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Benjamin Psaume : « Pour la cohésion d’équipe, la pêche c’est le top »

L’ex-pitchoune et héros d’Arles-Avignon a posé son kit de pêche au Puy-en-Velay. À 32 ans, il s’amuse en CFA avec le club auvergnat, loin d’un monde pro dont il estime sans amertume avoir fait le tour.

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Les coureurs du Tour de France viennent de passer leur journée de repos au Puy-en-Velay. À ton avis, qu’est-ce qu’ils ont bien pu faire pour occuper leur journée ?
J’espère qu’ils ont pu passer un peu de temps en famille et surtout se faire une bonne bouffe. Parce que dans les hôtels en général, ce n’est pas terrible. Ici, il y a plein de petits restos sympas en ville. Avec un petit verre de pinard pour se détendre parce que leurs dernières semaines ont dû être très difficiles. S’ils avaient su, ils auraient dû passer chez moi, je leur aurais fait un barbecue.

Comment tu t’es retrouvé au Puy Foot 43 Auvergne ?
En juin 2015, j’étais à Arles. On est descendu sportivement en National puis administrativement en CFA. Pendant trois mois, on ne savait pas à quel niveau on allait jouer. C’était le flou complet. On n’était plus que six ou sept à l’entraînement avec Victor Zvunka.
« Mon meilleur ami Jérémie Clément venait de signer au Puy. Je ne te cache pas que j’ai dû regarder sur la carte pour savoir où ça se trouvait. »
Fin octobre, on a su que le club allait couler. À cette période de l’année, les clubs pros ont fini leur recrutement, et donc les joueurs se sont retrouvés sur le carreau. Mon meilleur ami Jérémie Clément venait de signer au Puy. Je ne te cache pas que j’ai dû regarder sur la carte pour savoir où ça se trouvait. En CFA, tu peux tomber sur des clubs qui te prennent la tête. Quitte à aller en amateur, il fallait que ça soit un club familial, sans prise de tête, mais avec un projet un minimum sérieux. Histoire de ne pas stopper net le ballon.


Le Puy, c’est quand même un club qui a connu la D2 dans les années 1980, avec des joueurs comme Fred Antonetti et Hugo Bargas.
Le vrai ambassadeur, c’est Sidney Govou qui a été formé ici et vient régulièrement nous voir. Je sais qu’ils disent tous ça, mais c’est vraiment un club qui se donne les moyens de progresser. Il va y avoir des travaux pour le stade, on a recruté des joueurs qui jouaient au niveau au-dessus... L’an dernier, on n’a perdu que trois matchs dans la saison, mais Grenoble nous a doublés au dernier moment.



En fait, l’Auvergne te réussit plutôt bien : c’est contre Clermont Foot que tu as marqué le but de la montée à la dernière journée avec l’AC Arles-Avignon en 2010. Est-ce qu’émotionnellement c’est le top de ta carrière ?
Il y a d’abord mon premier but en Ligue 1 avec Toulouse à Caen. Et puis il y a ce but en lucarne avec Arles contre Clermont. Un peu plus d’un an avant j’allais arrêter le foot, je n’avais plus rien et je me retrouve en National à Arles. Et là, c’est moi qui marque ce but qui nous propulse en Ligue 1. Il n'y a que dans le foot que l'on peut vivre ça. Quand c’est toi qui mets le but qui change tout, c’est une autre dimension. Derrière je reçois le trophée de France Football de meilleur joueur de Ligue 2. Ce soir-là, je peux te dire que je n’ai pas fini à l’eau claire.

L’année d’avant, c’est toi aussi qui marque le but de la montée en Ligue 2 dans les mêmes conditions face à Rodez (1-0). Tu étais plutôt clutch comme joueur !
C’est vrai ! Surtout que je ne suis pas un gros buteur, vu que je joue plutôt sur un côté. Mais pour marquer ces buts, je ne vais pas te dire que c’est le talent parce que ce n’est pas ça. C’est sûr qu’il y a de la chance. Contre Clermont je mets un but, je ne savais pas que j’étais capable de faire ça. Contrôle poitrine-sombrero-reprise du gauche : on va jouer au foot demain, je ne sais pas le mettre.

L’AC Arles est aujourd’hui en DH. Il paye encore l'addition de cette saison en Ligue 1 ?
« Moi, j’ai connu le club en amateur. En grandissant, on a perdu cet esprit de débrouille et de simplicité. »
Moi, j’ai connu le club en amateur. En grandissant, on a perdu cet esprit de débrouille et de simplicité. Que ce soit en Ligue 2 ou Ligue 1, j’essayais de perpétuer ces valeurs. Michel Estevan le faisait très bien aussi. Il se servait du fait que nos installations ne soient pas au top pour qu’on se persuade qu’on était une équipe de besogneux : «  On n’a pas de salle de muscu, tant pis, ça va nous forger.  » Le changement de ville d’Arles à Avignon a fait beaucoup de mal également. Certains supporters l’ont mal pris. À Avignon, on n'y était que le vendredi pour y jouer. C’était un peu spécial.

Comment fait-on pour trouver sa place entre Camel Meriem, Angelos Charisteas, Álvaro Mejía, Francisco Pavón ou encore Rémy Cabella ?
Cette intersaison 2010 a été très dure. On sort d’une superbe saison avec un groupe de potes. Mais les dirigeants ont viré énormément de joueurs. On s’est retrouvé à huit pour partir en stage, et un mois plus tard, on était une trentaine. Mais Meriem ou Charisteas, en arrivant à Arles, ils ont été très respectueux envers ceux qui étaient là depuis quelque temps. On s’est fait des restos avec les gars du Real alors qu’ils jouaient avec Zidane et Beckham quelques années plus tôt. La mayonnaise n’a pas pris parce que tu ne peux pas espérer former une équipe avec 27 recrues qui arrivent tard et qui ne parlent pas tous la même langue.

Tu quittes cette équipe en janvier et évites de vivre cette fin de saison déprimante, où l’Athletic Club est mathématiquement relégué dès la 30e journée...
Déjà la question s’était posée à l’été, mais le président a voulu que je reste parce que je représentais ces rares joueurs à avoir été là depuis le National. Mais ça a coincé avec Faruk Hadžibegić qui a remplacé Estevan au mois d’octobre. C’était bouché pour moi. En janvier, je reçois une belle proposition de Troyes en Ligue 2 avec Furlan. Au départ, ils ne voulaient pas me laisser partir, mais on ne peut pas dire que j’ai quitté le navire pendant qu’il coulait.

Soirée mousse avec Raphaël Caceres.

Surtout que tu es revenu aider le club en Ligue 2 en 2012, puis en 2014 avec encore une sacrée équipe.
En 2014, on avait aussi une équipe d’All Stars. C’était l’époque de Zebina, Givet, Chimbonda, Mamadou Niang. Que des internationaux sur le papier. Et le président m’a appelé pour me dire qu’il avait besoin de moi. Comme j’étais en fin de contrat, donc j’y suis allé.

Et après une dernière saison compliquée en Ligue 2, tu décides de faire une croix sur le monde pro, à 30 ans à peine. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

« Au début, j’étais un peu amer de voir les copains jouer dans des stades sympas. Maintenant, je suis passé à autre chose et je ne retiens que le positif. J’ai fait ce que j’avais à faire. »
J’aurais pu tenter autre chose, mais j’en avais un peu marre. Ça faisait douze ans que j’étais pro. Je ne me suis pas pris la tête et j’ai fais le choix de venir au Puy. Si je n’ai pas eu d’autres propositions intéressantes, c’est que je ne le méritais pas. Au début, j’étais un peu amer de voir les copains jouer dans des stades sympas. Maintenant, je suis passé à autre chose et je ne retiens que le positif. J’ai fait ce que j’avais à faire. Et puis je croise énormément d’anciens pros à ce niveau. À Annecy, tu as Cédric Barbosa, Olivier Sorlin et compagnie. Je ne vais pas dire que la CFA, c’est la Ligue des champions, mais ça met un peu de piment.

Cette retraite précoce, c’est aussi parce que tu ne te reconnaissais pas dans les valeurs du foot pro ?
Non pas du tout, je n’ai aucune rancœur. Au contraire, ça me dérange l’image qu’ont les footballeurs. Les gens parlent toujours des pros comme des gars obsédés par le fric, les bagnoles, les femmes, etc. Mais c’est un fantasme. Si je leur présente mes amis dans le football, il n’y en a aucun qui est comme ça. Même ceux qui font un peu les beaux à la télé, ils peuvent être super sympas dans la vie. J’essaie vraiment de me battre contre ça depuis que je suis en amateur.


Aujourd’hui, quel est ton projet de reconversion ?
J’ai un contrat fédéral avec Le Puy, avec un statut de semi-pro. Tu as un salaire correct, mais dans le foot c’est dérisoire. Moi à côté de ça, je suis dans l’immobilier. Après ta carrière pro, ce qui te reste à la fin ce sont des maillots, quelques trophées, une compilation de tes buts pour quand tu es nostalgique, mais la seule chose de concrète que tu as, c’est ce que tu as investi dans la pierre. C’est ce que je répète à mes collègues : à 35 ans, ou 45 ans quand j’en parle à Nivet, il ne te reste que ça si tu n’as pas fait trop d’études.

Forcément, tu as aussi plus de temps pour la pêche, ta grande passion ?
Carrément. Dans le coin, c’est pas mal et j’essaie d’y aller régulièrement. Sinon, je descends dans le Sud chaque été. Cette année, on s’est offert avec Jérémie Clément un séjour de pêche à la Réunion. Mais quand j’étais pro, j’arrivais quand même à y aller.
« Une fois, j’avais organisé une initiation pêche avec toute l’équipe, on avait joué aux boules... Pour la cohésion d’équipe, c’est le top. »
Quand je suis à la pêche, je ne pense pas au foot. Si tu as raté la veille un face-à-face à la 86e minute, eh bien là tu ne penses qu’à avoir une touche. Ça t’aère l’esprit. Dans chaque club où je suis allé, il y avait trois ou quatre gars qui pêchaient. Du coup, tu te prends deux bières avec toi, tu te poses et c’est un régal. À Troyes, j’emmenais souvent les mecs comme Benji Nivet ou Stéphane Darbion et on rigolait bien. Une fois, j’avais organisé une initiation pêche avec toute l’équipe, on avait joué aux boules... Pour la cohésion d’équipe, c’est le top.

Tu n’as jamais essayé d’embarquer Sidney Govou avec toi ?
Non, mais s’il vient avec nous en stage, j’espère qu’il nous suivra.

Avec Jérémie Clément, pas le Stéphanois, le pêcheur.

Propos recueillis par Mathieu Rollinger
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