Ben Khalfallah : « Gillot apporte beaucoup »

Actuellement blessé, Fahid Ben Khalfallah a un peu les boules. Bien décidés à faire oublier leur saison 2010-2011 délicate, les Bordelais sont prêts à en découdre. Et à retrouver l'Europe ?

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Vous vous êtes blessé lors du match face à Montpellier. Ca va mieux ?


Non, pas trop... J'ai fait toute la préparation avec une légère douleur. Je pensais que ça allait passer, mais contre Montpellier, j'ai compris que c'était mort, j'ai ressenti une grosse douleur. Depuis, je suis arrêté, je suis aux soins pendant que les autres se préparent à attaquer la saison. Je ne sais pas du tout quand je pourrais reprendre. Cette semaine, c'est mort, c'est embêtant, mais c'est comme ça. Il faut que je sois à 200%, je refuse de jouer avec cette douleur. L'important est d'abord de se soigner.

La phase de préparation a donc été difficile...


Plutôt galère, ouais... C'est vraiment pas drôle ce genre de pépins physiques. C'est surtout dommage de ne pas être a 100% lors de cette période très importante. J'avais tellement mal... Mais bon, ce moment de l'année est très important pour le reste de l'équipe et à ce niveau là, tout se passe bien. C'est le principal.

D'ailleurs, les matches de pré-saison ont été assez bons. Quels enseignements en tirez-vous ?


Ce qui est bien, c'est de gagner. C'est bon pour le moral et pour la confiance. Après, dans le jeu, nous avons pas mal de progrès à faire. Cela étant, j'espère que cette dynamique va apporter quelque chose de positif à l'orée de cette nouvelle saison. Nous avons, il me semble, mis quatorze buts en sept matches. C'est bien pour l'attaque et c'est bon pour le moral. L'état d'esprit est vraiment bon.

Ces progrès en attaque, c'est grâce à l'arrivée de Francis Gillot ?


Il apporte beaucoup. A titre personnel, tout se passait bien avec Tigana. La saison dernière a été compliquée sur tous les plans. Tout le monde a compris que l'on devait faire des efforts. Le coach est arrivé avec son staff, du coup, c'est plus facile pour tout le monde. Après les moments difficiles de l'an dernier, l'état d'esprit est bon. Nous sommes motivés. Le coach apporte des choses dans le jeu. Il nous demande beaucoup, il est très exigeant. Sa philosophie de jeu correspond à celle du club.

Tactiquement, les choses vont changer ?


Il compte évoluer avec deux attaquants. Tigana aurait aimé, mais il n'a pas réussi, il n'avait peut-être pas les joueurs pour le faire. Cela étant, c'est avec un effectif quasiment similaire que Gillot impose son 442, il souhaite vraiment que nous évoluions dans ce système. Offensivement, il exige plus de présence. Cela étant, je suis persuadé que peu importe le système, l'animation dépend de nous. Un, deux ou trois attaquants, l'important est de parler le même langage sur le terrain. Il n'y a pas de bon système, que des belles ententes.


Vous n'avez recruté que deux joueurs. Les arrivées de Maurice-Belay et N'Guemo font du bien ?


Ce sont deux joueurs qui vont apporter beaucoup de choses après des départs importants. Il fallait vraiment palier les départs d'Alou Diarra et de Fernando. Nicolas (Maurice-Belay, ndlr) est dans la percussion, il va nous permettre de jouer plus vite vers l'avant. Landry (N'Guemo, Ndlr) est excellent techniquement, il pourra peut-être faire mieux qu'Alou Diarra dans la relance. Ils sont très bien intégrés et c'est peut-être ça le plus important. Vous savez, on a quand même perdu le capitaine de l'équipe de France et Fernando, qui a accompli de belles choses ici. C'est la vie d'un club, perdre des joueurs, les remplacer... C'est comme ça.

La septième place accrochée la saison dernière peut étrangement être qualifiée de bonne opération si l'on s'attarde un peu sur votre niveau de jeu. Comment éviter une nouvelle saison galère ?


La saison dernière était vraiment bizarre... On n'a pas été bons et on termine septième. En étant meilleurs, nous aurions pu accrocher une place européenne. L'année dernière a été ce qu'elle a été, elle a été compliquée pour tout le monde. Cette année, quatre équipes se détachent, derrière, il y a de la place pour tout le monde. Nous sommes un gros club, nous devons mieux figurer et effacer les deux dernières saisons qui on été compliquées. Nous devons être européens, cette ambition est naturelle. On ne peut pas dire qu'on va jouer le titre, car certaines équipes sont mieux armées que nous. C'est à nous de trouver une alchimie, de répondre à l'individualité par le collectif. Nous devons être ambitieux, on ne va pas se mentir.

Quel est le point fort des Girondins cette saison ?


Le mental, sans hésitation. Nous sommes tous motivés, tous revanchards. Nous avons envie de corriger les erreurs des saisons passées et d'effacer le douloureux souvenir de la saison dernière. Notre point fort, c'est vraiment l'état d'esprit. Nous voulons développer du jeu et avec le nouveau coach, c'est vraiment possible. Il est capable de nous faire bien jouer.

Le point faible ?


Il n'y en a pas spécialement. Le vrai enjeu de ce début de saison, c'est qu'il va falloir bien démarrer et surtout, être meilleur à domicile. Il faut refaire de Chaban-Delmas une place forte. Nous avons perdu beaucoup trop de points à domicile la saison passée.

Ce serait quoi une bonne saison pour les Girondins de Bordeaux ?


L'Europe. Je ne vois que ça et ne pense pas à autre chose.

Et pour Fahid Ben Khalfallah ?


J'aimerais retrouver le niveau qui était le mien à Valenciennes. J'ai vécu une saison difficile, je n'ai pas été capable de faire ce que je savais faire. Je voudrais être à nouveau décisif, surtout sur le plan des passes décisives. J'ai été meilleur passeur et meilleur buteur de mon club. J'aimerais vraiment m'approcher de cet objectif et surtout revenir à 100%.


Votre favori pour la saison à venir ?


Le PSG, ça paraît inévitable. Au vu de leur recrutement, je pense qu'ils sont capables de grandes choses. D'un autre côté, comme ils l'ont dit, ils ne peuvent plus se cacher. Lille aussi a une très belle équipe, ils ont perdu des joueurs, mais ils les ont remplacés par des joueurs de niveau équivalent. Marseille également sera présent. Et même Lyon, que l'on annonce moins fort. Comme je vous l'ai dit, ils sont quatre à pouvoir prétendre au titre. Mais Paris peut se démarquer. Pour ce faire, il leur faudra bien démarrer et trouver rapidement une osmose.

Propos recueillis par Swann Borsellino

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En France, il y a Paris et le reste. Et depuis que les Qataris sont venus fourrer leur nez du côté du PSG, la formule de Jef Gravier peut désormais s'appliquer à la L1. Alors même si balancer des millions en transferts n'a jamais garanti un titre de champion, Lille, l'OM, l'OL et Bordeaux devront lâcher les chameaux pour ne pas être dévorés. Notre championnat deviendrait-il soudainement intéressant ?

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