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  3. // Bayern Munich/Real Madrid

Benzema-Ribéry, une histoire française

Ce soir, la demi-finale Bayern Munich - Real Madrid sera aussi l’affrontement entre Franck Ribéry et Karim Benzema, les deux stars du foot français. Mais au-delà de ça, leur destin sont bien plus liés qu’on ne pense. Et même de manière surprenante…

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Elle s’appelle Zahia. Et d’une certaine manière, c’est peut-être elle qui symbolise le mieux ce qui lie et sépare Franck Ribéry et Karim Benzema. Deux cracks aux trajectoires voisines et pourtant assez éloignées. Et quelque part, c’est probablement dans les tribulations concernant l’escort girl que l’on peut dénicher des choses qui font sens. Car là où Francky s’est fait gauler comme un malpropre, la main dans le pot de confiture et ailleurs, la Benz’ a habilement manœuvré pour laisser passer l’orage et se défaire de cette affaire, très encombrante au regard de l’âge de la demoiselle, mineure au moment des faits supposés. D’un côté, la naïveté et la bêtise, de l’autre la ruse et la patience. Oui, c’est un fait, Karim Benzema a toujours été malin, dans son jeu, comme dans sa construction, quand Franck Ribéry, bien plus brut de décoffrage (dans son jeu comme dans sa construction), n’a jamais montré un savoir-faire particulier dans l’art presque politique de gérer son image et son environnement. Encore que…



Car il ne faut pas avoir la mémoire courte et se souvenir de 2006. Rappelez-vous, Ribéry venait de débarquer en équipe de France à la veille de la Coupe du monde allemande. Rapidement, Francky le Ch’ti devient le protégé de Zinedine Zidane. Du moins, c’est ce que l’on croit alors. Une voix des Bleus de cette époque nous renseigne : « Mais c’est bidon ! C’est Ribéry qui a squatté Zidane, il s’est mis dans sa roue, s’est incrusté dans tous les petits jeux de ballons avec lui et ça a fait croire à un adoubement » . Une esbroufe rusée comme une pierre dans le jardin de ceux qui prendraient le natif de Boulogne-sur-Mer pour un décérébré complet. Et finalement, à bien y regarder, Zidane est aussi un marqueur pertinent pour le duo Benzema-Ribéry. Zahia, Zidane, voilà qui nous dit quelque chose de l’époque.

Zidane, entre référence et irrévérence

Car là encore, dans le rapport à ZZ que l’on peut chiner ce qui caractérise Ribéry et Benzema. On l’a vu, le Bavarois s’est vite attaché à s’acoquiner avec l’icône avant, face au succès de l’opération, tant sur le plan sportif (finale du Mondial dont il fut la grande révélation) que sur celui de la communication, d’ambitionner d’être l’héritier après le retrait du maître. Le début des emmerdes en vérité. Car c’est à partir de là que Ribéry s’est mis à revendiquer le capitanat en même temps que sa position préférentielle sur le pré (quand en 2006, il jouait à droite sans moufeter et avec bonheur qui plus est) ainsi qu’une sorte de blanc-seing : le boss quoi ! Mais avec la pression qui va avec, celle qui s’accommode si mal avec son jeu fait d’insouciance et avec sa personnalité faite de légèreté (terme élégant pour désigner les blagues potaches de CM1). Et fatalement, ses performances s’en sont ressenties, entre blessures, mal-être et bêtises en tout genre (dont Zahia donc).




Tout l’inverse de Benzema en fait. Un Benzema forte tête qui avait décidé de ne pas jouer l’Arabe de service. Comprendre une opposition à l’équation scabreuse : "T’es originaire d’Algérie, tu joues bien au foot, t’es donc le successeur de Zizou". Alors, plus souvent qu’à son tour, le gamin de Bron a rappelé sa passion absolue pour Ronaldo (le Brésilien) et sa relative indifférence envers qui vous savez, une manière de bras d’honneur aux idées reçues et aux schémas (douteux) tout faits. Mais voilà, cet acte légitime de rébellion a touché sa limite quand l’insolent a posé ses valoches à Madrid. Là, il lui a fallu se rendre à l’évidence et prêter allégeance à son illustre prédécesseur. Car en difficulté dans un vestiaire jamais facile pour un nouveau venu, Français qui plus est, c’est sous l’aile protectrice de Zidane (entre autres) que Benzema a restauré sa confiance et quêté les codes pour s’imposer. Résultat : aujourd’hui, le boss du football français, sans jamais l’avoir réclamé, c’est Benzema quand celui qui a toujours clamé vouloir le devenir est désormais plus que jamais sur la brèche. Ou quand Zahia et Zidane révèlent la nature profonde des deux meilleurs joueurs français actuels. C’est aussi cette histoire-là qui se racontera ce soir à l’Allianz-Arena.

Par Dave Appadoo
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