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Bekamenga, le phénix des Grenats

Une carrière faite de hauts et de bas. Voilà, pour faire court, comment résumer le parcours de Christian Bekamenga. Révélé en Ligue 1 par le FC Nantes en 2009, l’attaquant camerounais a d’abord disparu dans les méandres du National avant de devenir une figure bien connue de la Ligue 2. Arrivé cet hiver en Moselle, Bekamenga est redevenu Bekamengoal pour amener Metz aux portes de la Ligue 1.

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Les Messins y sont presque. À deux journées de la fin, ils pointent à la 3e place d’une Ligue 2 haletante qui n’a peut-être pas encore livré tous ses secrets. Mais en Moselle, l’enthousiasme est de mise. Et pour cause, Metz, qui a étrillé Dijon sur ses terres le week-end dernier (0-4), peut compter sur une armada offensive en pleine bourre. À la pointe de celle-ci, Christian Bekamenga, arrivé en janvier dernier à Saint-Symphorien et qui, en quatre mois, a déjà marqué 8 buts en 15 matchs. Un pari gagnant pour Metz qui est en fait celui d’un homme, Philippe Hinschberger.

Et pour cause, l’entraîneur Messin connaît bien l’attaquant camerounais de 29 ans. Les deux hommes se sont connus à l’été 2013, quand Hinschberger, alors entraîneur de Laval, est allé sortir Bekamenga en National : « À l’époque où j’entraînais à Laval, on scrutait le championnat de National, car c’est là qu’on peut trouver des joueurs de qualité à moindre coût. On suivait plusieurs gars de Carquefou comme Florian Martin ou Romain Thomas. Là-bas, il y avait aussi Christian qui était déjà connu, puisqu’il avait joué en Ligue 1 avec Nantes. C’était un joueur sur le rebond. » Et rebondir, c’est exactement ce que va faire l’attaquant camerounais en Mayenne. Lors de la saison 2013/2014, il plante 16 buts en 37 matchs et contribue grandement au maintien du club en Ligue 2.

Le mouton préféré d’Hinschberger


Pas étonnant alors qu’Hinschberger, lui aussi arrivé cet hiver à Metz, se soit souvenu du phénomène. Nommé à la place de José Riga fin décembre, le nouvel entraîneur des Grenats se voit confier une mission : propulser Metz dans l’ascenseur Ligue 1 au mois de mai. Et pour cela, il doit recomposer une attaque peu prolifique sur la première partie de saison. « Quand je suis arrivé à Metz, le groupe était composé d’attaquants en grand manque d’efficacité comme Mayuka ou Falcon, qui n’avaient joué que 5 ou 6 matchs chacun. On a commencé à établir des profils de joueurs qui pourraient nous intéresser.  » Il contacte alors Bekamenga, pour qui tout n’a pas bien tourné depuis sa jolie saison chez les Tangos. Transféré à Troyes, puis rapidement prêté à Lens, le Camerounais cirait, cette première partie de saison, le banc dans le Nord, délaissé par un Antoine Kombouaré ne lui faisant pas confiance. « Quand j’ai su qu’il ne jouait plus à Lens et qu’ils ne comptaient pas le garder, je l’ai appelé. À la base, il devait partir en Turquie, puis il a réfléchi et on a vite trouvé un accord pour qu’il vienne ici. »


Et les mots d’Hinschberger ont visiblement pesé dans la balance, comme le joueur l’expliquait en février dans les colonnes du Républicain Lorrain : « C’est bien parce que le coach était là que j’ai signé ici. Avec lui, ça me sourit. Il me connaît par cœur. On n’a pas besoin de longs discours pour se comprendre. D’ailleurs, je parle peu avec lui. Je suis plutôt timide… » Une complicité silencieuse donc, qui s’affirme dès les premiers matchs. Muet chez les Sang et Or en début de saison, Bekamenga renaît de ses cendres dans l’Est de la France et inscrit 3 buts dès ses deux premières apparitions. Surtout, l’ancien Nantais se spécialise dans l’art du doublé. Depuis son arrivée, il en a déjà claqué trois, dont un très important contre le Red Star, il y a deux semaines. Dans un match fermé, l’opportuniste camerounais pointe le bout de son nez par deux fois, flairant la fébrilité défensive parisienne. Une victoire 2 buts à 0 contre un concurrent direct qui met définitivement les Grenats sur les bons rails pour retrouver l’élite.

Du renard à l’attaquant de remise


Cette ruse devant le but, c’est exactement ce qu’était allé chercher Hinschberger en rappelant son poulain. Mais l’entraîneur a également découvert un attaquant à la palette technique plus large que par le passé : « Ce n’est pas quelqu’un d’explosif, qui va tout le temps chercher à prendre la profondeur. C’est un joueur d’appui, un pivot. Et puis surtout avec un très bon jeu de tête. Il a progressé techniquement dans son jeu de remise, il est beaucoup plus fin, à tel point que j’ai eu peur un moment qu’il ait perdu ses qualités de renard, mais en fait non. » Une progression qui permet aujourd’hui à l’entraîneur de tester différents schémas tactiques, et surtout de l’associer au jeune Habib Diallo, l’autre révélation messine de la saison : « On a pris Christian pour occuper seul le front de l’attaque, mais Habib Diallo a explosé avec la réserve, donc on les a associés. Il a marqué tout de suite, et les deux se répondent bien dans les efforts. Cela nous fait deux points d’ancrage, et l’un peut libérer de l’espace pour l’autre. »

Alors à 29 ans, « Beka » aurait-il enfin trouvé son équilibre ? S’il est encore tôt pour le dire, le principal intéressé aimerait bien répondre à la question à l’échelon supérieur. Pas sûr pourtant, alors qu’il n’est que prêté par Troyes, que son avenir s’inscrive chez les Grenats la saison prochaine. Pour le moment, son entraîneur botte en touche : « Bien sûr qu’on aimerait le garder. Mais je n’en suis pas encore à me poser ce genre de questions. Il faut d’abord finir le taf. Est-ce que Christian veut rester à Metz ? Il marque des buts et est heureux ici, c’est tout ce que je peux dire. » Sinon tant pis, le phénix Bekamenga s’envolera une nouvelle fois pour renaître ailleurs.

Par Pierre Laurent-Lemur
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