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Benatia, la nouvelle sentinelle bavaroise

C'est officiel depuis hier, en fin d'après-midi. Mehdi Benatia est le nouveau défenseur du Bayern Munich. Le défenseur, passé par Marseille, Tours et Clermont, s'est engagé pour une somme avoisinant les 30 millions d'euros. Un choix de Pep, avant tout.

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Le feuilleton a pris fin hier soir. Voilà Mehdi Benatia au Bayern Munich. Pep Guardiola l'avait ciblé comme l'une de ses grandes priorités. Il a été contenté. Et pour cause : cette saison, le coach catalan a décidé de jouer avec trois défenseurs centraux. Or, l'effectif actuel du Bayern était devenu trop léger pour un tel schéma de jeu. Pep n'avait en effet que trois défenseurs centraux à sa disposition : Dante, Boateng et Badstuber, de retour après 20 mois d'absence, et donc loin de son top niveau. Contre Wolfsburg, Boateng, suspendu, était remplacé par Lahm, moins à l'aise qu'à son poste de prédilection. Il fallait agir, et vite. Le Bayern a donc agi, en allant chercher le meilleur défenseur de Serie A la saison dernière.

Déjà sondé en 2009


Il y a quelques semaines, le Bayern avait déjà fait une offre pour le défenseur marocain. Mais la Roma avait refusé une première fois. La seconde charge formulait une offre trop belle pour être refusée : 26 millions d'euros en cash, plus des bonus de toute sorte. Au total, Benatia devrait coûter un peu plus de 30 millions d'euros. Joli coup. Car le Marocain est un joueur solide dans les duels et habile balle au pied. L'an passé, il a réussi 89% des passes qu'il a tentées. Interrogé par SportBild, Luca Toni, ancien des maisons bavaroises et romaines, n'a pas tari d'éloges à l'encontre de son ancien adversaire en Serie A : « Benatia est le défenseur le plus fort de la saison dernière. Il est fort, il est grand. Il est rapide. Il se place très bien et il est très intelligent tactiquement. » Que dit le nouveau venu ? Il dit qu'il est heureux, et qu'il est flatté. « Monsieur Guardiola me voulait absolument. Je suis content de travailler avec un tel entraîneur. Il est très fort. [...] Il y a plein de supers joueurs au Bayern, l'effectif est bien fourni. C'est un rêve que de faire partie de ce groupe » , a-t-il déclaré à Sport1 dès son arrivée. 


Mehdi Benatia arrive donc en Allemagne avec une jolie carte de visite. Vu le prix que le Bayern l'a payé (chiffre record pour un défenseur dans l'histoire du club), il semble évident qu'il jouera les premiers rôles. Seul petit bémol : sa participation à la CAN 2015, qui se tiendra du 17 janvier au 8 février, et qui le contraindra à manquer au moins quatre journées de championnat. Mais en vérité, Benatia aurait pu découvrir la Bundesliga bien plus tôt. En 2009, très exactement. De fait, à l'époque, le défenseur de Fribourg Ömer Toprak se brûle vivement suite à un accident de kart. Le coach, Robin Dutt, teste des défenseurs, dont Benatia. Mais le Marocain ne convainc personne en Forêt-Noire. Il finira un an plus tard à l'Udinese. Où son ascension débute.

Un but encaissé en dix matchs


Dans le Frioul, Benatia réalise trois belles saisons avec, à la clef, deux qualifications pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Malheureusement, les deux fois, l'Udinese échouera lors des barrages. Lors de l'été 2013, il est ciblé par Rudi Garcia, nouvel entraîneur de l'AS Roma, pour devenir le pilier de la défense giallorossa. Il débarque pour quelque 13,5 millions d'euros, une somme qui fera quelque peu jaser car jugée trop élevée. Mais le joueur va vite prouver qu'il les vaut largement. Dès le début de la saison, il s'impose comme un véritable leader. Bilan dingue : au bout de dix journées de championnat, la Roma n'a encaissé qu'un seul but. Mieux, en plus de bien défendre, Benatia marque des buts. En tout, il en inscrira cinq. Aucun défenseur n'a fait mieux en Serie A la saison dernière. Tout au long de la saison, le joueur fait preuve d'une régularité incroyable, et ne manque pratiquement aucun match. La seule fois où il passe à côté, c'est toute la Roma qui s'effondre, avec cette défaite 3-0 sur la pelouse de la Juventus. Le club romain réalise finalement un championnat de haute volée, termine à la deuxième place, et, d'avis général, Benatia s'inscrit comme le meilleur défenseur du championnat d'Italie. Rien que ça.

Une banderole pour l'accueillir


Et puis, en mai, l'histoire s'assombrit d'un coup. Le joueur, devenu en l'espace d'une saison l'un des grands artisans du renouveau de la Roma, n'a pas oublié ce qu'il avait signé au moment de rejoindre le club un an plus tôt. Ce que stipulait le contrat était très clair : si le joueur faisait une bonne saison, si le club se redressait, alors le défenseur devait être augmenté de façon conséquente. Or, selon le joueur, le club ne tient pas cette promesse. C'est le début d'un bras de fer avec Sabatini, le directeur sportif de l'ASR. Un temps vexé, Benatia se persuade que le club ne compte plus sur lui. Sabatini propose 600 000 euros en plus. Benatia en demande 1,5 million. Sans surprise, les tifosi n'apprécient pas ce qu'ils considèrent comme un caprice d'enfant gâté. Le feuilleton durera tout l'été. Partira ? Partira pas ? Lors de la reprise de l'entraînement à Trigoria, une banderole accueille le défenseur : « Rome te pardonne. Continue d'honorer le maillot.  » Si les supporters pardonnent, on dit les joueurs romains fatigués d'un comportement qu'ils jugent trop égoïste. Pendant la préparation estivale, le joueur l'assure à tous ceux qui lui demandent une photo ou un autographe : il restera au club. Tout le monde comprend alors qu'il partira. La Roma, dont le recrutement a été particulièrement intelligent, ne peut se priver de près de 30 millions d'euros, ni garder dans ses rangs un homme qui a fait passer ses intérêts avant ceux du groupe. Benatia s'envole pour Munich. Sa nouvelle aventure commence.

Ali Farhat, Éric Maggiori et Lucas Duvernet-Coppola
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