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  2. // 8e
  3. // Benfica/Zenith (2-0)

Benfica prend le quart

Pour mettre un terme à une sale période, Jorge Jesus et sa bande se devaient de tuer le mal à la racine, en se vengeant du Zenith, qui par sa victoire à l'aller les avait fait plonger dans une mini-crise. Au terme d'un match à sens unique, Benfica s'est non seulement qualifié pour les quarts, mais a aussi stoppé une hémorragie qui ne cessait de grandir depuis près d'un mois.

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Benfica - Zenith : 2-0

Buts : Pereira et Oliveira pour Benfica

Entre Benfica qui pousse son fardeau tel Sisyphe depuis trois semaines et le Zenith en pleine bourre, il ne devait pas y avoir photo sur le plan mental. Les Russes s’attendaient à voir des Lisboètes affaiblis et hésitants après un demi-mois décevant dans un Estadio da Luz silencieux et déprimé d’avoir encore perdu face à Porto vendredi dernier. Que dalle. A défaut d’avoir retrouvé son Benfica joga bonito du début de saison, Jorge Jesus a réussi à envoyer onze hommes déchaînés sur le champ de bataille, où n’étaient pas présents Ezequiel Garay ni Pablo Aimar, blessés. La physionomie de la rencontre était de toute manière déjà prédéfinie depuis le match aller. Le Zenit allait garer son autocar devant les cages de Malafeiev et les locaux tout faire pour passer au travers de la muraille russe. Bref, le genre de matchs chiant mais pas étranger au 2è de Liga Sagres qui a l’habitude de jouer à « l’attaque-défense » le week-end contre les mal-classés du championnat portugais.

Sauf que l’arrière-garde du Zenith n’est pas celle de Paços de Ferreira ou de Rio Ave. Les hommes de Luciano Spalletti ont longtemps réduit à néant le potentiel offensif de Cardozo, Witsel et autres Rodrigo ou Maxi Pereira. Bien que placé haut sur le terrain, Benfica a du mal entrer dans les 25 derniers mètres adverses, buttant sur un bloc ultra-compact composé de Lombaerts, Denisov et Hubocan, tous trois impériaux dans l’axe. Du coup c’est des ailes que provient le danger, par Bruno César tout d’abord (12è), dont la frappe enroulée du gauche est magnifiquement sauvée par une claquette de Malafeiev, mais surtout par Maxi Pereira qui comme à l’aller a fait souffrir la défense de Saint-Pétersbourg sur son côté droit grâce à ses longs débordements et ses centres. Mais ironiquement, c’est dans l’axe qu’il porte le coup fatal aux hommes de Spalletti juste avant la pause, sur un contre rondement mené par Witsel et Bruno César. Si le Belge voit sa frappe repoussée par le portier adverse, l’Uruguayen, comme il y a trois semaines en Russie, est à l’affût pour pousser le ballon dans les cages. L’Estadio da Luz exulte, 1-0 à la mi-temps. Et dire que quelques minutes plus tôt, Artur avait failli encaisser un but en faisant le con devant les attaquants du Zenith sur leur seule offensive de la première période…


Contrairement au match face à Porto en décembre lors des phases de poules, les Russes n’ont pas tenu 90 minutes en défense, et à 1-0, Spalletti est finalement obligé de prendre des risques. En faisant sortir Bystrov au profit de Lazovic, il déclare la guerre tactique à Jorge Jesus et sonne la révolte. Les visiteurs retournent sur la pelouse avec de nouvelles intentions pour le second round, mais mis à part dix premières minutes équilibrées, ce sont les benfiquistas qui reprennent rapidement le dessus. Plus habiles techniquement, mieux en place sur le terrain et plus frais physiquement malgré le classico de vendredi, ils sont repartis sur les mêmes bases qu’en première mi-temps, avec l’intention de dominer les débats, avec cette fois des espaces, beaucoup d’espaces. Mais pas suffisamment pour planter un deuxième pion libérateur. Pas tout de suite en tout cas. Rodrigo, Cardozo et Oliveira trouvent tous trois le moyen de rater des buts tous faits alors qu’en face, le Zenith tente sa chance en contre mais ne se procure aucune occasion vraiment dangereuse. La Luz se tire les cheveux et regarde avec impatience le temps s’écouler, pendant que ses attaquants souffrent du syndrome du numéro neuf portugais incapable de faire preuve de réalisme quand il le faut, jusqu’au money-time. Nelson Oliveira délivre les siens à la 93e, envoie définitivement Benfica en quarts de finale pour la première fois depuis 2006 et puis surtout met un terme à une série de quatre matchs sans victoire, fin du clavaire. Une autre série s’achève, celle du Zenith qui n’avait plus perdu depuis 6 mois toutes compétitions confondues. La roue tourne…

Par William Pereira
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