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Benfica y va tout droit

Les années passent et se ressemblent au Portugal. Benfica et Porto se disputent le titre, Braga est à l'abordage et le Sporting finit toujours par craquer et décevoir. Et puis il y a toujours la petite surprise, qui cette année, s'appelle Maritimo.

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Plus qu’une habitude, une formalité. Au fil des semaines, Benfica ne cesse de gagner, mieux, d’éclater ses adversaires. Le Nacional est parti à l’aventure à l’Estadio da Luz sans six de ses titulaires, blessés ou suspendus, et il en est revenu avec une énorme valise tant sur le tableau d’affichage (4-1), que dans le jeu. Plus agressifs, mieux organisés, plus rapides et techniques, les Lisboètes n’ont jamais été inquiétés par des visiteurs complètement amorphes, qui, sans un pénalty généreux, auraient pris encore plus cher. Un pénalty qui permettait au Nacional de revenir à 2-1 après des buts de Garay et Cardozo, alors que dans le jeu, c’est de cinq buts que méritaient de gagner les « encarnados » . Un doublé de Rodrigo plus tard, ces derniers bouclent le score, 4-1. Qu’on se le dise, le Zenith aura de quoi trembler en C1.

La bonne opération : Maritimo

Lisbonne 1, Madère 1. Le Maritimo Funchal a sauvé l’honneur de l’île paradisiaque en battant le Sporting 2-0, et revient surtout à hauteur de l’équipe de Domingos, quatrième au classement avec 32 points. Il n’y avait qu’une équipe sur le terrain, Maritimo. Le Sporting n’est jamais entré dans la partie sauf Rui Patricio, bien que coupable d’une faute de main sur une reprise de volée puissante de Selim Benachour en milieu de première mi-temps. Et une fois de plus, c’est toute la défense « sportinguista » qui est tombée à l’eau. De Xandao à Insua en passant par Onyewu, personne chez les Lisboètes n’a été capable de freiner le trio infernal Heldon, Sami et Danilo. Pedro Martins leur entraîneur, a d’ailleurs tout misé sur son TGV : en pratiquant un jeu direct sur les ailes, il a rendu inutile le milieu de terrain adverse dans le processus défensif. Si Rui Patricio n’avait pas été là, le Sporting se serait fait corriger.

La mauvaise opération : Sporting

Après cette catastrophique 18è journée, les Lisboètes n’en ont plus que 12 pour espérer accrocher le podium. Tâche ardue puisqu’à côté, Braga a le vent en poupe et s’est encore offert ce week-end un succès - le septième consécutif - face à Setubal poussant ainsi à 12 leur nombre de matchs sans défaite, un record. C’est même d’un miracle dont va devoir bénéficier Domingos Paciência pour donner au public du Sporting le plaisir d’entendre retentir la musique de la C1 à l’Alvalade l’année prochaine, car ses hommes sont aux antipodes des Minhotos. En 7 journées, les leoes n’ont gagné qu’un match, de quoi être une fois de plus pessimiste pour la suite de la saison côté verts et blancs.

Le joueur : Benachour

Un but, une passe décisive et des jolis gestes, Selim Benachour a été un grand artisan de la victoire de Maritimo face au Sporting. Heureux sur le but qu’il inscrit - il bénéficie d’une faute de main de Rui Patricio - il a tout de même le mérite de prendre sa chance aux 25 mètres, lui qui est plutôt du style à vouloir entrer balle au pied dans la cage. Et sa passe décisive pour Danilo Dias sur le 2-0 est le fruit du talent et de la clairvoyance dont il peut faire preuve quand il est en forme. Et ça tombe bien pour le Maritimo puisque qu’il l’est souvent, en forme...

Et les autres, sinon ?

Le FC Porto va un peu mieux. A défaut d’avoir affiché un niveau de jeu incroyable, les hommes de Vitor Pereira se sont rassurés en infligeant une correction à l’Union Leiria à domicile (4-0). Les dragons restent ainsi dans la course au titre à cinq points du rival benfiquiste et gardent aussi une marge de trois points d’avance sur Braga. Pourtant, sur le terrain, Porto n’a pas vraiment régalé et souffre toujours du même mal, à savoir que le milieu manque d’un véritable meneur de jeu capable de fournir du rythme et de la fraîcheur dans l’entrejeu. Lucho apporte certes un plus grâce à sa vision de jeu, mais en aucun cas de la vitesse. De son côté, l’autre recrue, Janko, a beaucoup raté mais a quand même marqué et touché beaucoup de ballons, contrairement à ce que fait Kléber depuis le début de la saison. Mais bon, avant d’affronter City en Europa League, Porto c’est toujours pas folichon.

Par William Pereira
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Hello les moches!
je suis content qu'a la rédac de So foot on pense à mon petit club... j'étais tellement déçu dans votre hors série supporters qu'il n'y ai pas eu un pti billet sur les No Names Boys de Lisbonne... du coup ça compense un peu!
Donc Merci pour cet article... car le SLB de cette année est vraiment IMPRESSIONANT...
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