Angleterre - Premier League - Chelsea - Nomination de Rafael Benítez
Benítez à Chelsea, le bon choix ?
Malgré une Ligue des champions, une Cup et d’importantes certitudes dans le jeu des Blues, Abramovitch a décidé de virer Roberto Di Matteo au lendemain de la défaite des Blues à Turin. Sans job depuis décembre 2010, Rafa Benítez est l’heureux élu au poste de coach d’intérim. Un bon choix ?
Rafa Benitez, nouveau coach de Chelsea
Le poste de coach intérimaire est toujours difficile. Encore plus à Chelsea. Non seulement, il faut gagner tout de suite, mais en plus, il faut satisfaire Roman dans la manière. Dans ce contexte, remplacer Di Matteo, légende vivante des Blues (dans le 11 idéal de l’histoire du club), s’annonce périlleux. D’autant, et il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat en ressources humaines pour se rendre compte, que Benítez n’a pas le profil idéal pour un poste d’intérim, lui qui a toujours exigé deux choses : du temps et de l’argent.
Gestion des cadres : un AVB bis ?
À l’été 2010, Rafa arrive à Milan avec un tas d’idées pour transformer l’Inter de Mourinho. La défense profonde qui avait fait le succès de Samuel et Lúcio ne lui plaît pas, et le milieu de terrain intériste ne presse pas assez. Benítez exige Kuyt et Mascherano, fait jouer Biabiany et Coutinho, et se met à dos les cadres du vestiaire. Il finit par se faire virer après la victoire au Mondial des clubs, lors duquel il préfère donner quelques minutes de jeu à Mariga plutôt qu’à Materazzi. Marco dira plus tard de lui : « Il pensait tout savoir, mais un homme qui agit ainsi a tout simplement peur de son ombre. (…) Benítez était un agent de circulation au volant d’une Formule 1 ».
Après être parti de Valence et de Liverpool sur des désaccords avec la direction, Benítez réitère avec Moratti. Les négociations s’annoncent musclées avec Roman… L’histoire est souvent pleine de malice, car le rapprochement avec Villas-Boas est évident. À l’été 2011, AVB débarque dans le West London avec ses théories et ses certitudes, et finit par se faire dégager par les cadres du vestiaire au bout de quelques mois. Sacchi le dit lui-même en 2010 : « Benítez est un entraîneur qui s’est formé théoriquement et non de manière pratique. (…) C’est un universitaire ». La première condition de succès sera donc de savoir convaincre le vestiaire de ses idées tactiques. Et elles sont nombreuses.
Roman s’achète Arrigo Benítez
On sait que Roman Abramovitch fonctionne depuis des années selon une logique de marques. Villas-Boas le faux Mourinho. Obi Mikel le faux Essien. Lukaku le faux Drogba. Cahill le faux Terry. L’image est importante, et celle donnée par la victoire en LDC n’a pas plu au Russe, qui veut à tout prix du tiki-taka, ou au moins du beau jeu. Benítez « le nouveau Sacchi » est un choix évident, et tant pis si les mauvais souvenirs de Luis García sont encore frais dans les mémoires blues. Effectivement, lors de ses fréquentes visites à Coverciano (centre d’entraînement de la Fédération italienne de football), Benítez était surnommé Arrigo Benítez. L’héritage du maître italien étant complexe, tant le 4-4-2 et l’idée de football total semblent opposées dans les normes tactiques actuelles. Disons donc que Benítez est aujourd’hui le technicien dont les idées sont « les moins éloignées » de celles de Sacchi.
C’est-à-dire ? « J’aime les équipes techniques et agressives qui ne laissent pas les adversaires jouer. J’aime les équipes qui jouent le ballon avec vitesse et cherchent à marquer avec le moins de passes possibles ». Le Madrilène aime le 4-2-3-1 (ou 4-5-1), la possession, le pressing et la vitesse. Décrit comme un tacticien très dur et exigeant, ses formations ont ainsi toujours donné l’impression d’un bloc très compact, avec une défense haute, très peu d’espace entre les milieux et les centraux plus des ailes doublées en défense. En phase de possession, on retrouvera les remontées de balle en triangle si chères au Madrilène. En phase défensive, on verra un pressing intense et d’importantes prises de risque…
Et si cela marchait ?
S’il remporte la Liga dès sa première saison à Valence, les différences dans le jeu sont minimes avec la formation défensive d’Hector Cuper (seulement 51 buts marqués notamment). Et c’est finalement au bout de sa troisième saison au Mestalla que ses idées prennent forme, avec une saison fantastique : 71 buts marqués, la Liga et la Coupe UEFA. Donc, si Benítez a besoin de temps, il a montré à Liverpool (Champions League 2005) et à Valence qu’il savait gagner dès sa première saison. D’une, Benítez retrouvera Fernando Torres, qui ne doit pas être contre l’idée d’avoir plus de possession et plus de ballons à négocier. De deux, ce Chelsea est bien plus jeune que celui de Villas-Boas.
Azpilicueta, David Luiz, Cahill, Ramires, Mata, Hazard, Oscar, Mikel ou encore Romeu sont tous dans une forme physique idéale pour supporter les exigences des idées de Rafa. Les cadres Terry (blessé) et Lampard auront de moins en moins d’influence avec le temps. De trois, l’équipe est nouvelle et plus apte à recevoir de nouvelles idées. Si Benítez et Roman trouvent en janvier ce fameux milieu organisateur, ce Modrić ou ce Xabi Alonso, pour contrôler les rythmes du match, il se peut que Chelsea grandisse sous les ordres de Rafa. Il faudra d’abord réussir à convaincre tout un vestiaire. Samedi, c’est le leader City qui rendra visite à Stamford Bridge.
Par Markus Kaufmann
À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
Gestion des cadres : un AVB bis ?
À l’été 2010, Rafa arrive à Milan avec un tas d’idées pour transformer l’Inter de Mourinho. La défense profonde qui avait fait le succès de Samuel et Lúcio ne lui plaît pas, et le milieu de terrain intériste ne presse pas assez. Benítez exige Kuyt et Mascherano, fait jouer Biabiany et Coutinho, et se met à dos les cadres du vestiaire. Il finit par se faire virer après la victoire au Mondial des clubs, lors duquel il préfère donner quelques minutes de jeu à Mariga plutôt qu’à Materazzi. Marco dira plus tard de lui : « Il pensait tout savoir, mais un homme qui agit ainsi a tout simplement peur de son ombre. (…) Benítez était un agent de circulation au volant d’une Formule 1 ».
Roman s’achète Arrigo Benítez
On sait que Roman Abramovitch fonctionne depuis des années selon une logique de marques. Villas-Boas le faux Mourinho. Obi Mikel le faux Essien. Lukaku le faux Drogba. Cahill le faux Terry. L’image est importante, et celle donnée par la victoire en LDC n’a pas plu au Russe, qui veut à tout prix du tiki-taka, ou au moins du beau jeu. Benítez « le nouveau Sacchi » est un choix évident, et tant pis si les mauvais souvenirs de Luis García sont encore frais dans les mémoires blues. Effectivement, lors de ses fréquentes visites à Coverciano (centre d’entraînement de la Fédération italienne de football), Benítez était surnommé Arrigo Benítez. L’héritage du maître italien étant complexe, tant le 4-4-2 et l’idée de football total semblent opposées dans les normes tactiques actuelles. Disons donc que Benítez est aujourd’hui le technicien dont les idées sont « les moins éloignées » de celles de Sacchi.
C’est-à-dire ? « J’aime les équipes techniques et agressives qui ne laissent pas les adversaires jouer. J’aime les équipes qui jouent le ballon avec vitesse et cherchent à marquer avec le moins de passes possibles ». Le Madrilène aime le 4-2-3-1 (ou 4-5-1), la possession, le pressing et la vitesse. Décrit comme un tacticien très dur et exigeant, ses formations ont ainsi toujours donné l’impression d’un bloc très compact, avec une défense haute, très peu d’espace entre les milieux et les centraux plus des ailes doublées en défense. En phase de possession, on retrouvera les remontées de balle en triangle si chères au Madrilène. En phase défensive, on verra un pressing intense et d’importantes prises de risque…
Et si cela marchait ?
S’il remporte la Liga dès sa première saison à Valence, les différences dans le jeu sont minimes avec la formation défensive d’Hector Cuper (seulement 51 buts marqués notamment). Et c’est finalement au bout de sa troisième saison au Mestalla que ses idées prennent forme, avec une saison fantastique : 71 buts marqués, la Liga et la Coupe UEFA. Donc, si Benítez a besoin de temps, il a montré à Liverpool (Champions League 2005) et à Valence qu’il savait gagner dès sa première saison. D’une, Benítez retrouvera Fernando Torres, qui ne doit pas être contre l’idée d’avoir plus de possession et plus de ballons à négocier. De deux, ce Chelsea est bien plus jeune que celui de Villas-Boas.
Azpilicueta, David Luiz, Cahill, Ramires, Mata, Hazard, Oscar, Mikel ou encore Romeu sont tous dans une forme physique idéale pour supporter les exigences des idées de Rafa. Les cadres Terry (blessé) et Lampard auront de moins en moins d’influence avec le temps. De trois, l’équipe est nouvelle et plus apte à recevoir de nouvelles idées. Si Benítez et Roman trouvent en janvier ce fameux milieu organisateur, ce Modrić ou ce Xabi Alonso, pour contrôler les rythmes du match, il se peut que Chelsea grandisse sous les ordres de Rafa. Il faudra d’abord réussir à convaincre tout un vestiaire. Samedi, c’est le leader City qui rendra visite à Stamford Bridge.
Par Markus Kaufmann
À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
Trémoulinas, l’arme à gauche

















Moratti avait également était idiot de penser que son effectif tiendrait sans être renforcé, avec en plus le départ de Balo.
Les arrivées de Pazzini, Rano et Nagatomo avait fait un bien fou à l'Inter.
Enfin, son palmarès parle tout de même pour lui, et de l'argent, à Chelsea, s'pas un souci ...
+ -
Concernant la réussite de Rafa à Chelsea, je me fais pas trop de soucis, je peux me tromper car le principal problème de Benitez à Liverpool c'était le recrutement, il voulait plus de moyens maintenant à Chelsea il va pouvoir faire sa petite liste, c'était pas le cas dans ses dernières années à Liverpool...
+ -
Le spectacle proposé va etre minable. Du 1-0 au mieux.
La troika Terry-Lampard-Cole va vite le degager.
+ -
+ -
Que ce soit clair je suis contre le limogeage de Di Matteo, d'une part parce qu'il avait le droit à plus de temps et d'autre part parce qu'il est l'un des plus grands personnage de l'histoire du club ( immense joueur et première LdC de l'histoire de Chelsea en tant que manager), mais de toutes les possibilités d'intérim Benitez me parait être le plus solide. Ca ne sera pas flaboyant au début mais le groupe est jeune, et les Moses, Azpilicueta et autres Romeu pourront progresser alors que Di Matteo n'était pas forcément le plus apte à mener cette mission.
+ -
+ -
Malouda obligé à s'entrainer avec des jeunots...
RDM viré au milieu de la nuit (son éviction lui a été notifiée à 4h)...
Si Redknapp avait été éveillé pendant ce moment, il aurait pu faire du lobbying pour avoir la pige de Rafa pour se venger plus tard de l'autre gentleman du Nord de Londres, Monsieur Levy...
Trop classe les présidents en PL...
+ -
Le problème est que même s'il crée un bon fond de jeu tout en ayant des résultats cette saison, Roman va faire quoi qu'il arrive tout son possible pour avoir Guardiola cet été, et il risque d'y arriver, car c'est un projet de reconstruction pour Pep, avec de jeunes bons joueurs et des moyens illimités
+ -
+ -
+ -
+ -
+ -
+ -
Certes, mais c'est l'un des objectifs qui était fixé à RDM cette saison : à savoir améliorer la "qualité" de jeu, fournir un meilleur "spectacle". Ce qu'il avait initié via son recrutement (ajouté à celui de AVB) et sur le terrain en début de saison. Chelsea jusqu'à il y a 4/5 matchs, c'était beaucoup plus que sympa à regarder au niveau offensif et ça a marché au niveau résultat un moment. Mais tu ne révolutionnes pas le jeu d'une équipe basée depuis des années sur la solidité défensive pour essayer de l'emmener vers un autre type de jeu, sans un certain flou artistique dans l'équilibre et dans la constance.
En effet, Chelsea n'avait pas de certitudes sur son jeu mais parce que cette équipe ne peut pas en avoir encore que ce soit RDM ou qui que ce soit.
Franchement, je ne trouve pas qu'il y ait matière à reproche sur RDM depuis le début de l'année quand même, avec les pions à sa disposition et les objectifs à remplir ... Mais Abrahamovitch prouve une fois de plus sa furie façon névrose compulsive :) Et ça m'étonnerait qu'un Guardiola vienne mettre les doigts dans le bouzin avec un fou furieux pareil aux manettes.
Tiens, sinon, j'ai quand même trouvé que le contrat avec Benitez a été quand même vite signé. La planche aurait pas été savonné depuis un moment non ?
+ -
Là il dispose de jeunes joueurs qui n'ont rien gagné pour la plupart et qui vont bouffer ses concepts, bons ou non. Après il connaît bien la PL et il reste un bon tacticien, même s'il je trouve a voulu faire de liverpool ce qu'elle ne sera jamais : une équipe technique (question de tradition).
+ -
+ -
+ -
Enfin, une manif de supporters contre Benitez, la déception qui fleurit partout sur le net français et anglais (et les mots durs et autres analyses idiotes qui vont avec), çà prouve bien que les pseudos "supporters" de chelski (pas Chelsea hein, les headhunters et autres supporters historiques, je les respecte même si je hais leur club) ne sont que des "badge kissers"...
Vous "supportez" un club, merde, faites le jusqu'au bout, on chante pour son équipe surtout dans les moments durs...
+ -
Le Daily Mail révelait ce matin que l'un des problèmes auquel a été confronté Di Matteo concerne le cas Torres. Di Matteo dans la liste proposée cet été pour les transferts avait en haut de sa liste un certain Falcao. Roman a refusé en disant qu'il avait déja un striker de classe mondiale (mouai....).
A partir de ce moment Torres était imposé par le staff et les problemes ont commencés.
Puisque Di Matteo a demandé à son staff d'analyser les buts de Torres à Liverpool et il en a déduit qu'il ne s'adapterait pas pour jouer avec Eden, Matta et Oscar.
A la vue de ces 4 buts on ne peut pas lui donner totalement tort!
C'est typique de la maniere d'Abramovitch de gérer son club, c'est lui et sont staff qui gèrent le recrutement et non les entraîneurs, qui contrairement à la tradition anglaise ne sont pas des Manager mais vraiment juste des entraineurs. Ils n'ont leur mots à dire sur grand chose.
Exception fait pour Mou qui a eu les joueurs qu'il voulait. Mais à qui on a imposé Andrei Shevchenko quand meme! un autre flop de Roman.
Alors Benitez ou pas, il semblerait qu'il soit décidé uniquement à donner sa confiance a Guardiola.
Je ne comprends meme pas comment Benitez que ne je n'apprécie pas particulièrement, accepte de faire de chauffer la place pour Pep....va comprendre.
Donc ce n'est que l'année prochaine que Chelsea s'affirmera avec un projet ds la durée.
Roman serait décidé à donner du temps à Guardiola.....enfin on verra quand il enchaînera 2 défaites et 2 matchs nuls en 1 mois!
Conclusion : Merci Roman pour ta thune mais ta gestion fait chier!!
+ -
+ -
+ -
D'une part, il est vrai qu'il avait un projet de jeu et qu'il faisait jouer les jeunes, mais de l'autre son effectif était carrément insuffisant pour esperer survivre (faute de Moratti), et Moratti est stupide d'avoir penser que ça marcherait avec la même équipe affaiblie.
De l'autre, il ne faut pas oublier qu'il y a eu un conflit avec les cadres du vestiaire (cf dernière itw de Materazzi dans laquelle il dit que Beni lui a demandé de virer toutes les photos de ses victoires et du Mou de son casier).
Au delà de ça il y a eu une vraie faillite tactique de sa part, il ne s'est pas adapté, néanmoins ça reste un excellent coach.
+ -
Di Matteo était très aimé des joueurs, il faisait parti de cette nouvelle génération d'entraineur italiens, intelligents tactiquement et arrivant à mettre en place un jeu agréable et efficace.
Je reste vraiment tres tres surpris de sa démission et je suis pas sur que Benitez arrive à la fin des 6 mois. D'autant qu'il reste sur l'échec de sa dernière saison à Liverpool et le fiasco de son expérience milanaise.
Je sais pas ce qu'espère Abramovich mais s'il croit que le jeu d'une équipe ça se construit en une semaine il se met le bras dans l'oeil.
+ -