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Benzema, toujours prophète en dehors de son pays

Contesté en France, Karim Benzema n’est pas dans la meilleure phase de carrière. Une évidence qui ne l’empêche pas d’être toujours apprécié du côté de Madrid, et ce, malgré la concurrence et les coups de mou. Encore pour longtemps ?

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Karim Benzema a mal choisi son moment. Gêné par un problème au genou, le Français a raté les deux dernières rencontres du Real Madrid. Face au Rayo Vallecano, il a pu apprécier du banc de touche le but de son plus jeune concurrent, Morata, après seulement trois minutes de jeu. Absent une bonne partie de la semaine passée, il a ensuite suivi depuis son canapé madrilène le traquenard du Riazor – un piège déjoué de justesse à deux minutes du terme grâce à son rival Gonzalo Higuain. De retour à Valbedebas lors de l’entraînement dominical, il sait avoir toutes les chances de s’asseoir une nouvelle fois sur le banc ce mardi. Alors, "réelle crise de confiance" ou "prise de bec à Mourinho" ? Ni l’un, ni l’autre. Karim Benzema est tout bonnement dans la phase de creux de l’attaquant en quête de but et dispose à Madrid d’une cote de popularité bien plus élevée qu'au pays des Bleus. Une cote qui lui évite les Unes tapageuses et les débats stériles. Car dans la capitale espagnole, personne n’oublie l’importance de l’international tricolore dans le jeu de la Casa Blanca.

Quelques kilos en trop dans la tête ?

Aussi indulgente soit-elle avec lui, la presse espagnole n’en oublie pas la dernière sortie de KN9 au sein de la line-up de Mourinho. C’était lors des huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions face à Manchester United pour un raté dans les grandes largeurs. Incapable de se créer la moindre occasion chaude, jamais bien positionné, toujours en dehors du rythme, il a sans doute montré son plus sale visage cette saison. Un match fantomatique qui traduit cette passe difficile. « Il a commencé la saison dans un bien meilleur état. Physiquement, il est moins bien qu'en septembre. On a donc parlé de son état physique : il n'est pas "gros", mais il a deux, trois kilos en trop, tance Alvaro Montero, journaliste à Canal Cuatro. Mais je crois que c'est avant tout un problème psychologique : les attaquants vivent des buts  » . Des buts, justement, l'ancien de l'OL en est à la recherche. Depuis le début de saison, il est bien loin des standards de ses deux premiers exercices madrilènes (30, puis 35 réalisations contre 13 cette année).

Rayon psychologie, Allan Nyom, latéral de son État, se remémore l'entrée du numéro 9 merengue face à Grenade (défaite 1-0) : « Il a une très grosse occasion pour égaliser en fin de match. En confiance, il la met neuf fois sur dix. Heureusement pour nous, il rate le cadre. Mais je ne me fais pas trop de souci pour lui. A part Cristiano Ronaldo, tous les attaquants ont des baisses de forme  » . Face à la machine CR7, la ligne de statistiques de Benzema ne pèse pas lourd. Et c’est bien là sa chance. « Dans un Madrid où Cristiano met autant de buts, il est important que l'attaquant de pointe combine, descende au milieu de terrain, s'entende bien avec Özil, Xabi Alonso et Di Maria. Cela, Benzema le fait très bien, juge Anton Meana de Radio Marca. Pour Ronaldo, un joueur comme Benzema lui convient parfaitement car il est généreux, ce qui est rare pour un neuf. Benzema préfère faire une passe que marquer un but, il n'est pas obsédé par le but : s'il peut marquer, il marque, mais s'il a un doute, il préfère passer le ballon  » .

A Madrid, le vrai-faux débat avec Pipita



Le ballon, Karim a appris à l’aimer à Madrid. Un peu trop d’ailleurs. Moins buteur dans son jeu que lors de son éclosion lyonnaise, il est devenu l’un des rouages essentiels du système madrilène. Et ce, quitte à délaisser trop souvent son véritable poste d’avant-centre. « Depuis qu’il est arrivé en Liga, Benzema a énormément progressé. Dans un championnat aussi difficile, où il est soumis à une réelle concurrence, il a réussi des choses exceptionnelles. Son rendement reviendra, je ne suis pas du tout inquiet pour lui » , indique pour sa part Philippe Montanier. Cette dite concurrence avec Gonzalo Higuain n’en reste pas moins un faux débat. Pour un club comme le Real Madrid, jouant sur plusieurs tableaux – bon, pour cette saison, on repassera – une doublette Pipita-KB9 relève du normal de rigueur. Entre un tueur et un joueur, la complémentarité crève les yeux. La domination aux yeux de Mourinho, elle, dépend de la forme de l’un ou de la méforme de l’autre. Et c'est bien le gros hic pour un Karim incapable de s’imposer comme une évidence : « Le problème, c'est que si un véritable 9 comme Cavani ou Falcao arrive, Higuain et Benzema devront partir, ou au moins l'un des deux. Je ne sais pas si Mourinho va continuer, mais s'il reste, personne ne sait si Benzema ou Higuain également » , dixit Alvaro Montero. Et pas sûr que le vote du public suffise à sauver le Français.

Par Robin Delorme, à Madrid
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