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Ben Arfa, Malaise TV

Dans un style unique, à la fois sincère et gênant, Hatem Ben Arfa a livré une vidéo incroyable où le gaucher s’exprime « pour la première fois sur sa situation au PSG sans filtre et sans tabou » . En résumé, l’homme demande publiquement à son entraîneur – sans jamais le nommer – de lui donner sa chance. Un procédé unique et dangereux.

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Il y a vingt ans, le PSG sortait une VHS par saison récapitulant sa saison européenne sous le nom « EURO PSG » . Ce moment était très attendu par les fans de Paname. Depuis un an, le club de la capitale a remis au goût du jour les vidéos surprenantes. L’an dernier, c’était Serge Aurier dans une petite production artisanale qui défrayait la chronique. Pour 2016-2017, le club s’est professionnalisé avec la sortie de l’opus Hatem Ben Arfa. Un teaser samedi soir, l’intégrale le dimanche à 10 heures et roulez jeunesse. Près de 5 minutes de monologue, face caméra, entrecoupée de plans séquences le long de la Seine, appuyé sur un arbre avec le regard au loin façon clip de R&B des années 2000.


Lunettes sur le nez, petite veste militaire ajustée, le gaucher fait dans le sincère. « Je ne revendique rien ici. Ni un temps de jeu ni un poste précis. C’est juste que je veux vraiment qu’on me donne ma chance et que je sente qu’il y a vraiment une concurrence dans cette équipe. Je suis un compétiteur, un champion, c’est compliqué d’accepter cette situation de remplaçant. On peut accepter d’être sur le banc si on sait que c’est temporaire et si on peut changer quelque chose. Sinon, c’est comme une punition. Si on me donne ma chance et que je ne suis pas bon, je partirai de moi-même. Je comprendrai. Mais j’ai besoin qu’on me donne cette chance » , lâche-t-il. Comme en fin d’année 2016, quand il s’était mis dans la peau d’un revenant, l’ancien Niçois a agrémenté son discours de hashtags « #prise de parole » , « #laforcedudestin » .

Une jurisprudence dangereuse


Il y a vingt ans, ce message aurait trouvé sa place dans un canard de presse écrite. Le joueur aurait alors fait part de son mal-être dans la presse au travers du traditionnel jeu des questions-réponses. Mais les temps ont changé. Aujourd’hui, tout se fait en autoproduction. En ligne directe. Le message était à la fois adressé à Unai Emery – premier responsable du temps de jeu du joueur –, mais aussi à la plèbe 2.0. Surtout à la plèbe, en fait. Se sachant très populaire, Ben Arfa sollicite le plébiscite numérique. En résumé, il demande à être jugé sur le terrain et si son entraîneur ne le fait pas jouer, il sera le premier responsable de son échec. C’est à la fois naïf et vicieux. Hatem Ben Arfa aime le PSG. Ça se sent. Ça se voit.

Mais Hatem Ben Arfa n’était sans doute pas fait pour ce PSG-là. Ça se sent. Ça se voit. Alors oui, l’homme a changé puisqu'il continue de croire en son étoile et souhaite faire bouger les choses : « Je n’accepte pas ma situation. Ce qui est sûr, c’est que je ne vais pas lâcher.  » Mais concrètement, ce moment proche de la nature a-t-il une chance de changer la donne dans la saison du numéro 21 ? Sans doute pas. Au contraire même. En rendant public le débat sur son temps de jeu, Hatem Ben Arfa met en doute l’autorité d’Emery. Ainsi que ses choix. Si par hasard, le joueur est amené à retrouver du temps de jeu prochainement, que dira-t-on ? Que la vidéo a forcé la main du Basque. Quid du coup de son autorité ? De sa légitimité au sein du vestiaire ? Et derrière cette jurisprudence, comment empêcher par la suite Krychowiak, Augustin, Areola, Lucas, Aurier ou Kimpembe de faire, eux aussi, une vidéo bien chiadée pour réclamer une chance de démontrer ce qu’ils ont dans les crampons ?



Finalement, Unai Emery n’a pas d’autres choix que camper sur sa position. Et fermer encore plus la porte au joueur, par peur de perdre définitivement son vestiaire, mais aussi toute la crédibilité qu’un entraîneur doit avoir pour qu’un groupe adhère à son projet. Dans cette histoire, le plus surprenant, c’est la manière dont un club qui souhaite maîtriser autant son image et inspirer le respect se retrouve, pour la deuxième fois en un an, débordé par une séquences vidéo d’un de ses joueurs. Comme pris de vitesse. Les deux cas n’ont rien à voir, mais pointent le même mal : le PSG est devenu une caricature de lui-même. Un joyeux bordel permanent. À la fois touchant et grave. Comme si l’argent du Qatar avait rendu le club encore plus humain qu’il ne l’était. Et donc encore plus faillible.

Par Mathieu Faure
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