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Berić, le sauvert ?

Après un premier passage frustrant entre 2015 et 2017, Robert Berić, prêté à Anderlecht en début de saison, retrouve Saint-Étienne avec un certain esprit de revanche. L’avant-centre idéal pour une équipe en manque d’inspiration devant ?

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Il se savait attendu et a répondu. Certains croyaient en lui et, d’une certaine manière, il leur a dit merci. D’autres rigolaient et il leur a fermé le clapet. Alors que sa dernière rencontre avec Saint-Étienne remontait au 20 mai 2017 et une défaite peu glorieuse à Nancy (3-1), que son dernier but avec les Verts datait du 5 mai de la même année et un bon match nul contre Bordeaux (2-2), Robert Berić s’est arraché en ce 7 janvier 2018 pour échapper à la défense nîmoise et placer une tête gagnante au fond des filets. Une ouverture du score à l’heure de jeu, quinze grosse minutes après son entrée à la pause, qui a lancé la qualification des siens pour les 32es de finale de Coupe de France. Résultats finaux pour l’ASSE : un 2-0 sérieux, un passage au tour suivant, un attaquant retrouvé et un sourire affiché.

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Merci Ferri !


Berić pouvait-il espérer meilleur retour ? Éjecté en début de saison par Óscar García qui rêvait d’un Sainté barcelonais et qui n’était donc absolument pas fan de son solide profil aérien, le Slovène avait dû se résoudre à aller voir ailleurs. En Belgique, au RSC Anderlecht plus précisément, où la greffe n’a jamais pris. Privé de ballon – 156 minutes toutes compétitions confondues réparties en une titularisation et cinq bouts de partie –, l’attaquant n’a pas fait trembler le moindre gardien. Étonnant pour celui qui avait montré de bonnes choses durant ses saisons précédentes en France. Arrivé dans la région Rhône-Alpes en août 2015 pour près de six millions d’euros – soit davantage que Blaise Matuidi ou Dimitri Payet –, l’ancien du Rapid Vienne prend alors doucement ses marques (cinq pions en dix matchs débutés)... avant que Jordan Ferri ne le fauche en plein décollage, le ligament croisé antérieur du genou droit se rompant dans l’action. Direction l’infirmerie pour longtemps. Très longtemps. Trop longtemps.


Comme souvent dans le cas d’une grave blessure, la période post-rétablissement va s’avérer difficile. De nouveau disponible en fin de saison 2015-2016, l’exercice suivant voit le grand bonhomme de 26 ans enchaîner les petits pépins physiques tout en réussissant à coller six caramels en 22 apparitions en Ligue 1. Un bilan pas super enthousiasmant, mais pas à pleurer non plus. Surtout que quand il se trouve sur le pré, Berić ne pense pas uniquement à marquer. Agressif, combatif et collectif, le Monsieur passe son temps à peser sur les arrière-gardes adverses. Chose que Jean-Louis Gasset, l’entraîneur stéphanois en place qui a milité pour casser son prêt et le faire rappliquer pour la deuxième partie de saison, n’a pas oubliée. D’autant que l’ASSE, 18 goals inscrits en 19 journées de championnat (cinquième plus mauvaise attaque de l’Hexagone), galère avec ses éléments offensifs. Son meilleur buteur ? Jonathan Bamba... avec cinq réalisations. Derrière ? Les milieux de terrain Hernani (trois réalisations), Vincent Pajot et Bryan Dabo (deux réalisations).

Une recrue à zéro euro


Le coach français n’a donc pas boudé son bonheur en conférence de presse après la rencontre de Coupe de France et le but de son nouveau poulain, même s’il ne nie pas le manque de confiance de ce dernier ainsi que ses limites physiques actuelles : « Je savais que sa blessure appartenait au passé. Il y a toujours un laps de temps où on appréhende les chocs, où on a peur de la rechute. (...) Maintenant, il faut qu’il retrouve la confiance devant le but. Et pour ça, il faut une équipe qui centre. Si vous avez un attaquant dans la surface, mais qu’il n’y a pas de centre, ça ne sert à rien. Il faut monter le puzzle avec lui, même s’il ne sera pas forcément là si on joue le contre. (...) On lui a fait faire des exercices devant le but pour qu’il retrouve la confiance. Il va manquer de rythme, (...) mais ça va revenir petit à petit.  »



Autre point positif concernant Berić : son état d’esprit et sa bonne humeur, qui fait du bien au vestiaire vert. « C’est quelqu’un de très gentil, un exemple dans le travail, indique par exemple Jessy Moulin dans 20 Minutes. Certains joueurs ont vécu des moments difficiles avec lui lorsqu'il s’est fait mal. On sait ce qu’il a enduré, la force mentale qu’il a fallu pour revenir et l’envie qu’il a de marquer des buts, que ce soit pour lui ou pour l’équipe. C’est sûr qu’il apporte beaucoup. » « Robert fait l’unanimité dans le groupe, confirme Gasset. J’ai vu que tout le monde plaisantait avec lui, riait avec lui. » Ne reste plus qu’à redonner définitivement le smile aux supporters du Chaudron. En commençant dès ce dimanche soir contre Toulouse.



Par Florian Cadu
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