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Bellone : « La France devra être homogène »

De passage sur le littoral girondin, Bruno Bellone, parrain d’une manifestation sportive privée, s’est souvenu de « grands moments » vécus en Bleu, Euro oblige. Parce que « Lucky Luke » , aujourd’hui employé de mairie au Cannet, il est quand même champion d’Europe, double demi-finaliste de Coupe du monde et champion intercontinental…

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Bruno, quel est votre plus beau souvenir d’Euro ?
Alors, mon plus beau souvenir, c’est pas la finale de 1984 face à l’Espagne (2-0), mais la demi-finale à Marseille contre le Portugal (remportée 3-2, ndlr) ! On est menés deux à un, et c’est un moment magnifique parce que, quand on marque le troisième but, t’as l’impression que le Stade Vélodrome, il s’est écroulé (sic) !

C’est comme ça que vous l’avez personnellement ressenti ?
Oui… Disons que, vu le bruit que ça a fait quand on a marqué ce but, par Platini sur un centre en retrait de Tigana, on aurait vraiment dit que ce stade s’écroulait… C’était un moment magique, ça ! Franchement, chez nous, ce match restera dans les annales de l’Euro, parce que ça a vraiment été un grand moment de football.

Et votre moins bon souvenir ?
Le moins bon, c’est… (Il réfléchit) C’est la demi-finale à Séville, contre l’Allemagne (en Coupe du monde, en 1982). C’est le plus mauvais souvenir que l’on puisse avoir, parce qu’on mène 3-1, on se fait remonter et on perd aux penalties… Ce qui est terrible, quoi ! Pour moi, ça a été un moment difficile, surtout après tout ce qu’il s’est passé sur le terrain avec Battiston (agressé par Schumacher) et les fautes que l’arbitre ne sifflait pas… On a vraiment une grosse rancune, sur ce match-là.

Et le meilleur souvenir de votre carrière, c’est lequel ?
Bon, c’est quand même le titre de champion d’Europe (en 1984) parce que c’était le premier titre français… Et c’était aussi le souvenir d’avoir joué avec de grands joueurs… Et ça, c’est important dans une carrière.

Oui, et vous inscrivez le deuxième but de la finale face à l’Espagne
Ah, c’est fabuleux, ça ! Tout joueur de football rêve de marquer en finale ! Ça aussi, ça a été un grand moment… D’ailleurs, Michel Platini (auteur du premier) dit toujours : «  J’aurais aimé marquer le but de Bruno ! » au lieu de son coup franc… Voilà, ça fait plaisir.

Concernant l’Euro qui vient de débuter, qui voyez-vous aller au bout ?
Ben moi, en termes de pronostic, je vois les Allemands, les Français, les Espagnols et les Hollandais… Voilà ! Je vois ces quatre équipes en demi-finales, même si l’on peut toujours se tromper. Mais ce sont de grosses cylindrées et je pense qu’elles peuvent aller au bout.

Vous évoquez la France
Oui, j’ai vu les matches de l’équipe de France contre l’Islande et la Serbie, et j’ai vu beaucoup de joueurs de qualité. Bon, après, il faudra qu’ils s’entendent bien sur le terrain, que ce soit homogène, et je pense qu’avec ces individualités, on a une chance de faire quelque chose…

Y a-t-il, dans le foot actuel, un joueur qui ressemble à Bruno Bellone, dans son jeu et dans son style ?
Disons que ça a beaucoup évolué… Moi, j’étais un véritable ailier gauche, et il faut reconnaître qu’aujourd’hui, les ailiers, il n’y en a plus ! On voit plutôt des milieux gauches que des ailiers, avec aussi des arrières qui montent et qui servent de relais aux milieux… Donc, comparer, c’est difficile.

Au fait, c’était pas trop dur d’être surnommé « Lucky Luke » , à l’époque ?
Mais non, c’était sympa !

Propos recueillis par Laurent Brun
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