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Benzema, la leçon qui met la pression

Resplendissant buteur avec le Real Madrid contre le Barça mercredi soir (2-0), Karim Benzema continue de régaler en toute tranquillité. La vérité éclabousse les yeux de toute l’Espagne, mais la France se refuse encore à rappeler son meilleur attaquant tous championnats confondus. La leçon donnée à la défense barcelonaise met un peu plus la pression sur les épaules de Didier Deschamps, qui dévoilera sa liste pour les deux prochains matchs des Bleus dans une semaine.

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Dans un domicile cossu, il existe deux types de meubles. Ceux qui vieillissent mal et que l’on souhaite changer par nécessité, comme une table basse usée par le poids des magazines, des bouteilles et des verres, et ceux qui se bonifient avec l’âge, comme la commode de l’entrée où les post-it et les courriers reçus se succèdent. Des commodes, le Real Madrid en possède de très belles dans son immense château. Mais depuis 2009, l’une d’entre elles constitue l’élément central de son trident offensif. Au-delà de Sa Majesté Ronaldo, un joueur est inamovible dans l’esprit de Zinédine Zidane quand vient le moment de coucher son onze de départ : Karim Benzema. Indéboulonnable face à la concurrence, le Français a vu passer du monde depuis son arrivée en 2009 : Ruud van Nistelrooy, Raúl, Gonzalo Higuaín, Emmanuel Adebayor, Chicharito Hernández, Jesé Rodríguez, Álvaro Morata. Le point commun entre tous ces joueurs ? Avoir perdu la bataille du poste de numéro 9 du Real Madrid contre le Lyonnais. Cela fait huit ans que ça dure, et le plaisir se lit encore sur le visage de Florentino Pérez.

Piqué-Umtiti, le plat de résistance


Ce mercredi soir, KB9 s’est mis à sonner le glas des derniers espoirs barcelonais peu avant la pause, à l’aide d’un enchaînement délicieux : un contrôle de l’extérieur du pied droit dos au but pour prendre Samuel Umtiti à contre-pied et se lever la balle, suivi d’un pivot pour une reprise de volée du gauche à bout portant devant Marc-André ter Stegen, abandonné face au chasseur. Certes, Karim Benzema n’avait pas encore marqué le moindre but durant sa préparation estivale. Mais cela ne l’empêchait pas de séjourner en pointe de l’attaque madrilène sans contestation possible. À la suite de ces deux matchs contre le Barça dans cette Supercoupe d’Espagne, la justification est toute trouvée. Pour n’importe quelle arrière-garde du continent, Benzema est un poison qui s’insère dans les brèches défensives et désagrège la moindre jointure comme pourrait le faire n'importe quelle bouteille de Destop.


Si Gerard Piqué avait subi les foudres des passements de jambes de la Benz au match aller, c’est Big Sam qui s’est fait mettre à l’amende par son compatriote au retour. Aussi, l’importance de Benzema chez les Blancos ne se résume pas qu’à la statistique. Marquer, Benzema vient de prouver, si besoin était, qu’il savait toujours le faire. Dans l’exercice, le buteur merengue est toujours bien placé, mais jamais premier. Troisième l’an passé derrière Cristiano Ronaldo et Morata, Benzema s’inspire en réalité de ses deux grandes idoles pour alimenter son jeu : Ronaldo Luis Nazário de Lima d’un côté, Zinédine Zidane de l’autre. Avec l’aide d’un talent certain, cela donne un ambidextre archi doué sur le plan technique, létal dans ses déplacements et agile au moment de passer la balle au coéquipier. C’est d’ailleurs dans ce dernier registre que Benzema a une nouvelle fois excellé, son profil de fausse pointe rendant folle la charnière centrale barcelonaise.

Les Pays-Bas en dessert ?


Avec tant de justesse individuelle, Benzema poursuit son chef-d’œuvre au sein d’un collectif madrilène qui se connaît sur le bout des doigts. Les arrivées récentes de Theo Hernández ou Dani Ceballos sont là pour pallier les baisses de forme de Fábio Coentrão ou James Rodríguez, et ainsi préparer l’avenir. Un futur où Benzema ne voit pour le moment aucune concurrence franche lui faire de l’ombre après les départs d’Álvaro Morata et de Mariano Diaz. Benzema est aujourd'hui le numéro un incontestable de la pointe offensive du Real, champion d’Espagne et double champion d’Europe en titre. Une culture des titres qui trotte forcément dans l’esprit de Didier Deschamps, fin connaisseur en la matière. Encore une fois, le sélectionneur national va devoir confectionner une liste le 24 août prochain en vue des deux matchs comptant pour les éliminatoires, contre les Pays-Bas à Saint-Denis, puis face au Luxembourg à Toulouse. Encore une fois, l'attaquant de 29 ans sera attentif au choix de la Dèche au moment de nommer les attaquants choisis. Et encore une fois, Benzema va éteindre son téléviseur et se dire que son histoire avec la France est celle d’un rendez-vous manqué. À moins que...

Par Antoine Donnarieix
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