En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 12 Résultats Classements Options

Benteke, et le spectre du mercato bâclé

Depuis quelques années, Liverpool a acquis la réputation d'un club gaspillant trop rapidement les millions d'euros glanés lors de leurs quelques juteuses ventes. Alors que les Reds s'apprêtent à s'offrir Christian Benteke pour 46 millions d'euros, une question se pose : le club s'apprêterait-il à reproduire les erreurs du passé ?

Modififié
Nous sommes le 31 janvier 2011, et sur les bords de la Mersey, les températures négatives n'aident pas à consoler des supporters qui viennent de voir une de leurs idoles, Fernando Torres, s'envoler vers Chelsea pour un montant record de 58,5 millions d'euros. En coulisses, Damien Comolli et la direction des Reds s'activent pour faire signer rapidement les remplaçants du Niño. D'un côté, un jeune attaquant uruguayen ultra-prometteur, rendu mondialement célèbre six mois plus tôt pour avoir empêché le Ghana de se qualifier en demi-finale du Mondial. De l'autre, un grand costaud, point d'appui, impressionnant sous les couleurs de Newcastle avec 11 buts lors de la première partie de saison. Un certain Andy Carroll. Si l'un s'avérera être l'un des meilleurs joueurs à avoir porté le maillot des Reds ces dernières années, l'autre n'arrivera jamais à se défaire de cette étiquette de flop, liée en partie à une indemnité de transfert exorbitante.

Peur sur la ville


Si cet épisode ressort aujourd'hui, c'est qu'une frange des supporters des Reds ne peut s'empêcher de voir certaines ressemblances avec le départ de Sterling vers un autre super-riche de la Premier League, compensé par les arrivées d'un jeune Sud-Américain prometteur en la personne de Roberto Firmino, et un grand costaud devant, Christian Benteke. Une comparaison qui, en soi, n'aurait pas vraiment lieu d'être, tant Fernando Torres, champion d'Europe et du monde à l'époque, avait marqué le club plus que Sterling ne le fera jamais et tant Benteke a également plus montré qu'Andy Carroll depuis son arrivée en Premier League il y a trois saisons, puisqu'il culmine à un ratio proche d'un but tous les deux matchs (42/89 matchs de PL).

Ceci dit, la comparaison est intéressante puisqu'elle pointe du doigt l'une des craintes, et donc l'un des reproches fait ces derniers temps à la direction par les fans : dépenser trop vite, et mal. Attention, ce n'est pas forcément le niveau des joueurs qui est mis en cause, mais plutôt le profil des joueurs élus par la cellule de recrutement. Ainsi, l'an passé, le club avait rapidement dépensé la manne offerte par une flopée de jeunes espoirs internationaux, ainsi que le trio de Southampton Lovren-Lallana-Lambert, plus le pari Balotelli. De bons joueurs, certes, mais aucune pointure pour remplacer un homme qui avait marqué 69 buts et délivré 43 passes décisives en 110 matchs de Premier League. Surtout, peu de recrues d'expérience pour une équipe qui venait de perdre Carragher un an auparavant, et dont le capitaine, Gerrard, allait sur ses 35 ans.

À Firmino la patience, à Benteke les interrogations


Si les supporters anglais, généralement peu friands de championnats étrangers, semblent vouloir laisser du temps à Roberto Firmino, qu'ils sont peu à avoir réellement vu jouer, le transfert de Benteke fait se lever quelques sourcils. Remis en confiance par Sherwood en deuxième partie de saison dernière, le Belge a montré par certains moments qu'il pouvait être un attaquant de classe mondiale, en marquant 11 buts lors des 10 dernières journées. En soi, le transfert semble logique, et le montant pas forcément excessif. Car, si le montant de l'indemnité, 46 millions d'euros, impressionne autant en France, c'est aussi que le taux de change livre-euro n'a jamais été aussi défavorable à la monnaie continentale. Ainsi, la clause libératoire, en livres, est de 32 millions.


Pas scandaleux pour un transfert entre clubs anglais, et surtout pour un joueur déjà adapté à la Premier League. Non, ce qui agace, c'est le manque de logique dans le profil choisi. Si Benteke est un très bon attaquant, il excelle avant tout dans le jeu dos au but, le jeu aérien, et s'avère très précieux dans les attaques placées. Or, depuis deux ans, Liverpool s'est classé dernier, puis avant-dernier au classement des équipes tentant le plus de centres. Depuis son arrivée, Brendan Rodgers a toujours prôné un jeu de passes rapides, au sol, et des contre-attaques rapides. C'est d'ailleurs précisément pour cela qu'il s'était rapidement séparé d'un certain... Andy Carroll.

Par Paul PIquard
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



il y a 1 heure L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 13
il y a 3 heures Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 25 il y a 5 heures Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 65
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 18:30 La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 40 dimanche 14 janvier Le low-kick fou de Tony Chapron 59