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Benitez, divorce à l'amiable

Après six mois passés sur le banc de l'Inter, Rafael Benitez a été gentiment remercié ce matin. Malgré deux titres remportés, le coach espagnol n'aura jamais su s'approprier l'armada qui avait tout gagné l'an dernier avec Mourinho. Les ex, ça fait toujours chier.

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Les histoires d'amour finissent mal, en général. Celle-ci ne se finit ni bien, ni mal. Elle se finit juste. Point. A vrai dire, elle n'a jamais vraiment commencé. Entre Rafael Benitez et l'Inter Milan, le courant a eu du mal à passer depuis le premier jour. Peut-être parce que le club de Massimo Moratti était encore in love de son ex, José Mourinho. Il aurait été difficile pour n'importe qui de reconstruire sur les cendres d'une aventure encore chaude, qui avait amené à l'orgasme quelques mois auparavant tout le peuple intériste. Même pour un type qui a joué un sale tour au Milan AC il y a quelques saisons. Benitez est arrivé là, avec sa petite barbe et ses airs de Julien Dray, tentant de remplacer l'irremplaçable dans le cœur des tifosi. Sans jamais y parvenir. L'histoire aura duré 6 mois.



Dès son arrivée, on sent bien que Benitez n'a pas le caractère trempé de son prédécesseur. Il débarque à Appiano Gentile, l'air tout gentil, tout penaud, presque candide. Là où Mourinho grognait pour obtenir des nouveaux joueurs, l'Espagnol s'est écrasé, tout en étant conscient qu'il fallait changer quelque chose. Massimo Moratti, plus radin qu'à l'accoutumée, lui a offert les jeunes Coutinho et Biabiany. Pas de quoi te transcender une équipe. Le baptême de l'ancien coach des Reds est convaincant : surfant sur la vague victorieuse de la saison précédente, l'Inter remporte la Supercoupe d'Italie aux dépens de la Roma (3-1). Rafa est content, Moratti aussi. Oui mais voilà que l'Atletico Madrid vient semer la zizanie. Lors de la finale de la Supercoupe d'Europe, les Colchoneros surclassent une Inter amorphe (2-0) et les premiers doutes commencent à planer. Benitez, lui, utilise la technique de l'auto persuasion, en faisant croire à tout le monde que tout va bien et que les joueurs sont surtout fatigués par la Coupe du Monde. Et ses dires semblent se confirmer dès les premières journées de championnat. L'Inter monte en puissance, s'appuyant surtout sur un Samuel Eto'o monstrueux, repositionné en avant-centre. Après quatre journées, l'Inter est déjà au sommet de la Serie A, et caracole aussi en tête de son groupe en Ligue des Champions. Plus pour longtemps. Un train va passer sur les nerazzuri, et va briser à jamais leur hégémonie et leur confiance. Ce train express s'appelle Gareth Bale.



Le Gallois de Tottenham va humilier l'Inter en deux sets de 90 minutes. Lors de la première confrontation, à San Siro, Bale allume le turbo et fait trembler en une mi-temps la maison noire et bleue, inscrivant trois buts identiques. L'Inter s'impose tout de même 4-3, mais l'avertissement est sévère. Deux semaines plus tard, à White Hart Lane, Bale continue ce qu'il a entamé. L'Inter prend l'eau de toute part, le Gallois ailé étant à l'origine des trois buts qui les mettent K.O. La muraille autrefois érigée par Mourinho est détruite. Benitez n'a plus que ses yeux pour pleurer sur les ruines. Comme parade, le coach accuse la pelouse de San Siro, responsable selon lui des nombreuses blessures (Samuel, Maicon, Julio Cesar, Milito, Thiago Motta, entre autres) qui affaiblissent son équipe. Moratti bout de l'intérieur, mais ne se prononce toujours pas. L'Inter perd aussi le derby contre le Milan AC d'Ibrahimovic, ancien chouchou de Mourinho. Depuis l'Espagne, le coach portugais se permet même de chambrer un peu. Comme si le passé revenait comme un boomerang, en plein dans les dents du pauvre Benitez. L'Inter n'est plus sereine, n'est plus maîtresse en son royaume, et le bouc émissaire est tout désigné. Larguée en championnat par le Milan AC, Rafa a encore trouvé son échappatoire. «  On parle beaucoup de mes possibles remplaçants, mais l'entraîneur de l'Inter, c'est moi. Je vais gagner ce Mondial des clubs et je suis sûr que si je le fais, je serai encore là longtemps » annonce-t-il depuis Abu Dhabi. Pour une fois, il tient parole. A moitié. Sans briller, les nerazzuri remportent le trophée, en battant en finale le Tout Puissant Mazembe.



Pris par l'euphorie, Rafa se prend alors pour le Tout Puissant Benitez. Au lieu de fêter son deuxième titre en quatre mois, il tire à boulets rouges sur le club. « Il existe trois possibilités. La première est que l'on me soutienne et que l'on me donne quatre ou cinq joueurs renforcer l'équipe. La deuxième est le statu quo, continuer de la même manière sans projet ni ambitions pour arriver dans les mêmes conditions au mois de mai. Enfin, la dernière, c'est de parler avec mon avocat » déclare-t-il furax lors de la conférence d'après match. Ces déclarations irritent Moratti, qui prend sa décision en silence. Sur le site de l'Inter, les images du coach disparaissent peu à peu de la page d'accueil. Comme dans un film fantastique où l'on fait disparaître le héros sur les photos. Une première rumeur évoque Spaletti. Moratti dément. Une seconde annonce que le contrat est prêt pour Leonardo. Tiens, plus personne ne nie. Et puis finalement, l'inévitable. Après un dernier flirt, Benitez et l'Inter Milan se séparent, par consentement mutuel. Vraiment ? « Ca me rend triste, mais la rupture était inéluctable » déclare sobrement le Président intériste. Bon, bah, «  on reste amis » comme disait Tony Parker. Les quelques 4 millions d'indemnités de licenciement y contribueront. Hasta luego, Rafa.


Eric Maggiori

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