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Benjamin Mendy, mercé !

Un an après son arrivée à Monaco, Benjamin Mendy vient de devenir le défenseur le plus cher du monde en rejoignant Manchester City pour 57,5 millions d'euros. Une perte sportive et humaine pour le club du Rocher, mais aussi pour la Ligue 1.

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Le football va presque aussi vite qu'un déboulé de Mendy sur son côté gauche. Lorsque l'AS Monaco s'offre une nouvelle doublette de latéraux à l'été 2016 pour chasser les démons du tandem Raggi-Echiejile, il n'est alors pas de bon goût de faire la fine bouche. Mais si l'arrivée de Djibril Sidibé suscite l'enthousiasme en Principauté, celle de Mendy est accueillie avec davantage de scepticisme. Un poil surpayé selon les uns (entre 13 et 15 millions d'euros, ndlr), jugé ingérable par les autres, le défenseur marseillais – défaut supplémentaire pour un supporter monégasque – n'arrive pas en terrain conquis. Ça tombe bien, le football n'est jamais aussi beau que dans la résistance et la conquête.

Paires et pères


L'ascension de Benjamin Mendy est avant tout une histoire de duos et de rencontres. En quelques mois, il a fait renaître avec Lemar les complicités d'autrefois, les tandems à la Évra-Rothen, ceux avec un goût Abidal-Malouda. En quelques mois, il a ringardisé Kurzawa en reprenant son costume rouge et blanc en Principauté et en le délestant de son costume bleu. En quelques mois, il a rendu Sidibé fade et il a basculé définitivement du bon côté, malgré quelques rechutes qui n'ont fait qu'humaniser la machine qu'il devenait. Un geste d'humeur à Villarreal qui laissait craindre le pire, un pétage de plomb contre Lyon – une qualité pour un supporter monégasque – qui en creux a fait comprendre pourquoi il était le meilleur : il y a quelque chose en lui d'amateur, au sens premier. Mendy, c'est l'anti-calcul, le caractère à double face, les montées incessantes, les centres à répétition, le couloir de la vie. Il tente, il réussit, il rate, il attaque souvent bien, défend parfois mal, mais jamais il ne s'éteint.


L'AS Monaco championne, c'est évidemment aussi la sienne, de ses performances XXL à ses facéties dans le vestiaire. En quelques mois, il a fait mentir les commentateurs un peu trop sûrs d'eux qui ne lui imaginaient aucun avenir, sans leur en tenir rigueur. Bielsa avait pourtant annoncé ce qu'il allait devenir, après l'avoir enlacé comme un fils : « Quand sera-t-il un grand joueur ? (...) Il sait très bien qu'il deviendra une star. Mais ce qu'il ne connaît pas encore, c'est ce que sait Morel. Si Mendy intègre cela, il sera l'un des meilleurs latéraux au monde. » Il lui manquait alors encore l'expérience, l'exigence et la rigueur de ceux qui n'ont pas son talent. Jardim a récupéré la garde du grand gamin et en a définitivement fait un homme, gommant ses travers d'adolescent et lui laissant son insouciance d'enfant. Celle qui le fait déborder sur le terrain et parfois en dehors. Celle qui fait qu'on lui pardonne tout.

Fraîcheur


De Jul qui enfile la diagonale pour un freestyle à la promenade de Mendy en taxi-moto quand les médias l'annonçaient déjà dans l'avion en passant par sa distribution de maillots de l'OM et de Monaco dans les favelas, le latéral formé au Havre est devenu le roi de la com' sans CM et sans filtre. Maître dans l'art d'inventer des surnoms ( « Razmoket » pour Mbappé, « Chewing-gum » pour Bernardo, « El tactico » pour Jardim...), drôle, insolent et parfois même maladroit, il a balayé les codes ennuyeux par son naturel. Dans un football aseptisé et figé par ses enjeux paralysants, le héros des réseaux sociaux a montré le mur à enjamber pour une génération de footballeurs que l'on voudrait parfois résumer à des cas sociaux sans passion.


Comment ne pas aimer Benjamin Mendy ? Attachant comme le Pat' Évra qui faisait le con devant la caméra du Périple Rouge, personne ne lui en voudra d'aller promener sa bonne humeur ailleurs, de montrer à Manchester City que l'époque de Clichy et Sagna est enfin révolue, de continuer son apprentissage auprès d'un autre grand entraîneur. Bielsa, Jardim et Guardiola, le tout à 22 ans, quelle chance. La Ligue 1 en a également eu d'engendrer un joueur aussi frais. Après un début de parcours en montagnes russes, Mendy a enfin rattrapé le temps perdu. Il y a un an, Jardim lui offrait une montre pour son anniversaire et ses retards. Un titre de champion et quelques belles émotions plus tard, c'est déjà l'heure du grand envol.



Par Chris Diamantaire
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