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Bengston détonne

Il est le meilleur buteur des JO, et la révélation de la compétition. Jerry Bengtson, ce longiligne attaquant, est le symbole d’un Honduras décomplexé et surprenant, qui vient de sortir l’Espagne. Logique qu’il en soit le porte-drapeau, c’est lui qui a marqué tous les buts.

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« En battant l’Espagne, l’actuelle championne du monde et double championne d’Europe, nos joueurs ont montré tout leur talent. Ils ont réalisé un exploit historique qui rend fier tout notre pays. Cela doit servir d’exemple à tous les Honduriens. » Ces mots, ce sont ceux de Porfirio Lobo, président du Honduras. Pas peu fier, le chef de l'État, après la victoire de son pays contre l’Espagne (1-0). Fier du parcours d’une nation sur le point de se qualifier pour le second tour des JO, alors que personne ne l’attendait. Dans cet effectif inconnu, il y a désormais un type que tout le monde remarque, pourtant. Jerry Bengtson, attaquant de 25 ans, grande gigue de près d’1m90, maigre comme une Vogue. Un mec qui intrigue tant par sa dégaine que par ses stats dans la compétition : il a scoré trois fois en deux rencontres. En clair, ça représente tous les buts de son équipe. Si le monde a eu tendance à l’ignorer jusque-là, ce bon Jerry a néanmoins toujours eu des facilités. Le but, ça fait longtemps que ça le connaît.

Trois fois meilleur buteur du Honduras

Formé au CD Vida, Jerry Bengtson débute en équipe première à l’âge de 20 ans, et se fait tranquillement les dents au sein de l’élite hondurienne. Un poil emprunté à ses débuts, il ne marquera le championnat de son empreinte que trois ans plus tard, début 2010. Là, toujours avec son club formateur, il se met à cumuler les pions, jusqu’à terminer meilleur buteur de la Clausura grâce à ses 12 réalisations. Une performance qui ne restera plus isolée. A l’Apertura suivante, c’est lui encore qui termine meilleur buteur, avec une nouvelle fois 12 buts à son actif. Son transfert au CD Motagua, club plus renommé, ne ralentira pas la cadence. Avec la Clausura 2011, en plus de gagner le titre avec son club, il est à nouveau sacré « pichichi » , cette fois-ci avec 15 buts. Soit le meilleur total de l’histoire du championnat, à égalité avec un morceau de légende du coin, Carlos Pavón, qui avait établi le record en 2007.

Certes, le championnat hondurien n’est pas reconnu pour la qualité de ses défenses. Mais ce record va tout de même attirer les regards sur Bengtson, qui se sent flatté par les appels de l’étranger. Ça se ressentira rapidement dans ses performances, puisqu’il sombre petit à petit dans la déprime (9 puis 2 buts sur les championnats suivants). Ses envies d’ailleurs se font grandissantes, et tandis qu’il est moqué par les supporters de Motagua, il décide de se tirer cet été. Va pour les États-Unis, et le club de Boston, New England Revolution, où il signe un contrat de 4 saisons. Un club qui, aujourd’hui, peut se frotter les mains.

Rêve américain


Parce qu’après avoir posé ses valises aux États-Unis, et disputé un petit match sous ses nouvelles couleurs (contre les New-York Red Bulls, et il a marqué…), Bengtson a pris l’avion direction Londres afin de rejoindre son équipe du Honduras pour disputer les JO. Une équipe qu’il fréquente assidument depuis ses premières envolées avec Vida, et avec laquelle il présente un bilan somme toute correct : 10 buts en 23 matchs. Dans cet effectif résolument jeune, Jerry est l’attaquant de pointe chargé de marquer les buts. Chose qui avant la compétition paraissait un tantinet étrange. Pourquoi ne pas avoir compté sur les plus expérimentés Georgie Welcome ou David Suazo ? La réponse semble toute trouvée, aujourd’hui.

Double buteur face au Maroc (une frappe détournée et un pénalty tout en relâchement) puis bourreau de l’Espagne d’une tête au point de pénalty, Jerry s’est façonné une image de renard des surfaces. Le mec à qui il ne faut surtout pas laisser d’espace, sous peine d’être puni rapidement. De fait, Bengtson n’a pas disputé un match fabuleux depuis le début de la compétition. Mais à chaque fois, il y aura fait trembler les filets. Remarquable dans son placement, complet et opportuniste, Bengtson a tout du buteur. Et à 25 ans, il est parti pour prendre fièrement la relève des meilleurs attaquants de son pays, tous en pré-retraite. Ouais, Jerry a l’avenir devant lui. Même si dans l’immédiat, son avenir, c'est d'aller en quarts. En continuant à scorer, cela va de soi.

Alexandre Pauwels
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