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Benfica pour plier le championnat, Porto pour le suspense

Match décisif au Portugal. Benfica reçoit le FC Porto pour le compte du classico lusitanien avec en jeu le sort de la Liga portugaise. En cas de succès benfiquista, les Dragons pourront quasiment dire adieu à toute chance de titre. À l'inverse, une victoire des hommes de Lopetegui relancerait définitivement l'intérêt d'une compétition dominée par les Aigles depuis la 5e journée.

Un psy. Voilà à qui Julen Lopetegui a décidé de faire appel pour remettre ses hommes au mental lésé sur pied. Il faut dire que le FC Porto n'a pas vraiment le temps de déprimer après la gifle reçue à Munich en début de semaine, et les quelque 500 supporters qui se sont rendus à l'aéroport de Porto dans la nuit de mardi à mercredi le leur ont bien fait comprendre. Accueillants et pleins de compassion, ces derniers n'ont pas voulu enfoncer le clou, mais se sont permis de rappeler à Quaresma et consorts que le pardon définitif ne leur sera accordé qu'en cas de victoire finale en Liga Nos (fini la Liga Sagres).

Attendre ou offrir du spectacle, le dilemme de Jesus


Pour cela, les Dragons devront quasi obligatoirement gagner sur la pelouse du grand rival et leader Benfica, si possible de deux buts ou plus. Oui, car la différence particulière est de mise au Portugal, et le SLB a gagné le match aller 2-0. Un nul n'éliminerait pas Porto de la course au titre, mais le condamnerait à remporter ses quatre dernières rencontres en espérant que les hommes de Jorge Jesus perdent autant de points en autant de matchs. Quand on sait que les Lisboètes n'ont laissé filer que 13 points en 29 journées, miser sur autre chose qu'une victoire relèverait du suicide, à moins que Pinto da Costa n'alloue les 30 millions du transfert de Danilo à un budget « miracle » , basé sur l'achat de cierges à Fatima. Dire que Benfica est en position de force avant ce classico décisif est un doux euphémisme, et la finale de Coupe de la Ligue contre Maritimo qui attend les « Encarnados » jeudi prochain n'y change rien, question de priorités.

Deviner à quoi ressemblera le match en fonction du contexte serait assez simple si la fierté de dominer un classico à domicile n'était pas aussi en jeu. Les dernières déclarations de Jorge Jesus vont en ce sens et dépeignent parfaitement la « schizophrénie » benfiquista à la veille du classico. « Benfica a un ADN qui ne change pas en fonction des adversaires. Parfois, la stratégie change pour certains matchs en particulier, mais l'idée de base ne changera pas, c'est sûr. » L'art de la langue de bois, ou comment dire tout et son contraire en deux phrases. À l'aller, le technicien portugais avait surpris le FC Porto et son jeu alors ultra-prévisible en défendant plutôt bas, bloquant ses ailes, profitant du pressing trop haut des hommes de Lopetegui pour les flinguer sur contre-attaque. Défendre au Dragão, pourquoi pas, s'il y a victoire à la clé. À la Luz, c'est différent. Le peuple rouge signerait évidemment pour reconduire le scénario du match aller dimanche après-midi, mais il n'en serait pas pleinement satisfait. Un classico se gagne, mais se joue aussi. Benfica-Porto est un sommet de beau jeu qu'il faut remporter tant sur le plan artistique que comptable. Un rival se bat avant tout, mais s'humilie si possible. Pourtant, en demandant au public de la Luz de « comprendre et d'accepter les moments où l'adversaire sera au-dessus » , Jesus joue clairement la sécurité. En même temps, peut-on reprocher ce choix à un entraîneur qui a perdu un championnat à la 92e minute d'un classico et offre du beau jeu à la plèbe depuis six ans ?

Jambes lourdes et joutes de haut niveau


Mais que craint exactement celui que les médias portugais voient quitter le championnat national à la fin de la saison ? Le sursaut d'orgueil d'une équipe fraîchement humiliée ? L'intensité physique et technique du jeu portista ? Le manque de matchs à haute intensité dans les jambes de ses hommes depuis le mois de décembre ? Sans doute un peu de tout. Le dernier paramètre aura sans doute son importance, car si les préparateurs et kinés du FC Porto doivent s'inquiéter de l'accumulation de matchs, Benfica doit à l'inverse se méfier de la facilité avec laquelle ils ont mené leur année 2015 jusqu'ici. Éliminés précocement de toutes compétitions européennes, les leaders de Liga Nos ont affronté moult seconds couteaux à l'exception du Sporting qui les a tenus en échec à Alvalade (1-1).


La fraîcheur physique des joueurs « encarnados » suffira-t-elle à compenser ce manque de rythme au plus haut niveau ? C'est là l'un des principaux enjeux de ce duel décisif, d'autant que si les « Dragões » se pointent à la Luz dans un état mental inconnu, leur fatigue physique est, quant à elle, toute relative. Danilo et Alex Sandro n'ont pas joué à Munich, Quaresma est sorti à la mi-temps mardi, Brahimi à l'heure de jeu et seul Fabiano a disputé le dernier match de championnat parmi le onze type de Lopetegui. Bref, Benfica possède l'avantage du terrain et du classement, mais c'est à peu près tout. Les deux équipes sont extrêmement proches l'une de l'autre et devront sans doute s'en remettre à leurs machines de guerre pour faire pencher la balance en leur faveur, à savoir Jonas côté benfiquista – le Brésilien marche sur l'eau et reste sur trois doublés consécutifs - et Jackson Martínez pour les Portistas - impressionnant contre le Bayern au match aller, ainsi que lors du second acte de la noyade bavaroise. À moins qu'une erreur d'arbitrage ne se mêle à la fête et ne donne aux consultants et aux piliers de bar de quoi nourrir leurs débats enflammés d'après-match. Car qu'on le gagne ou pas, le classico aura toujours droit à une troisième mi-temps. C'est là tout le charme du football portugais.

Par William Pereira
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