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Benoît Paire : « Si on fourre les Anglais, ça peut être bon ! »

Eliminé au second tour de Roland-Garros, Benoît Paire s’est néanmoins imposé comme la nouvelle coqueluche du public français. Une bonne touche d’excentricité, du bagout et un talent indéniable pour ce Français de 23 ans, qui est aussi un grand passionné de football. Cette année, il a même eu la chance d’assister à la demi-finale retour de Ligue des champions, à Barcelone, au Camp Nou. Bref, un gros veinard, comme on les aime…

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Benoît, il parait que tu en pinces pour le football… C'est vrai ?
C’est vrai ! J’adore le foot. Quand j’étais petit, je jouais dans un club au Pontet, dans le sud de la France. On avait fait un peu comme les championnats de France de moins de 13 ans et on avait même été à Clairefontaine. Je ne me trouvais pas mauvais. Je suis gaucher, du pied. Milieu gauche. J’ai longtemps hésité entre le foot et le tennis. J’ai même eu la possibilité d’entrer au centre de formation de Lens, de Marseille, de Paris ou d’Auxerre. C’est quand même de bons petits clubs. Mais partir de chez moi si jeune, loin de ma famille, je ne pouvais pas…

Jeudi, après ta défaite du deuxième tour contre David Ferrer, tu avais prévu un petit foot entre potes. C’était comment ?
Putain, je l’ai pas fait, finalement, parce que j’avais le double mixte en fin de soirée. Mais c’était prévu : petit 7 contre 7 ou 5 contre 5 en urban, en futsal, j’adore ça ! J’ai fait 5 ou 6 matchs de foot durant ma préparation foncière, cet hiver. Faire des allers-retours durant une heure, c’est bon pour nous. Puis, au foot, on ne veut tellement pas perdre ! Du coup, on se donne à fond durant une heure. On finit la partie, on est mort. Un truc à la fois ludique et physique.

Ton entraîneur ne te le déconseille pas ?
Il sait très bien que je n’aime pas me pointer sur une piste et courir autour. Non, ça, je ne peux pas le faire. Après, au foot, le seul risque, c’est la blessure. Mais je n’ai jamais été blessé au foot de toute ma vie. Si on fait gaffe, et que l’on joue entre tennismen, c’est cool. Si t’es devant, dernière action, on est à égalité, tu sais qu’il ne va pas te mettre le tacle !

Sinon, en tant que supporter de Marseille, tu as dû passer une sale année…
J’ai l’abonnement au stade. Dès que je peux, je vais les voir… Mais c’était horrible, cette saison. C’est vrai que les deux/trois derniers mois, j’ai même laissé tomber le foot parce qu’on jouait très, très mal. On n’avait aucun jeu, il ne se passait rien. On a eu une bonne série avec 11 victoires et une autre horrible, avec que des défaites.

Comment tu l’expliques ?
Un manque de confiance, j’ai eu l’impression que les mecs ne se sont pas battus. Et sans remplaçant, pas de banc. Avec André-Pierre Gignac qui fut blessé, en plus…

Les dissensions au sein du club, tu les comprends ?
J’ai du mal parce que je trouve que Deschamps est un très bon entraîneur. Il a apporté beaucoup de choses au club. Depuis qu’il est là, il y a surtout eu des titres. Avec Anigo, ça ne se passe pas très bien, je crois. De l’intérieur, je ne sais pas, mais de l’extérieur, l’ambiance n’est pas très bonne. J’ai l’impression…

Et si tu devais en choisir l’un des deux ?
Je prendrais Deschamps. J’aime bien Anigo parce qu’il s’enflamme, il s’excite, il est vraiment passionné par le club. Mais Deschamps a apporté tellement…

Sinon, tu as suivi la préparation de l’équipe de France pour l’Euro 2012 ?
J’ai un peu déconnecté du foot, ces temps-ci. Depuis 1998, en fait ! Je connaissais tout le monde, les Ronaldo, Zidane, Lizarazu, c’était beau ! C’est vrai que, maintenant, il y a une nouvelle génération que j’aime un peu moins. On a une belle équipe mais faudrait qu’une entente se fasse au niveau du groupe. Il leur manque l’esprit d’équipe. Ils n’ont pas envie de se battre. J’ai l’impression que, quand ils sont en équipe de France, c’est chacun pour sa gueule ! Un peu jaloux, limite.

C’est un souci générationnel selon toi ?
C’est le caractère des joueurs ! Ribéry ne doit pas être simple. Avec les Nasri, les Benzema… du coup, c’est un groupe un peu tendu.

Au foot, c’est justement l'esprit d’équipe qui t’attirait ?
J’étais complètement à l’opposé du tennis. C’est-à-dire qu’au foot, j’étais très calme, je ne disais rien, si on me taclait, je ne bronchais pas et les autres venaient même me défendre. Alors que sur un court de tennis, c’est moi qui m’énerve tout le temps. J’sais pas, je n’accepte pas. Et puis ce sont deux sports complètement différents. Là, tu vois, je suis seul dans mon match, seul dans ma merde.

En perpétuel déplacement, comment vous organisez-vous pour suivre les compétitions de foot ? L’Euro notamment ?
Sur internet, on va trouver. La semaine prochaine, je pars pour une tournée en Angleterre pendant un mois, qui tombe pour le match contre la France, je crois. Si on les fourre, les Anglais, ça peut être bon !

En fait, tous les tennismen aiment le foot…
Tous ! C’est Marseille ou Paris. Mahut : Paris. Llodra, qui joue très bien, Paris aussi. Benneteau, Arnaud Clément, Seb Grosjean et moi : à fond marseillais. Jo (Tsonga) et Paulo (Paul-Henri Mathieu) s’en foutent un petit peu. Gilles (Simon), c’est la même chose. Sinon Nadal joue pas mal, je crois. D’ailleurs, il est licencié dans un club de foot sur son île. Bon, il ne joue jamais, mais il a la licence…

Et Roger Federer, avec qui tu t’es entraîné durant quelques mois ?
Je ne l’ai jamais vu jouer, ni entendu parler de foot…

Entre nous, qui était le sparing partner de l’autre ?
Bah, lui, évidemment ! (Sourire) Je l’ai appelé : « Est-ce que tu es libre ? Il me faut quelqu’un. » Bon, très bien, merci.

Quel est ton plus gros souvenir de supporter ?
J’ai fait Barcelone-Chelsea de la demie retour de la Ligue des champions. Là, cette année…

Sérieux, comment t’as fait ?
On est allés devant, on a acheté les places. Il en restait…

Au marché noir ?
Non, je ne le dis pas. (Rires) C’était incroyable ! C’était la première fois que je faisais un stade aussi grand. Puis, il y avait Drogba, mon joueur préféré avec Nasri, époque marseillaise. En plus, il a fait un match de rêve. J’adore Didier : Drogba + Chelsea, ok, je les supporte, ça me va très bien.

Tu étais en tribune catalane ?
Ouais. J’étais calme, je ne me levais pas, je ne disais rien. Pourtant, l’ambiance est très bonne. Très surpris. Même dans les rues, juste avant le match, t’avais les supporters de Chelsea qui se baladaient avec les fans de Barcelone. Ce qui m’a rendu fou, c’est quand Chelsea marque le deuxième but. Du coup, c’est fini, ce sont les arrêts de jeu. Mais tout le monde a attendu la fin du match, l’hymne et a crié « Barcelona, Barcelona » ! Quand Messi loupe son pénalty, au lieu de l’insulter, ils ont tous scandé son nom. C’était magnifique. C’est comme si des fans du PSG se baladaient dans les rues de Marseille. Impossible.

T’as déjà fait un classico français ?
J’ai fait Paris-Marseille. Et Marseille-Paris !

Verdict…
OM-PSG : beaucoup mieux ! J’ai aussi fait celui au Parc des Princes, il y a deux ans. C’était assez agressif dans les tribunes, je ne me sentais pas à l’aise du tout. J’ai ressenti comme une pression. Je me suis même levé pour le but de Paris parce que les mecs derrière me poussaient. Il y a même un type, un supporter de Marseille, qui s’est baladé en gueulant « allez l’OM » : il s’est fait lyncher ! Franchement, j’ai vraiment eu peur. Vraiment ! Les gens étaient violents et je ne me sentais pas bien du tout. Pourtant, quand j’arrive à Marseille, j’ai l’impression que tout est tranquille. Bon après, c’est peut-être aussi parce que c’est chez moi…

Propos recueillis par Victor Le Grand
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