion, l’accession en Ligue 2, le changement de nom, la promotion en Ligue 1, la galère, la finale de Coupe de France… Bref, la totale. Mais si, à 25 ans, Bérigaud fait aujourd’hui partie des meubles, son départ canon en 2013-2014 pourrait être le début de sa première saison aboutie chez les professionnels. En effet, avec cinq buts en autant de journées, l’attaquant de l’ETG n’est qu’à une longueur de son record personnel en Ligue 1, établi il y a deux saisons. Pas beaucoup pour un attaquant, même quand on a eu la concurrence de Khalifa ou de Sagbo. Arme principale de son équipe depuis le départ de ses deux acolytes, Bérigaud explose cette année après un exercice 2012-2013 à l’image de son équipe : compliqué. Avec 4 buts en 35 matchs l’année dernière, l’autre « KB » sait que cette année est une année charnière. L’année où il doit prouver qu’il n’est pas qu’un type qui met des beaux buts de temps en temps. Surtout contre Rennes.





Par Swann Borsellino
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