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Beckham pour grandir ?

David Beckham, icône du football business, devrait poser ses guêtres dans la capitale. Un choix judicieux côté marketing, et pas si bête que ça sportivement ?

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« Il était tellement beau avec le maillot du PSG  » . La remarque irait comme un gant à David Beckham si Francis Borelli était toujours de ce monde. On en oublierait presque le destinataire original : Richard Niederbacher. Un obscur attaquant autrichien aussi nul que beau des années 80. A n'en pas douter, David Beckham au PSG aurait plu au gang des chemises roses. Les patrons du PSG époque Hechter. Pour la première fois, le Paris-SG a recruté une marque plus qu'un joueur. David Robert Joseph Beckham, 36 piges, des comptes en banque qui dégueulent de partout, des contrats publicitaires à tire-larigot et un CV sportif XXL. Voilà le géant qui s'apprête à débarquer dans la capitale pour une dernière pige de 18 mois. Une manière pour le PSG 2.0 d'entrer dans la cour des grands. Celle du business. Pour le sportif, on attendra.

Avec l'Anglais, le PSG sera partout : journaux, internet, télévision, publicité. En Asie comme en Amérique. Parce que le Spice Boy est avant tout un produit de luxe. Une machine à cash ambulante. A ce rythme, le Parc des Princes sera bientôt trop petit pour attirer les curieux venus de partout. Nul doute que cette arrivée drainera un autre public. Plus féminin, sans doute. Plus riche, assurément. C'est donc la marque PSG qui sort vainqueur de ce grand bordel médiatique. Dès demain, Paris sera la ville où joue la seule Rock Star que le football ait compté. Un mec qui fait vendre rien que sur son blase. Un mec dont la femme – Victoria – est également un appel d'offres. Clairement, QSI met en place ses pions. Des stars, des noms et une renommée. Mais le sport dans tout ça ?

Meilleur passeur de la MLS

Le mec a 36 ans, joue depuis quatre ans aux USA et reste sur une grosse blessure au tendon d'Achille en 2010. Que reste-t-il du fabuleux joueur de Manchester et du Real ? Pas grand-chose et tout à la fois. Avant d'être une star, Becks était un joueur. Un pied droit. Une mentalité. Un gagnant. Dans son autobiographie, son meilleur pote et témoin de mariage Gary Neville savait parfaitement résumer le personnage : « David est une star, moi j'étais un footballeur. A chacun sa place. Cela en dérangeait peut-être certains, moi pas, parce qu'on a grandi ensemble à MU et que je sais que c'est un mec bien » . Ou l'histoire d'un mec qui prend une godasse dans la face suite à une colère homérique de Sir Alex Ferguson et qui ne bronche pas. Un mec adoubé par Zidane, Ronaldo and co. Becks, c'est ça, un type qui a compris que le football était un sport collectif. CO-LLEC-TIF.


Au-delà de son aura marketing, Beckham a de la bouteille. La pression, il vit constamment avec depuis ses 22 ans. D'ailleurs, son expérience pourrait s'avérer être un atout non-négligeable dans une équipe francilienne en manque de patrons. Même si la MLS est un championnat de tacherons, Becks en était le meilleur passeur lors du dernier exercice. Preuve que son pied droit et sa vista sont toujours au rendez-vous. Certes, le British ne tiendra pas 90 minutes à se prendre des tampons en Ligue 1. Mais il comblera le trou béant entre le premier gratteur de gonfle (Sissoko ou Matuidi) et les quatre fantastiques de devant. Un milieu relayeur à l'ancienne. Un agent de liaison moderne. Contrôle-passe. La base du football en somme.
Une chose est certaine. Si Francis Borelli était encore de ce monde, il aurait définitivement apprécié la venue du sujet de Sa Majesté. Beckham à Paris, c'est comme la Madeleine de Proust. Cela permet de se souvenir que le club a été fondé par des publicistes et que Borelli, en son temps, avait même déplacé le siège du club dans son bureau situé rue Bergère dans le IXe pour coller à cette première image strass et paillettes. Comme quoi, le Qatar se serait bien imprégné de l'histoire francilienne malgré ce qu'on peut en penser.

Par Mathieu Faure
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