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  2. // 27e journée

Benzema frappe deux fois

Le Real joue avec le feu sans Ronaldo, le Barça gagne en se préservant pour Arsenal, Valence continue à vaincre, Hercules est relégable et l'Atletico retrouve les places européennes. Résumé d'une journée de Liga toujours moins emmerdante à suivre que la Ligue 1.

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Malaga 0 – Osasuna 1

Pellegrini avait tout prévu. Perdre contre le Real en alignant des remplaçants pour mieux gagner contre un rival direct pour la course au maintien comme Osasuna. Vu le résultat des courses, on comprend mieux pourquoi le Real Madrid n'a pas continué avec le Chilien. Avec cette deuxième défaite douloureuse en une semaine, Malaga est rélégable et voit ses chances de maintien se réduire. Osasuna de son côté crée un mini-exploit en s'imposant pour la première fois depuis quatorze mois à l'extérieur.


L'homme du match : Sergio : Il est lent, il est grand, il est roux et il a une atrophie de la mâchoire. Et pourtant, le défenseur rojillo a donné un grand bol d'air frais aux Navarrais grâce à un joli coup de tête dans les arrêts de jeu.

Levante 1 – Espanyol Barcelone 0

Comme le Barça, l'Espanyol a une politique de formation des jeunes qui commence à porter ses fruits. Comme Villarreal, les Pericos préfèrent la chasse à la prise. Comme Arsenal, les Catalans sont séduisants mais innocents. L'Espanyol a encore montré que son énorme potentiel était encore très loin d'être arrivé à maturité. Levante, une équipe de vieux routiers revanchards, s'est chargé de dispenser une petite leçon de réalisme aux Catalans sur l'une de leurs rares contre-attaques. S'ils veulent continuer à être en haut de l'affiche, les Blanquiazules vont rapidement devoir se trouver leur propre style.


L'homme du match : Caicedo : Onze buts qui ont rapporté 21 points au total à son équipe. Quoi qu'il arrive l'Equatorien à la coupe afro est d'ores et déjà l'homme de la saison des Blaugranas.

Sporting Gijon 2 – Getafe 0

Dans la vie, il y a deux genres de types : ceux qui passent trois heures à se préparer, qui se mettent du parfum, qui payent des verres aux femmes et qui finissent dans les draps avec madame cinq doigts. Et puis il y a les débraillés, ceux qui misent tout sur des malentendus et qui arrivent en un quart d'heure à rentrer chez eux avec un style de femme particulier : “celles qui veulent bien”. Le Sporting fait partie de cette deuxième catégorie. Et Getafe de la première...


L'Homme du match : De Las Cuevas : Il marque, il dribble, il sourit. A le voir, on ne dirait pas qu'il a été formé à l'Atletico Madrid...

Hercules 1 – UD Almeria 2


Conscients qu'ils n'y arriveront pas par le jeu, les Andalous ont décidé de sauver leur peau en opérant en contre. C'est ce qu'ils ont commencé à faire face à Hercules avant d'encaisser le premier but du match. Obligés d'aller chercher la victoire, les Rojiblancos se sont finalement jetés à l'attaque de manière suicidaire mais épique, puisque les trois points de la victoire leur permettent de quitter la dernière place du classement et de croire encore au maintien. Avec cette nouvelle défaite, Hercules entre dans la zone de relégation pour la première fois depuis le début de la saison.


L'homme du match : M'Bami : Ça aurait pu être Feghouli, auteur de son premier but avec Almeria, mais le Camerounais a fait un gros match au milieu de terrain et offert la victoire aux siens grâce à un but tout en acrobatie.

Real Majorque 1 – FC Valence 2

Contrairement à ses anciennes sorties, Valence a abordé le match tranquillement, cherchant surtout à étirer le bloc défensif adverse plutôt que la verticalité. Résultat, la première frappe au but des hommes d'Unai Emery est arrivée dans les gants d'Aouate à la 22ème minute de jeu... Il aura fallu que Majorque marque le premier but sur un pénalty discutable pour que les Che et Pablo Hernandez pressent le bouton “ON”.


L'homme du match : Guaita : On parle beaucoup du Colchonero De Gea mais le jeune gardien des Che est tout aussi talentueux. Sans ses nombreux arrêts, les Valencians seraient sans doute revenus bredouille de leur séjour sur l'Ile.


FC Barcelone 1 – Real Saragosse 0

Les Aragonais savaient qu'ils allaient perdre au Camp Nou tout comme le Barça savait que ce dernier match avant d'affronter les Gunners serait une formalité. Guardiola, toujours souffrant du dos, avait néanmoins quitté son lit d'hôpital pour faire une revue d'effectif avant le choc de Ligue des Champions. Il aura eu la certitude que Mascherano est sur la voie de l'adaptation et que Bojan et Milito peinent à se mettre au niveau de leurs coéquipiers à chaque fois qu'ils commencent le match en tant que titulaires. Saragosse, de son côté, n'aura rien montré du tout, se contentant de courir derrière le ballon pour éviter de repartir de Catalogne avec une grosse valise. Grâce à son sparring-partner pas vraiment farouche, le Barça s'est offert un petit apéritif footballistique avant le plat principal de mardi prochain. Un festin auquel ne participera pas Carles Puyol, toujours blessé a genou.


L'Homme du match : Keita : Il n'est pas toujours titulaire mais le Malien fait toujours correctement son boulot -et même plus- dès qu'il est sur le pré. Pas étonnant qu'il soit l'un des chouchous de Guardiola.

Atletico Madrid 3 – Villarreal 1

Capable du pire comme du meilleur, les schizophrènes Colchoneros ont montré leur meilleur visage contre Villarreal. Rapides en attaque, coordonnés en défense et solides en milieu de terrain, les Madrilènes ont donné une impression d'harmonie plutôt étonnante au vu de leurs dernières prestations décevantes. Grâce à cette victoire logique sur un apathique Villarreal, les Colchoneros retrouvent les places européennes. Une bien belle soirée.


L'homme du match : Reyes : Il ressemble aujourd'hui à la météorite qu'il avait été à Séville. Incisif et spontanément génial, le sévillan a encore été l'homme du match et a offert une joli but youtubesque au Vicente Calderon. Prends ça Forlan !


Athletic Bilbao 2 - FC Séville 0


Un combat de rue. Les deux équipes auront fait du free fight pendant tout le match. Au final, trois blessés sont à déplorer : Negredo, Luis Fabiano et Toquero. Trois attaquants victimes de vilains défenseurs plus attirés par les chevilles que par le ballon. Ironie du sort, ce sont les deux défenseurs centraux andalous qui auront fini par décanter le match en faveur des Leones de Bilbao. Après le CSC de Fazio, Escudé est venu faire une faute grossière dans la surface. Pénalty, but, et victoire pour les Basques qui enrayent ainsi une vilaine série de quatre défaites consécutives. Les Sévillans, quant à eux, n'en finissent plus de décevoir et de chuter au classement.


L'homme du match : Escudé : Encore un match plus que moyen pour le français. Ça sent le départ en fin de saison.



Racing Santander 1 – Real Madrid 3

Victoire facile du Real face au Racing Santander. Sans Ronaldo, le collectif merengue s'est montré très performant (surtout en première période) et a offert quelques grammes de Joga Bonito comme sur le premier but d'Adebayor. En conclure que le Real joue mieux sans son métrosexuel portugais serait une énorme bêtise car les Merengues se sont fait quelques petites frayeurs face à la modeste équipe du Racing. Le Real Madrid s'est surtout contenté de gérer le match (chose que les Merengues ne savent pas faire) en deuxième mi-temps, là où Ronaldo aurait continué à effrayer les défenseurs adverses par ses courses échevelées. Le Racing n'a pas à rougir de sa première défaite depuis l'arrivée du nabab indien Ali Syed. Ce Real-là, avec ou sans Ronaldo, était trop fort pour lui. D'autant plus que Benzema a claqué deux pions.


L'homme du match : Ozil : Il fait partie de ces joueurs qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent. Avec classe et sans faire de bruit.

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Mieux vaut etre métrosexuel comme Ronaldo qu'asexuel comme Messi ou encore la majorité de ceux qui postent sur ce site...
OK. Ça, c'était stupide.
Quand tu vois la copine de Messi à la plage, tu te rends compte, vraiment, qu'il est pas assexué...
carrément, t'iras jeter un coup d'oeil à la copine de Messi avant de blablater sans connaitre ton sujet, moi je l'échange pas contre l'anorexique de ronaldo, et puis bon avoir le cul de sa femme en photo partout faut apprécier, y a 2 écoles
Mieux vaut être en possession d'un cerveau qu'écervelé comme toi
Messi n'a plus de nana, elle l'a gicle, tout riche et fameux qu'il est, c'est dire...
Le Real joue-t'il mieux sans Ronaldo?

Pourquoi pas?

Ce ne serait pas la première fois qu'une équipe est libérée par l'absence de sa super-star. Super-star qui phagocyte le jeu.

Mais bon, d'un point de vue marketing, CR7 est indispensable et le marketing, pour le Real de Florentino, y'a que ça de vrai!
mouais, d'un point de vue comptable, c'est assez dur de se passer d'un mec qui claque 1 but par match quand même :/
@ Mario:
Le réal a déjà joué des jolis matchs (collectivement parlant) avec cr7. Et récemment d'ailleurs, preuve que le collectif du réal s'améliore et pas grâce à l'absence de cr7. Aujourd'hui Benz est encensé mais faut pas oublier qu'il y a encore 2 matchs il rate 2 balles de match sur 2 caviars de cr7 (tiens, tiens...) qui aurait permis au Réal de croire encore un peu au titre...
@prover
techniquement ronaldo a marqué dans "seulement" 12 rencontres de liga sur 26, après effectivement c'est 27 buts en 26 matchs
@ avonbarksdale:
vrai. Mais Ronaldo (cette saison), c'est plus des périodes de vaches maigres qu'il connait puis ensuite vient une déferlante de buts. Il a connu deux périodes de vaches maigres: début de saison et janv-fevrier. Ces 2 périodes correspondent à 2 périodes très difficiles du réal. Et ce n'est pas forcément une coïncidence...
Toute cette histoire de footeux objectivement moches (Messi) ou ridicules (Ronaldo et ses cheveux de danseur de tektonik de 11 ans) qui se tapent des bombasses ça me fait penser à la fameuse interview de Peter Crouch :
- Qu'est-ce que vous seriez si vous n'étiez pas footballer ?
- Puceau !"

(http://www.metro.co.uk/sport/oddballs/8 … -liner-vot

Sinon, niveau foot, le Benzema à fait quelques gestes splendides ce WE. Le combo contrôle en extension/frappe du gauche sur la transversale ou le contrôle orienté qui fait quitter son short au défenseur, ça valait son pesant de cacahuètes.
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