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Benjamin Stambouli : « On est prêt au combat »

Accroché par Toulouse et battu à Lorient, Montpellier n’a pas entamé de la meilleure des manières la défense de son titre de champion de France. Cet après-midi à 17h, les hommes de René Girard affrontent l’OM. L’occasion pour Benjamin Stambouli et ses potes de réellement lancer leur saison.

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Vous avez disputé l’intégralité des deux premières journées de championnat. René Girard semble vous faire totalement confiance…

Oui. Je pense que j’ai réussi à regagner sa confiance par rapport aux six derniers mois de la saison. Ce qui avait un peu lancé tout ça, c’était le départ de certains joueurs à la CAN. Avec Rémy Cabella, on a montré qu’on pouvait compter sur nous. J’ai la confiance du coach et j’essaye de lui rendre au maximum quand je suis sur le terrain.


Avez-vous l’impression d’avoir franchi un cap dans votre jeu ?

Oui, je pense que j’ai évolué, j’ai franchi un palier. La première année, on peut faire quelques erreurs, mais j’ai montré qu’on pouvait compter sur moi. Cette année, je veux encore franchir un palier et continuer à progresser. J’ai encore une bonne marge de progression. Je ne suis pas à 100% dans l’exploitation de mon potentiel. Je sais que ça passe par le travail et l’entraînement.


Le retour de Saihi peut-il être problématique pour vous ?

Oui, ça peut l’être, parce que c’est un bon joueur. Il y aura aussi le retour de Marco Estrada. C’est la concurrence qui veut ça. Je suis là pour m’imposer. Tant que c’est une concurrence positive, ça va nous tirer vers le haut. Je suis prêt à me battre pour gagner ma place.


Les joueurs parlent toujours de concurrence positive, mais quand on ne joue pas…

C’est sûr qu’on préfère être sur le terrain que sur le banc, mais ce que je veux dire par concurrence positive, c’est qu’il y a un bon état d’esprit, on s’entend tous bien sur le terrain et surtout en dehors. C’est ça qui a fait notre force. Tout le monde est à même d’accepter d’être sur le banc et parfois d’être sur le terrain à la place des copains. Après, c’est sûr que personne n’aime être sur le banc.


Par contre, sans déconner, ce match à Lorient, vous ne devez jamais le perdre…

Non, on ne doit jamais le perdre. Mais on s’est rendu compte qu’un match de foot, ça dure 90 minutes et plus. On est prévenu pour les prochains matches. Il ne faudra pas se relâcher et, si on a un score, arriver à le garder, parce que les points sont précieux et on n’a pas su faire ce qu’il fallait à Lorient. C’est une petite erreur qui nous a un peu embêtés sur le moment, mais ça va nous permettre de ne plus recommencer.


Y a-t-il quand même des choses positives à retenir de cette rencontre ?

Oui, il y avait Herrera qui avait marqué, donc on était tous contents qu’il ait ouvert son compteur but, et dans le jeu, on s’était tous bien trouvés malgré un terrain synthétique qui, on le sait, nous est compliqué. Donc il y a pas mal de choses positives à retenir, on les a retenues. Le moins bien, on va essayer de le gommer.


Comment expliquez-vous ce démarrage difficile ?

Je ne pense pas que, physiquement, on ne soit pas prêt. On a fait une très bonne préparation. Je pense que c’est surtout le fait qu’on ait été champion, que les équipes nous attendent. C’est le début de saison, il faut se remémorer l’exigence du haut niveau. Ces deux premiers matches nous ont bien mis dans le bain. J’espère qu’on va réussir à trouver notre première victoire rapidement.


Ça pourrait être dimanche contre Marseille, par exemple…

Voilà. C’est l’occasion rêvée contre une très belle équipe qui s’est bien lancée dans la saison. Ça pourrait montrer à tout le monde que, Montpellier, ce n’était pas que l’année dernière, cette année aussi on veut toujours faire des résultats et gagner nos matches. On sait qu’ils vont venir à Montpellier en conquérants. On les attend, on est prêt au combat. On va faire ce qu’il faut pour remporter ce match.


Marseille, ça reste des bons souvenirs pour Montpellier…

Oui, on a fait carton plein contre eux. On avait gagné 1-0 à la Mosson et puis on était allés gagner là-bas en fin de saison. Ça reste des bons souvenirs, mais on doit s’attendre à une équipe de Marseille différente. On est prêts.


Le fait que Marseille ait disputé un match en milieu de semaine, ça peut jouer en fin de partie ?

Oui, je pense. Ça risque de jouer parce qu'à 17h, il risque de faire chaud à Montpellier. Ça risque d’être difficile pour eux pendant la partie. Nous, on est prêts, on est bien dans nos têtes, donc j’espère que ça nous permettra de prendre l’ascendant sur eux.


Marseille, c’est un onze de départ très compétitif, mais un banc de jeunes écoliers. Ça aussi, ça peut jouer, en fin de rencontre ?

Je ne peux pas me permettre de juger leur équipe comme ça. C’est vrai qu’ils ont un très gros onze de départ et, sur le banc, ils ont pas mal de jeunes. S’ils sont là, c’est qu’ils ont des qualités à revendre. Je ne pense pas que ce soit quelque chose de déterminant.


La saison dernière, vous aviez déjà neuf points après trois journées. Là, au mieux, vous en aurez quatre…

Forcément, ce seront des points qui compteront. On sait qu’on n’a pas commencé de la meilleure des manières. On ne va pas être abattu. On va essayer de gratter le plus de points possible. Si on nous propose de commencer doucement et de finir très fort, on signe de suite. L’année dernière, on avait aussi fait match nul à domicile contre Toulouse et on avait aussi perdu à Lorient et pourtant on a été champion, donc je ne pense pas qu’il y ait des choses alarmantes.


Honnêtement, quels sont les objectifs du club cette saison en championnat et en Ligue des champions ?

Je pense que c’est être dans les cinq premiers. Ce serait montrer qu’on est capable de pérenniser le club dans le haut du tableau. En Ligue des champions, on n’a pas de réels objectifs. On va essayer de gagner nos matches bien sûr. Si on peut passer ce premier tour, ce serait vraiment inattendu, je pense, parce qu’on va tomber contre des grosses écuries. On a envie, on a les qualités, donc on va tout donner. Ça va être des très beaux moments à vivre, pour nous, pour le public, pour le foot français aussi, parce qu’on est une petite équipe. On veut montrer qu’on peut rivaliser avec des grands.

Propos recueillis par Quentin Moynet
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"Mais on s’est rendu compte qu’un match de foot, ça dure 90 minutes et plus."

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